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Bonne fête hockey

Aucun Commentaire | Article écrit le 03/03/12 par BruB

Le 3 mars 1875 avait lieu au Victoria Skating Rink le tout premier match de hockey organisé intérieur de l’histoire. Montréal est officiellement le lieu de naissance du sports d’équipe le plus rapide sur la planète. Une publicité dans The Gazette la journée même annonce la joute. Deux équipes de neuf joueurs se mettent d’accord sur la longueur du match, sur certaines règles et remplacent la balle habituellement utilisée par une rondelle de bois.

Hockey au Victoria Skating Rink, approx 1880

Le lendemain, le même journal publiait un compte rendu de l’événement mais d’autres articles font aussi leur apparition comme celle-ci, fait inusité, si l’on se fit à la dernière partie de l’article, ce fut aussi le premier combat dans un match de hockey. L’aréna Victoria était située sur la Rue Drummond juste au nord de René-Lévesque où se trouve aujourd’hui un stationnement à étage, à un jet de pierre du Centre Bell où nos glorieux d’aujourd’hui pratiquent le sport inventé pratiquement au même endroit plus de 137 ans plus tard.

The GazetteHockey dans le Victoria Skating Rink – Le dernier match de hockey de la soirée entre les neufs, Messieurs Torrance (Capitaine), Meagher, Potter, Goff, Barnston, Gardner, Griffin, Jarvis et Whiting; et Messieurs Creighton (Capitaine), Campbell, Campbell, Esdaile, Josephn, Henshaw, Chapman, Powell et Clouston. La partie est jouée habituellement avec une balle de caoutchouc avec chacun essayant de l’envoyer dans les limites de l’autre côté de la glace. Pour s’assurer de garder les têtes et les nerfs des spectateurs une rondelle de bois fut utilisée à la place de la balle. Elle a glissé entre les joueurs à très grande vitesse. Les résultats étant que l’équipe de Creighton a gagné deux matchs sur l’équipe de Torrance. Un petit incident a eu lieu à cause de garçons qui patinaient durant le jeu, un garçon fut frappé à la tête et l’homme qui en était responsable s’est rappelé qu’une bagarre durant laquelle un banc fut brisé en plus d’autres dommages. L’intention était de faire une autre partie, mais les événements disgracieux misent fin à cette idée.

Victoria Skating Rink


Montréal a sa place dans l’histoire de plusieurs autres sports. Le Royal Curling Club de Montréal établit en 1807 est le plus vieux club sportif en Amérique du Nord. Même si le jeu de lacrosse était joué par les amérindiens bien avant notre arrivée, les règles tel que nous les connaissons aujourd’hui furent écris par William George Beers du Montreal Lacrosse Club en 1867. En 1888 l’Ontarien, James Naisnmith, père du basketball fut étudiant et puis directeur sportifs de l’université McGill avant d’aller inventer le sports au Massachussetts. Montréal fut aussi important au Football américain quand les joueurs de l’université McGill visitèrent l’université d’Harvard en 1874 pour un match de Football de type « Boston Rules » où le ballon était transporté à la place d’être poussé avec les pieds comme dans le football (soccer) traditionnel. En patinage artistique, le Montréalais Louis Rubenstein devient le premier champion mondial en 1890 et Montréal est l’hôte du premier championnat canadien de patinage artistique en 1914.

Alors ce soir, lorsque deux des équipes les plus mythiques dans l’histoire du sport que l’on nomme le hockey se rencontrerons sur la glace du Centre Bell. J’espère que RDS aura une petite pensée pour cet anniversaire plutôt spécial.

Héritage Montréal, cuvée 2012

2 Commentaires | Article écrit le 24/02/12 par BruB

Si vous êtes régulier sur ProposMontréal, vous savez que l’histoire de Montréal me tient à coeur. Nous avons une ville riche en architecture et les gens qui peuvent nous raconter sont histoire disparaissent peu à peu. Héritage Montréal est ce groupe qui sert à protéger le patrimoine de la ville, par exemple, ils ont aidé à sauver la pinte de lait de la Guaranteed Pure Milk Co. J’ai un amour mitigé avec cet organisme et voici les raisons.

