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La plage du Vieux-Port
C’est indéniable, le Vieux Port de Montréal est sûrement un des points touristiques le plus visité à Montréal. Le Quartier des Spectacles, l’Espace pour la vie, le Mont-Royal sont pâles en comparaison si l’on calcule le nombre d’appareils photo dans le coup per capita. Une journée comme nous avons eu durant ce long week-end avec des 27°-30° celsius et un soleil radieux, le Vieux Port est plein à craquer, les Bixis sont partout et dieu merci, les jupes courtes aussi.
Si vous ne le savez pas encore, la Société du Vieux-Port est en pleine cure de rajeunissement, suite à une annonce d’investissement de 190$ millions, nous verrons le réaménagement du Quai de l’horloge, la remise à jour du Hangar #16 et l’aménagement du Quai Jacques-Cartiers prévus d’ici le 375e anniversaire de Montréal.
Aujourd’hui, je vous parle de l’attraction qui ouvrira ces tourniquets très bientôt, soit le 16 juin, la plage du Quai de l’Horloge est une installation urbaine d’une plage avec sable, espaces de rafraîchissement (douches) des chaises longues et des parasols, mais aucun accès à l’eau pour y nager ou même s’y tremper les pieds, la force du courant étant trop fort. Un endroit ou se promener en famille les deux pieds dans le sable. Une vue sur la marina et la tour de l’horloge datant de 1921. Une promenade d’environ 270 mètres en bois vous offre une petite marche menant vers la pointe du quai. Certaines personnes reconnaîtrons des ressemblances (certains diront un copiez-collez) avec la Sugar Beach de Toronto ce qui n’est pas une surprise puisque ces concepteurs, la firme d’architecture Montréalaise, Claude Cormier et Associés, sont les mêmes qui ont créé les deux projets.
Mais un débat commence déjà sur ce projet qui n’est même pas encore ouvert. Pour avoir accès à cet endroit, vous allez devoir débourser des frais d’admission. Soit 6$par adulte, 5$ pour les personnes de 60 ans et plus, 3$ pour les enfants de 6 à 12 ans et gratuit pour les enfants de cinq ans et moins. Un prix de famille de 15$ est aussi disponible. Des passes de saisons seront aussi disponible pour 27$ et de 58$ par famille. Ce qui pourra être utile pour les résidents du Solano, de l’Héritage ou des autres condos du coin. Aussi, pour ceux qui travail dans le coin et voudrait prendre un peu de soleil durant leur heure de dîner. Le débat est sur le fait qu’ils ont pris un endroit public gratuit et qu’ils l’ont maintenant « privatisé » en le rendant payant.
Certain vous diront que la plage ayant coûté 4$ millions a été payé à même nos taxes et qu’automatiquement, elle devrait être gratuite. À mon avis, je suis pour le concept d’utilisateur-payeur, ce qui me semble adéquat dans ce contexte. Le Vieux-Montréal est utilisé par 99,9% des touristes (pas un chiffre officiel) et ces mêmes touristes débourseront avec plaisir le 6$ pour entrer sur la plage, avec des températures oscillant autour du 30°, cet endroit sera toujours plein… de touriste.
Ensuite il y a la bouffe, par exemple, le restaurant La Scèna sur le quai Jacques-Cartier est sous contrat avec le réputé traiteur Agnus Deï. Le restaurant de la plage, lui, sera sous la toque du chef Giovanni Appolo, vedette de la cuisine Montréalaise. Le soir, à la pointe du quai, les noctambules pourront se réunir pour boire, manger et bavarder entre amis en regardant la nuit tombée sur le fleuve et en bénéficiant d’un site exceptionnel pour admirer les feux d’artifices. Je n’ai pas été dans la possibilité de trouver cette information, mais j’ai l’impression qu’apporter sa glacière avec de la boisson sera interdite, il faudra donc profiter de ce qu’il y a sur place. Fait à noter qu’un des commanditaire majeur est l’eau Eska, vous pouvez donc vous attendre à trouver de l’eau en bouteille à 2$-3$. Les autres commanditaires sont les Vins de Provence, Sleeman, Coca-Cola et Coppertone, il sera donc possible de pouvoir prendre un verre sur place. Personnellement, étant dans le domaine de l’événementiel à Montréal, je me demande s’il sera possible de réserver la plage entière pour un « beach party » de compagnie ou pour un espace mariage?
