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The Layover, tout et plus
Au début octobre, je vous parlais de la nouvelle émission d’Anthony Bourdain, « The Layover« , après avoir regardé le début de la saison et finalement l’épisode sur Montréal. Je dois vous dire que Bourdain est tout ce que je croyais et encore plus. L’animateur de « No Reservations » qui avait fait un épisode au Québec s’est tapé un 26h à Montréal, avec une bonne partie en compagnie de Martin Picard et Normand Laprise.
Vous verrez des vignettes sur Beauty’s, mes Bixis, Anne-Marie Withenshaw, le Marché Jean-Talon, La Fromagerie Atwater, le Club Chasse et Pêche, Joe Beef, les tam-tams, Schwartz’s….. etc. Tout ce que j’aime dans cette ville et encore plus (surtout Anne Marie Withenshaw)
Mes bouts préférés. Le canada est un pays formidable à cause de cette ville, sans Montréal, ce pays n’a aucune chance » et « Si vous venez à Montréal pour 24h, vous n’aurez pas besoin de payer pour une chambre d’hôtel »
Pour l’instant et je ne peux promettre pour combien de temps mais l’émission est sur Youtube. à vous d’en profiter.
Le Français du Canadien
Les défaites à répétitions, Jacques Martin renvoyé, Randy Cunneyworth qui ne parle que la langue de Shakespeare. Est-ce une possibilité que peut-être, rien que peut-être, nous donnons un peu trop d’importance au hockey ? Ne vous trompez pas, j’adore le hockey, le sport en général même, suivez nous sur Twitter et vous verrez que je tweet souvent durant les matchs de nos Habs, des Alouettes ou de l’Impact. Or les manchettes sont inondées par le Canadien.
Mettons les choses au clair, des gens sont attaqués, violés et tués partout sur la planète. Des dictateurs s’assurent que leur peuple soit dans la misère et la peur du début jusqu’à la fin, le réchauffement climatique risque de changer la terre telle que nous la connaissons d’ici 20 ans. Nous nous soucions si notre « coach » va pouvoir contrôler son « goaler » et s’il pourra parler au journaliste pour remplir les huit dernières pages de la feuille de choux à Québécor. Sérieusement, est-ce que quelqu’un va finalement se rendre compte que cela n’a aucun sens.
Je suis un défendeur de la langue française, jusqu’au point où oui, contrairement à beaucoup d’entre vous, je fais des plaintes à l’Office de la Langue Française, j’ai ma carte du PQ et du BLOC, les gens que j’admire le plus en ce moment sont Amir Khadir et Guy A Lepage pour leur protection de notre langue. Mais là à s’en prendre à des sportifs de passage à Montréal dans une carrière qui les apporteront dans un minimum de 5 équipes, dont une seule dans un marché français, vous ne trouvez pas que c’est poussé un peu ?
Anthony Calvillo vient de se voir remettre les clefs de la ville, le quart-arrière de notre équipe de football à qui j’ai eu honneur de parler lors d’un événement l’an passé pendant plus de 30 minutes n’est pas capable de dire plus de 3-4 mots de français un à la suite de l’autre. Pourtant, il est à Montréal depuis le retour des Alouettes en 1996 et personne ne mentionne ces capacités dans la langue de Molière. La planète-foot regorge de francophones compétant et talentueux et Joey Saputo est allé chercher en Jesse March un sélectionneur à 100 % anglais, pas un mot des médias !
Le français à la Caisse de Dépôt est primordial, ce sont nos taxes qui payent leur salaire et j’exige que l’argent que je donne sans gaîté de coeur, paye après paye, sert à des gens qui parlent la langue de la majorité, ma langue. Or, est-ce possible que nous donnions un peu trop d’attention au fait que l’entraîneur de hockey TEMPORAIRE ne parle pas français. Vous n’êtes pas obligé d’aller au Centre Bell, d’acheter les gilets du club, vous pouvez même changer le canal de votre téléviseur si le coeur vous en dit, mais en ce moment l’équipe est perdante, ne va nulle part et ce n’est pas la langue de l’entraîneur qui va changer les choses.