Depuis quelques années, Héritage Montréal publie une liste de lieux ayant des risques de disparaître, la plupart du temps je suis d’accord avec les choix, beaucoup d’endroits pouvant paraître anodins méritent d’être soulignés. Cette année encore, le groupe dénombre une belle liste de lieux qui mérite une certaine attention. L’Édifice Rodier, rue Notre-Dame Ouest, La Forge Cadieux de la rue St-Paul et le Théâtre Empress sont de superbes exemples de bâtiment à conserver. La où je ne suis pas d’accord, c’est que leurs grands manitous nous proposent toujours quelques endroits qui méritent plus un « Pour quessé faire? »

Forge Cadieux par Martin bérubé

Forge Cadieux Photo: Martin Bérubé

Il faut faire une grande différence entre un édifice et ces souvenirs. Des souvenirs peuvent être vus et admirés dans des musées par ceux qui le veulent bien quand le bâtiment ne mérite pas une sauvegarde et empêche une amélioration. Cette catégorie excelle cette année avec deux de ces lieux que je me demande ce qu’ils ont de si important à garder.

Si vous ne lisez que les blogues et regardez les manchettes francophones, vous n’avez jamais entendu parler de ce lieu qui semble si cher à nos compatriotes de la langue de Mordechai. Le Horse Palace dans Griffintown, selon la description d’Héritage Montréal « s’agit d’une des plus anciennes écuries qui subsistent à Montréal. À ce titre, il est un témoin exceptionnel de l’importante présence du cheval en ville à la révolution industrielle alors qu’il constituait le principal moyen de transport jusque dans les années 1930. » Quoique je sois d’accord avec cet énoncé, le bâtiment lui-même ne mérite aucune sauvegarde sauf de bien documenter son histoire, prendre de belles photos et les afficher dans un musée. Ce n’est pas parce que c’est vieux que ça mérite de prendre un îlot dans un quartier qui, tel un phénix, ressort de ces cendres. Le « Horse Palace » est la preuve que Montréal devrait se doter d’un musée à la Smithsonian où de grandes pièces, comme des maisons entières pourraient être sauvegardées.

Horse Palace Photo: Héritage Montréal

Mon autre point d’interrogation de la liste est l’îlot du Momument National. Ne vous inquiétez pas, le Théâtre lui-même ne s’en va pas nulle part, se sont plus les façades du côté ouest de St-Laurent entre René-Lévesque et Ste-Catherine. Ces bâtiments ont déjà eu une valeur patrimoniale, mais maintenant et ça, depuis déjà plus de 30 ans, elles ne sont que l’ombre de ce qu’elles étaient. Depuis la fin des années du Red Light où la Main était le point d’attraction du « Sin City » canadien, le sud de St-Laurent ne s’en est jamais remis. De nouveau chef-d’oeuvre comme la Société des Arts Technologiques, le nouveau Club Soda et le 2-22 mérite plus d’attention que les façades de briques qui tombent en ruine et qui sont maintenant plus dangereuses qu’intéressante. La sauvegarde aurait dû commencer dans les années 80, en 2012, il est trop tard et je crois tout simplement qu’il est temps de « tirer la plogue » sur ce coin de rue en phase terminale. En même temps, nous aurons la chance de faire disparaître l’atrocité qu’est le Café Cléopâtre.

Voici la liste, à vous de faire votre propre opinion. Fait à noter que la Maison Louis-Hippolyte LaFontaine a été enlevé de la liste et pourtant mérite d’être sauver, surtout au moment où cet îlot est un grand sujet de conversation avec son achat récent par un homme d’affaire voulant y construire une tour de plusieurs dizaines d’étages.

Édifice Rodier
Église Très Saint Nom de Jésus
Griffintown Horse Palace
Hôpital de la Miséricorde
Ilot Saint-Laurent / Monument National
La Forge Cadieux
Maison Redpath
Maisons « Bonheur d’Occasion »
Square Viger / Agora
Théâtre Empress

Cinema Empress

Théâtre Empress Photo: Martin Bérubé

La STM en photos

Aucun Commentaire | Article écrit le 22/11/11 par BruB

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais malgré que j’adore la nouveauté à Montréal, les nouveaux buildings et les nouvelles constructions, je suis un admirateur de l’histoire de notre ville. Malheureusement, l’histoire qui est présentée en classe du primaire au cegep est selon moi, déficiente et souvent présenté par un enseignant qui ne connait que ce que les livres lui dit de dire. J’avoue que je généralise, mais tout ça pour vous dire que quand je découvre un site qui me permet d’en apprendre sur notre métropole, je vais m’assurer de vous en parler.