En conclusion, est-ce que la plage deviendra un endroit aussi branché que les Terrasses Bonsecour? Sera-t-elle un échec commercial ou un succès sur toute la ligne?Une chose est certaine, c’est que pour 6$, c’est moins que la plupart des « cover-charge » que je me fais charger dans certain bars de la ville. Je peux vous garantir que vous allez m’y retrouver à quelques reprises et la passe saisonnière à 27$ me semble un bon prix. Je dois avouer que j’aimerais mieux l’avoir gratuite, mais l’endroit est relativement petit et une plage en ville, surtout avec nos belles Montréalaises, sera le bienvenu et populaire.
Et vous, irez-vous sur la plage du Vieux-Port ?
De l’aide pour Tourisme Montréal
Je me suis promis de ne pas parler des étudiants sur le blogue, mais avec ce qui se passe dans les rues de la grande métropole ces temps-ci et avec un manque d’écoute sur la colline parlementaire de la capitale nationale du Québec, je n’ai malheureusement aucune idée de ce que le tourisme aura l’air cet été à Montréal. Quand même CNN prend le temps de diffuser quelques images des scènes quotidiennes, ça ne peut faire bonne presse au « Paris de l’amérique du Nord » (j’haïs ce surnom, excusez). Par contre, ce que je sais, c’est qu’il y a quelqu’un chez Tourisme-Montréal qui fait de son mieux pour présenter la ville sous la bonne image au grand public. Depuis quelques jours, Tourisme-Montréal s’amuse à téléverser de nouveaux vidéos promotionnels sur leur compte Youtube et je peux vous dire que ces clips sont miles fois plus intéressants que n’importe quelle pub télévisé de Laval.
Une création de l’équipe de ID3, les vidéos bilingues montrent plusieurs côtés de la ville, ces saisons, son architecture, sa vie culturelle, sa vie nocturne, sa vie gay, sa vie culinaire, son histoire et j’en passe. C’est plusieurs clips à chaque jour qui, à l’aide de vignettes variant entre une minute et demi à deux minutes et demi, nous permet d’être tourisme dans notre propre ville. Les capsules sont créées à partir d’images d’archives récentes emprunté aux partenaires de l’organisme privé à but non lucratif.
Aussi mineure que cela peut paraître et vous allez rire, ce que je préfère dans chacun des clips, c’est la petite intro avec le MTL et un petit iconereprésentant le sujet de la prochaine minute. Couteau/fourchette pour la gastronomie, une petite famille pour les sorties en familles ou la silhouette de la ville pour un clip sur l’architecture. Oui les clips sont clichés, ils s’adressent après tout au public extérieur du Grand Montréal, mais ce sont quand même ces petits clichés qui fait que nous aimons la métropole non ?
En voici quelques exemples, mais pour toutes les regarder, jetez un coup d’oeil sur le profil Youtube de Tourisme Montréal, mais passez quelques minutes aussi sur les sites officiels comme tourisme-montreal.org ou montrealcam.com.
PS: Je ne suis pas payé par Tourisme-Montréal et merci à Alexandra d’avoir répondu à mes questions.
Changements sur Notre-Dame Est
On dirait bien que la démolition est populaire ces temps-ci. Selon les clôtures et les pelles mécaniques sur place, j’ai la belle impression que nous sommes sur le point de voir du changement sur la rue Notre-Dame est entre Iberville et Frontenac. En effet, les bâtiments situés sur le bord du Fleuve appartiennent au Ministère du Transport du Québec et seront bientôt que de l’histoire ancienne pour, je l’espère, faire place au projet de la modernisation de la Rue Notre-Dame. l’îlot inclut Les entrepôts de Décor Paramount de Georges Durst qui ont passé au feu plus d’une fois au cours des dernières années ainsi que les derniers vestige du quartier du temps que les alentours s’appelaient le Faubourg à m’lasse. Tout ça et aucun signe des branleux de pancartes.
Les trois édifices qui bientôt sans valeur architecturale, ne bloqueront plus la vue des rives juste à l’est du Parc Bellerive sont, un ancien concessionnaire automobile, l’entrepôt des DécorsParamount et les dernières citernes de mélasse de l’Imperial Molasses bâties en 1955. La légende veut que les effluves sucrés de la mélasse envahissaient le quartier ce qui lui donna son nom de Faubourg à m’lasse. Si cette image peut prendre aujourd’hui un côté poétique, elle nous rappelle aussi une réalité beaucoup plus tragique, qui planait au-dessus des gens peu fortunés du quartier. Quartier disparu au début des années 70 suite à l’expropriation complète de plus de 1 200 familles de façon autoritaire et musclé et pour la plupart, la démolition de leur gagne-pain pour la construction du Tunnel Ville-Marie et de la Maison Radio-Canada.