Vous n’avez qu’à suivre les statistiques d’Influence Communication pour voir que le Québec est tout simplement déconnecté du reste de la planète. Pendant que les gens parlent de la mort Kim Jong-Il, du printemps arabe et des révoltes du peuple russe qui en ont marre de leur Putin, nous on jase de hockey, les cinq mots clef Twitter les plus mentionnés au Québec dans la semaine du 13 au 19 décembre…. tenez vous bien ; Jacques Martin, Louis Leblanc, Cunneyworth, Hal Gill et Pierre Gauthier. Voyez vous le lien encore ?
Pour terminer, est-ce possible que ce soit de notre faute ? Les séparatistes les plus en vue en ce moment, sont les Khadir, Facal et Mourani et les familles les plus Montréalaises en ce moment sont les Molson, les Saputo et les Antonopoulos. Suis je le seule à commencer à voir un lien ici ? Est-ce possible que nous nous sommes assis sur nos lauriers après la révolution tranquille et que nous avons eu l’impression que le tout se réglerait de lui-même ?
D’une manière où d’une autre, si Randy se rend à la coupe, vous allez complètement vous foutre de la langue qu’il parle, et ça, c’est ce que j’appelle de l’hypocrisie.
La création d’un quartier
La revitalisation du quartier Griffintown se fait par-dessus plusieurs décennies d’histoire. Le quartier a connu ces belles années au 19e siècle en tant que quartier ouvrier. Tout comme le Plateau d’aujourd’hui, le Faubourg-des-Récollets était un endroit ou les travailleurs irlandais se retrouvait entre eux, une sorte de ghetto de cols bleus. La rue De la Montagne reste un bel exemple de ce qu’il était possible d’y trouver. L’histoire du quartier n’est pas la raison de ce billet d’aujourd’hui. Mais Griffintown a déjà existé et tel un phoenix, il est sur le point de renaître de ces cendres.
Mais, est-ce possible de créer un quartier de toute pièce ? Montréal a plusieurs exemples d’essais et d’échec de création de quartier. Je vais me permettre de mentionner quelques bons et mauvais modèles.
Le Triangle. CDN-NDG.
Le nom d’un quartier représente souvent les gens et leur histoire. Si je dis “Le village” peut importe d’où vous êtes à Montréal, vous savez que je parle du Village gay. St-Henri n’est pas un arrondissement en lui-même, vous serez quand même capable de me pointer ce secteur sur une carte. Cependant, si je vous demande de me dire où est le Triangle pourrez-vous le faire ?
Le triangle est campé entre les rues Mountain Sights, De La Savane et la voie ferrée du Canadien Pacifique au sud. Vous retrouverez donc ce secteur à l’est de l’hippodrome et de l’autoroute Décarie au coeur de l’arrondissement de Côte-des-Neige et Notre-Dame-de-Grâce.
Le site web officiel vend un développement basé sur le transport en commun (ou TOD, Transit Oriented Development). En étude depuis 2005 et officiellement dévoilé en 2009. Le Triangle se veut un exemple tiré du Plan d’urbanisme de la Ville de Montréal qui malheureusement, aujourd’hui encore, ressemble plus à un « no man’s land » où les édifices à bureaux et les maisons semi-détachées et jumelées, se suivent sans harmonie et sans logique d’urbanisme. Il faut bien croire qu’il y a encore beaucoup de travail à faire pour que la vision que nous avons aujourd’hui du secteur Namur-Jean-Talon ressemble finalement un jour à ce que nous pouvons voir dans ce vidéo d’introduction.
Cité-de-la-Mode. Ahuntsic-Cartierville
Le concept a été lancé au milieu des années 2000 de redorer le blason de l’ancien quartier Chabanel. L’industrie de la mode ayant façonné ce quartier dès les années 30 et ce pendant presque 70 ans. L’ouverture du marché international dans le monde du textile est venu transformer les friperies et les designers de ce coin de la ville. Les édifices très brutalistes et très industriels se sont mis à se vider suite à plusieurs faillites des compagnies de l’industrie.