Cette fois-ci, c’est la Société de Transport de Montréal qui nous offre expositionstm.info avec toutes les photos qui ont été présentées lors de son exposition à la Station Place-des-Arts dans le cadre de son 150e. Couvrant les périodes des tramways, des autobus, du Métro et aujourd’hui même. Vous pourrez vous instruire tout en découvrant les gens qui se trouvent derrière les déplacements qui ont eu lieu, qui ont lieu et qui, je l’espère, auront lieu.

L’exposition se veut un hommage aux travailleurs de la STM, d’hier à aujourd’hui. Truffé d’images, de sons et de petits clips vidéo, j’ai dû passer quelques heures à lire et visionner ce qui m’était offert. J’y ai trouvé mon compte et j’y ai appris. J’espère que vous en profiterez autant que moi.

Un des deux premiers bus de la Montreal Tramways Company. Photo: Archives de la STM

Connaissez-vous Jacques Viger ?

Aucun Commentaire | Article écrit le 23/01/11 par BruB

1er Maire de Montréal, Jacques VigerCe n’est pas juste une rue dans le sud de la ville qui souvent n’est considérée que la voie de service de l’autoroute Ville-Marie. Jacques Viger (1787-1858) est à peut-prêt ce que vous pouvez avoir de plus Montréalais dans l’historie de la ville.

Montréal est sous administration des juges de paix, en 1833, la ville se dote d’une charte et nomme son premier maire, Jacques Viger. Même si son règne sera court, que de 3 ans avant que la ville soit mise sous tutelle et reprise par les Juges de Paix. Viger aura eu le temps de marquer l’histoire, par exemple, en présentant les première armoiries de Montréal, pas très très loin de ce que nous connaissons aujourd’hui.

Viger, qui fût également président en 1934 et en 1956 de la Société Saint-Jean-Baptiste, était reconnu pour son amour de l’histoire et en gardant des archives qui aujourd’hui sont toujours disponible à la bibliothèque de Montréal. C’est de cet album souvenirs que je veux vous faire découvrir.

Depuis un certain temps déjà, l’album est disponible en ligne pour qu’il puisse être vu de tous Montréalais qui veulent en savoir plus sur leur histoire. Des gravures, photographies, et plusieurs textes anciens sont toutes disponibles vous permettant d’apprécier ce qui se faisait « dans le bon vieux temps ».

Encore un lien très bien caché dans le site portail de la Ville de Montréal qui franchement, est aussi mélangé et difficile à suivre que ses gestionnaires mais qui en fouillant comme il faut, regorge de trésors et d’information utiles…. comme ses gestionnaires.

Bonne lecture!
L’album Viger, Souvenirs Canadiens

L’histoire dans la tête ailleurs.

1 Commentaire | Article écrit le 14/01/11 par BruB

Les rues, les parcs et les endroits publiques de Montréal sont remplie de Noms de gens connues et un peu moins connus qui ont marqué l’histoire de notre cité. Je vous avais parlé voilà presque un an du Centre de Toponymie de Montréal, vous savez donc que j’ai un amour personnel sur l’histoire de ce qui c’est passé ici.

Voilà qu’une émission, La Tête Ailleurs, que j’écoute plus souvent qu’autrement en baladodiffusion sur les ondes de la première Chaine de Radio-Canada offre depuis quelques semaine des chroniques de la Journaliste Caroline Morin sur l’histoire des Femmes d’hier et d’aujourd’hui. « Ces femmes qui ne sont pas faite en béton » porte principalement sur des noms d’endroits ou de rues que nous croisons jours après jours mais dont très souvent, leur histoire nous est inconnue. Par exemple, cette semaine, la chronique portait sur Soeur Émilie Gamelin, mais les noms de Denise Pelletier, Laure Conan et Judith Jasmin ont toutes été nommées précédemment.

Malheureusement, à l’exception de la chronique du 8 janvier je n’ai pas été capable de trouver en archive sur le site de la radio d’état les chronique du passé, mais elles sont disponible si vous télécharger la balado sur iTunes.

Si l’histoire de Montréal vous intéresse,, essayez au minimum de revenir sur leur site web pour les entendres, mais si vous êtes curieux de nature, La Tête Ailleurs en vaut l’écoute.