Ce n’est qu’une question d’heures avant leurs derniers adieux et ne trouvez-vous pas bizarre de ne rien voir dans la grogne urbaine sur la démolition de ces bâtiments parce que dernièrement, il semble que les vestiges à mauvaise mine ont la cote.
Au lieu d’ajouter que de vulgaire photos à ce billet, je vous offre le clip de Coeur de Pirate qui a été tourné en partie dans le parc Bellerive avec les citernes en toile de fond !
Finalement, démolition sur St-laurent
De temps en temps, j’ai l’impression que je radote, je ne cesse de répéter que trop de gens vivent dans le passé. Quand le Spectrum a été mis à terre, trop de gens voyaient dans ce bâtiment sans valeur patrimoniale quelque chose qui devait être sauvé. Même histoire pour le Medley et pourtant, je tiens à rappeler que les souvenirs sont souvent plus important que la pierre et les briques. Comme j’écrivais voilà pas si longtemps, la première joute de hockey a été joué à un endroit qui est devenu aujourd’hui un stationnement étagé.
Ce billet se veut une réponse à Madame Phyllis Lambert et Monsieur Dinu Bumbaru, dont je respecte l’opinion, font encore la preuve dans Le Devoir d’aujourd’hui que trop de gens habitent encore le passé. Cette fois-ci leur pancartes de contestations s’arrêtent sur l’îlot du Monument National. Finalement, cette enfilade de bâtiments oubliés et délabrés auront la visite des pelles des démolisseurs à partir du 9 avril. Situé entre deux extrême, soit le merveilleux Monument National et de l’autre côté du spectre de qualité… Le Café Cléopatre. Ces édifices qui ont déjà eu une valeur patrimoniale ont été laissés à la merci des éléments depuis longtemps et maintenant méritent de partir vers un monde meilleur. Vous savez, l’euthanasie et la mort dans la dignité n’est pas réservée qu’aux humains.
Les 20 ans entre 1980 et 2000 ont offert à la ville un déclin qui ne commence qu’à être corrigé. Les années noires sont derrières nous et je crois fortement que Montréal a besoin d’être une ville du future et non du passé. Personne ne va au sud de St-Laurent pour visiter le passé, ils y vont pour voir ce qu’est un centre-ville habité et en plein effervescence et ce que je vois depuis trop longtemps, c’est une rue qui a besoin d’un peu plus qu’un simple lifting. Le Boulevard St-Laurent n’est pas à Montréal ce que la Tour Eifel est à Paris, absolument personne vient ici pour voir ce coin de rue.
Je ne dénigrerais pas leurs arguments, la « Main » et ces édifices mentionnés ont déjà été le centre névralgique de Montréal, la division entre l’Est et l’Ouest, le « red light » et autre surnom que l’on peut donner à l’endroit, mais, en 2012, ne serait-ce t’il pas le bon moment, pendant que Montréal est dans une belle remontée de retaper ce coin de rue mythique. Le Quartier des Spectacles est en train de transformer la rue Ste-Catherine entre Bleury et St-Laurent en un endroit moderne qui pourra faire au cours des décennies à venir un nouveau centre de l’activité de la ville.
Je suis fatigué de voir ces branleux de pancartes qui sont accrochés à ce que Montréal a déjà été et qui nous empêche d’aller de l’avant. Nous ne sommes plus la métropole du canada, Toronto a gagné cette bataille, Vancouver et Calgary ne sont pas loin derrière nous. Avant de se faire rattraper, donnons à Montréal ce qu’il mérite depuis trop longtemps, un centre-ville où il est possible de perdre son temps. Il est temps de regarder en avant, car le passé, ne vaut pas toujours la peine à sauvegarder.
Nous ne renions pas le passé, nous ne faisons qu’améliorer notre futur.
Le retour du Silo #5
Quelquefois, c’est assez compliqué de comprendre ce qui est patrimonial et ce qui ne l’est pas. C’est toujours plus facile avec une vieille maison ou un monument quelconque. Mais quand tu entres dans le patrimoine industriel, la beauté est dans l’oeil de celui qui regarde et ça ne peut pas être plus vrai que le silo #5. Tout comme notre Stade Olympique, le Silo est un de ses bâtiments qui sont à 50/50 dans la population, vous l’aimez, où vous ne l’aimez pas.