C’est alors que le plus grand gestionnaire immobilier du coin, Le Groupe Dayan, a décidé de se lancer dans une aventure de 17 millions avec la ville centre pour recréer un espace de création et de design. Trottoirs plus large, un peu plus de verdure et un nouveau mobilier urbain, la rue Chabanel s’est refait une beauté pour attirer les investisseurs et les locataires. Même cet investissement privé ne change pas que nous pouvons voir des cartons et des planches de bois en guise de rideaux dans les façades des bâtiments des rues voisines, le nouveau Chabanel se veut prometteur, néanmoins, les “sweat-shops” restent encore omniprésent. Ce ne sera pas demain que nous reverrons la Semaine de la Mode de Montréal au coin de Chabanel et de l’Esplanade.
Bois-Franc, St-Laurent
Franchement et personnellement, je n’aime pas le quartier Bois-Franc dans l’arrondissement de St-Laurent, c’est tout ce que je n’aime pas dans la banlieue mais, se trouvant en plein sur l’île à quelques minutes du centre-ville. Il est facile de comprendre l’attirance pour ce coin de la ville et c’est pour ça que dans les trois exemples que j’ai donnés dans ce billet de blogue, c’est le plus réussi. Bois-Franc est situé juste au sud du boulevard Henri-Bourassa et juste à l’est de Cavendish ce quartier bâtit de toute pièce n’a aucune historique attirante, aucun cachet, sans personnalité et ne contient pas vraiment d’avantage sauf un terrain de golf et un style de vie qui plait à beaucoup de gens.
Au beau milieu d’un quartier industriel et commercial, les maisons se vendent bien et à des prix pas toujours abordable. Quand vous entrez dans les rues toutes neuves, vous avez l’impression d’être dans un « gated-community » américaine, loin du trafic et des bruits de la ville. Les maisonnettes et les condos ont été tous construit par deux ou trois constructeurs, d’où leur ressemblance. Je ne doute pas qu’il fait bon y vivre et qu’il y a beaucoup d’avantages. Il est presque terminé, les promesses ont été respectées, le quartier apporte beaucoup de nouvel argent en taxes foncières et ayant une valeur immobilière plus élevée que la moyenne, il sert à garder certaines familles à revenue élevé sur l’île. C’est la raison pour laquelle, malgré la tournure sarcastique de mon texte, je considère ce nouveau quartier réussi.
En conclusion, il est possible de créer des quartiers tout entier, que ce soit la transformation du nouveau Quartier des Spectacles ou encore la nouvelle vision du quartier latin. L’île des Soeurs n’est-elle pas elle-même l’exemple d’un quartier qui, lors de son annexion à la Ville de Verdun en 1956 n’était rien d’autre que des champs. Je ne veux pas m’avancer pourquoi certains comme la cité de la mode ou le triangle tarde à prendre leur envol mais, une chose est certaine, j’aime bien de la façon de la ville se transforme en ce moment et Griffintown est, je l’espère, le début d’un temps nouveau !!!
Indignés pour qui ?
Occupy Wall Street vient de se faire montrer la porte de sortie, le mouvement qui a tout commencé à un peu de difficultés en ce moment. Occupons Québec, Toronto, Vancouver, Victoria sont d’autres villes canadiennes où la manifestation silencieuse a du plomb dans l’aile, mais, que se passe-t-il à Montréal ? La question des revendications n’est pas importante pour moi, personnellement toute l’histoire me laisse indifférent. Appelé ça le syndrome de la classe moyenne. Je donne à mon prochain, je participe en tant que bénévole à beaucoup d’événement pour des causes qui me tiennent à coeur alors quand vient le temps de revendiquer, je fais du covoiturage sur une base quotidienne, j’ai la conscience tranquille. Ce que je me demande c’est, Comment le Maire est-il si complaisant avec les indignés ?
J’ai honte de ce que je vais dire, mais vous savez que vous l’avez fait, nous l’avons tous fait. Vous avez ignoré un sans abris, passer par-dessus un homme qui dormait sur le trottoir ou planquez le « squeegee » sur le coin de la rue. J’aimerais pouvoir donner 1 $ à chacun que je croise, mais des fois, c’est juste trop. Alors, nos protestants sont-il devenus invisible? ils sont calmes, tranquilles, n’endommagent pas le bien publique, ils essaient de nouveaux abris ou de nouvelles façons de se réchauffer dans une organisation très surprenante. Ils dérangent juste assez pour encore être en vue et ne pas entrer dans la catégorie des oubliés transparents que j’ai mentionné précédemment. La ville de son côté est patiente, leur donne les règles à suivre que c’est dernier s’empressent de respecter. Même les hôtels et commerces du coin n’ont pas encore crié haut et fort.