Au total, l’ensemble du complexe est composé de quatre bâtiments, construits sur une période de plus ou moins 50 ans. L’élévateur B a été édifié sur le quai de la Pointe-du-Moulin de 1904 à 1906, son annexe 1913, Le silo B-1 en 1958 et les convoyeurs en 1963. L’auteur des plans de l’élévateur B est l’ingénieur John S. Metcalf. Metcalf n’a aucune connexion avec la rue Metcalfe, qui a un E de plus. Il a cessé officiellement ses opérations en 1995 et le silo #4 est le seul silo propriété du port encore en fonction à Montréal.
Mais voilà, cette coquille vide est aujourd’hui une intrusion visuelle, il a été mentionné dans le passé que le Musée d’Art Contemporain pourrait s’y installer et ce projet est tombé dans l’oubli, mais depuis quelques mois, j’ai entendu un projet d’espace de serveur informatique et dernièrement, ce projet a refait surface. Le projet de vert.com (très bon nom de domaine en passant) est de transformer le silo en centre de données, où comme en français selon eux, en Data center. Je suis un geek avoué et je vais me retenir de passer quelques commentaires que ce soit sur le petit côté amateur de leur vidéo et de leur site, mais l’idée est elle-même est d’un professionnalisme intéressant. Montréal est l’endroit parfait pour leur projet et en voici quelques raisons selon moi.
Premièrement, il est presque impossible de le nier, ce n’est pas une mode comme certain ont bien aimé le penser, la technologie de données en nuage (cloud Technology) est ici pour y rester. Avec la multiplication d’équipement branché comme les PC, les portables, les téléphones mobiles, les tablettes et les compteurs intelligents d’Hydro il faudra trouver une place pour la grande demande de stockage, c’est donc une technologie avec de l’avenir.
Si vous déménagez au Kuwait, en ce moment, vous paierais votre essence plus ou moins 0,20$ le litre, c’est normal quand tu es un des grands producteurs de cette énergie. Au Québec, malgré ceux qui chialent que le prix est énorme, nous payons notre électricité environ 0,06$ le Kwh, soit le prix le moins cher en Amérique du Nord en plus d’être une énergie renouvelable et moins polluante que plusieurs alternatives comme le charbon et moins dangereuse que le nucléaire. Alors, quand vous avez besoin d’installer des milliers de serveurs et leur système de refroidissement, vous voulez le faire où ça pourra vous coûter le moins cher possible.
La main d’oeuvre et la qualité en nouvelle technologie est abondante à Montréal et, selon moi, nous avons volé le titre de Silicon Valley du Nord à Vancouver depuis quelques années déjà. Une main d’oeuvre pouvant travailler en plusieurs langues, qui est beaucoup plus ouverte sur le monde que n’importe quelle villes américaines qui ont peur de tout ce qui n’est pas créé chez l’Oncle Sam. Un autre argument important est que Montréal est relativement sécuritaire, à l’exception des habitants de Québec, pas beaucoup de gens autour de la planète ont une dent contre Montréal, étant une grande métropole, les chances d’attaques sont quand même présentes, mais beaucoup moins qu’à Toronto, New-York, Los-Angeles ou Chicago. Son image de ville verte, de ville ouverte, de ville où le multi-culturalisme n’est pas seulement un mythe ne peut surtout pas nuire non plus.
Avec des compagnies comme Google, Microsoft, Sun, IBM et Apple ayant toujours plus soif d’espace de stockage, voilà où notre bon Maire devrait aller faire un tour. Je m’adresse à vous M. Tremblay, oubliez ça, vous n’avez plus d’aide des différents paliers de gouvernement. Montréal est une force internationale en aéronautique, mais le gouvernement fédéral refuse de nous aider et beaucoup de nos emplois iront en Ontario d’ici quelques années et ce malgré la présence des plus grandes agences internationales dans notre ville (IATA, OACI, ACI). Le gouvernement provincial n’a rien à cirer de Montréal, il en a que pour son Plan Nord et oubli que la moitié de la population du Québec en entier habite la grande région de Montréal, soit 3 824 221 d’habitants sur 8 002 098 de Québécois. Au moins ils ont pensé à placer les hôpitaux ici. M.Tremblay, laissez Labeaume viser petit et vous, pensez grand, oubliez le local et fessez de plein fouet dans l’international.
Il faut continuer ce qui a été commencé avec la venue de compagnies comme Ubisoft, THQ, Eidos, WB et autre. Le domaine du stockage et des nouvelles technologies sont une mine d’or qui pourrait être très important pour nous, si nous jouons nos cartes comme il le faut. Pour faire revivre les silos, les rénover et leur donner un look digne d’une compagnie et d’une ville à l’avant garde de la technologie.