Leurs plans contient aussi quelques failles, ils utilisent des icônes que bien peu de gens, ici au Québec, connaissent. Par exemple, les masques de Guy Fawkes aussi utilisé par le groupe de revendication “Anonymous”, d’autres fois ce sont des drapeaux des Patriotes, du parti Communiste ou d’un syndicat quelconque. Tiré directement du livre de stratèges du “Printemps Arabe”, ils utilisent leur iPhone ou leur Blackberry acheté de grandes compagnies comme Apple ou RIM pour tweeter contre le capitalisme, le comble de l’ironie non ?
Mais notre bon Maire de son côté, voit-il en eux une façon de se faire du capital politique ? Ou, est-ce tout simplement parce que Gérald, comme avec nos amis de la construction essai de ne pas brusquer personne, essayant d’être l’ami de tout le monde. Avec des règles quand même sévères comme interdire le propane et les abris en structure solide, bientôt, ce sera aucun abri d’automobile (tempo) j’en suis certain. Je me demande comment nos indignés vont passer l’hiver, peut-être que c’est exactement ce que le Maire Tremblay attend !
Demain matin, je partirais travailler, de mon condo d’Hochelaga, dans mon automobile pour aller m’asseoir pendant huit ou neuf heures derrière mon bureau d’une compagnie de Dorval. Lors de mon voyage vers l’ouest de l’île. Je vais avoir une petite pensée pour ceux et celles qui ont l’impression de se battre pour ceux et celles qui en ont le plus besoin. Je les remercie de faire ce qu’ils font, sans trop savoir ce que c’est. Malheureusement, lors de mon voyage de retour à la maison, je vais probablement être trop préoccupé par ce que je dois préparer pour souper ou bien penser à mon prochain billet de blogue au lieu de me rappeler qu’ils sont là, dans un froid imminent à revendiquer quelque chose.
Suis-je ingrat ou tout simplement partie de la majorité silencieuse ?
Montréal, Ville Lumière
Je sais, je sais, la ville lumière c’est Paris mais, de la façon dont vont les choses, Montréal risque de lui voler ce titre. En 2011, Montréal était Ville de Verre mais personne s’en ai vraiment rendu compte. La mise en lumière du Quartier des Spectacles est un exemple parfait de « branding » réussi. Depuis 2006 Que ce soit devant les salles de spectacles avec les lignes de points rouges, un genre de tapis rouge stylisé, les fontaines de la palce des festivals, l’éclairage architecturaux comme ceux au Monument National ou au Gézu ou la Vitrine Culturelle de la Rue Ste-Catherine et son mur de DEL interactif.
La signature du Quartier du Spectacle est quelque chose d’unique à Montréal et même si aucun touriste ne viendrait visiter Montréal que pour le voir, il faut avouer que cela ajoute un visuel intéressant qui pourrait convaincre ces touristes de rester dans le quartier prendre un verre ou un repas de plus. D’ici la fin du mois, ils inaugureront deux nouvelles parties du parcours lumière du Quartier et cette fois, ce n’est pas simplement que de vulgaire DEL, on parle de façade de diffusion avec projection vidéo. Le Centre de Design de L’UQAM et la Grande Bibliothèque de la rue Berri se verront illuminés.
Je m’arrête sur la Grande Bibliothèque qui trop souvent, à une mauvaise réputation à cause de ces languettes de verre qui risque de décapiter les passants au hasard. Une conception de Lucion Média et organisé dans le cadre du vernissage de l’exposition « De la Belle époque au Prêt-à-porter« , vous pourrez voir le 28 novembre à 18h le nouveau ce nouvel ajout à la signature du QdS. Cette semaine, il y avait quelques tests dans les semaines passées et voici ce que cela a donné. Bravo!
Mon seul problème maintenant avec ce coin de la ville c’est… HEY! Pourquoi ne pas illuminer le squelette de l’îlot voyageur et d’en faire un endroit publique ?









