Archive: ‘Histoire’
47e saison de La Ronde.
Je ne raconterais pas de menteries sur ce blogue, ça doit faire au moins six ou sept ans que je n’ai pas été à La Ronde. Et je ne suis pas assez vieux pour avoir connu les bonnes années du Parc Belmont. Mais au travers de mes voyages d’affaire j’ai dû aller à une douzaine de reprises dans des parcs d’amusements américains. Ne clamant pas être une sommité dans le domaine, je dois quand même avouer que Montréal n’est pas une destination « Parc d’Attraction » en Amérique du nord.
La Ronde ce n’est pas Canada’s Wonderland, Universal Studios ou Disney. Beaucoup de villes d’Amérique du nord à son parc d’attraction et notre parc de l’île Ste-Hélène se trouve dans le pelotons, rien de plus. La vedette du parc, Le Monstre à comme seul record d’être les plus hautes montagnes russes de bois à double pistes, faut donc pêcher loin pour trouver quelque chose à se péter les bretelles. Ceci étant dit, malgré les files d’attentes toujours présentes peut importe le parc d’attraction, une journée à La Ronde peut être plutôt amusante, distrayante et….coûteuse. Saviez-vous que La Ronde tient son nom du nom de l’île où le parc il se retrouve, L’Île Ronde fut amalgamée à l’île Ste-Hélène avec la terre excavée lors de la construction du Métro de Montréal pour l’Expo 67.
Je ne dénigrerais pas notre parc d’amusement aujourd’hui, comme j’ai mentionné en ouverture de billet, je ne suis pas retourné depuis assez longtemps et les choses ont surement changé pour le mieux. Mais La Ronde n’est pas le premier grand parc d’attraction de la ville. Certain se rappelleront le Parc Belmont à Cartierville qui ferma ses portes en 1983, mais peu d’entre vous auront visité un des ancêtres de la Ronde. Le Dominion Park dans l’est de la ville où se retrouvent aujourd’hui une partie du Port de Montréal amusa les Montréalais de 1906 à 1937.
Le Dominion Park était la propriété des Américains Harry et Mabel Dorsey. la Suburban Tramway and Power Company, un des ancêtres la Société de Transport de Montréal (STM) d’aujourd’hui fût créé spécifiquement pour desservir le parc d’attraction inspiré de Coney Island dans la région New-Yorkaise. Il se situait entre le fleuve St-Laurent et la rue Notre-Dame plus ou moins dans l’angle de la rue Haig où se trouve aujourd’hui le Centre de Formation du Service des Incendies de Montréal au 6700 rue Notre-Dame Est.

Centre de Formation du Service des Incendies de Montréal.
Comptant plusieurs dizaines d’amusements, le plus populaire était de loin le manège Shoot-the-Chutes, un ancêtre de notre Pitoune. Comme vous allez le voir, au tournant du siècle dernier, il n’y avait pas encore de loi 101. Après avoir payé vos 10 sous pour l’accès au parc, vous aviez le choix d’amusement tel que les « Bump the Bumps », « Tours of the World », « The Crystal Maze », « House of Nonsense », « Myth City », « the Tickler » ou de « Ye Olde Mill » parmi tant d’autre. Le parc eu quelques embûches, un feu majeur le 28 juin 1913 détruit plusieurs amusements et un autre le 10 août 1919 détruisant « Ye Olde Mill » et fit sept victimes. (The Gazette, La Patrie), Avec la popularité du plus moderne Parc Belmont et entouré de buildings industriels, le Parc Dominion ferma ses portes en 1937.
La Ronde qui a ouvert ses portes en 1967 est ouvert de mai à octobre reste une sortie pour beaucoup de jeunes de Montréal. Sécuritaire et quand même amusant je souhaite une belle 47e saison à notre Parc d’Amusement. Mon plus vieux souvenir de La Ronde est au début des années 80, en sortie avec l’école d’avoir dévoré ma première Queue de Castor. Merci aussi pour la compétition pyrotechnique qui illumine nos soirs d’été. Recevoir un Jupiter d’or pour ces compagnies c’est l’équivalent de gagner une Palme d’Or à Cannes. Je vous promets après une disette de plusieurs années, que 2013 sera mon retour à La Ronde pour une journée de file d’attente, de nausée et de bouffe trop cher. Après tout, il y a rien de mal la dedans.
Sources d’information sur le Parc Dominion;
Closed Canadian Parks
Rétrofutur
Le Stolport Victoria
Montréal est relativement chanceux, Notre aéroport est assez près du centre-ville pour qu’un voyage en taxi ne vous coûte pas plus de 40$, circulation ou non. Habituellement, vous vous en sauverez avec une course de 25$-30$. Mais avez-vous imaginez prendre le métro pour vous rendre à votre avion quelques minutes avant son départ, ou de vous présenter à l’aéroport et d’acheter votre billet sur place comme vous le feriez avec un autobus gare d’autocars de Montréal?
Nous connaissons tous « l’autre » aéroport oublié sur la rive-nord, mais saviez-vous que Montréal a eu dans un passé pas si lointain deux autres aéroports? Plusieurs se rappelleront l’usine de Canadair (aujourd’hui Bombardier) à Cartierville (St-Laurent) qui était équipé d’un aéroport avec deux pistes d’atterrissage. Mais, je vous parlerais de l’Aéroport de Cartierville un peu plus tard. Aujourd’hui, je vous parle de celui que l’on connait moins et pourtant, est assez récent. Entre l’autoroute Bonaventure et le Pont Victoria se trouvait une piste d’atterrissage qui a été en fonction de 1974 à 1976. Le Stolport Victoria se voulait un projet-pilote pour améliorer l’offre de transport entre certaines grandes villes canadiennes et donner un coup de main à l’industrie de l’aéronautique qui en avait grandement besoin à ce moment et très peu d’information sur ce vestige est disponible aujourd’hui.
Je me considère personnellement un connaisseur de notre belle ville, mais ce détail m’était complètement inconnue jusqu’au moment où je suis tombé sur ce billet du blogue de Taylor Noakes qui a vraiment piqué ma curiosité. Comment un aéroport a bien pu être construit puis détruit à l’endroit où se trouve aujourd’hui les Studios Mel’s et le Technoparc de Montréal?

L’emplacement du futur Stolport Victoria, dans un stationnement.de l’Expo67
Le projet-pilote est présenté le 13 mai 1971 par le Ministre des Transports du Canada, Don Jamieson. La première ligne du système d’Adaport serait Montréal-Ottawa avec la construction d’un aéroport-de-ville où se situe un stationnement du temps de l’Expo 67 juste aux côtés du pont Victoria. Un Adaport, aussi appelé un Stolport est selon wikipedia, est un aéroport ou une plate-forme urbaine destinée à l’atterrissage et ou décollage d’appareils nécessitant un faible espace. Il est prévu pour être utilisé par des avions à décollage et atterrissage court (ADAC) ou des aéronefs à décollage et atterrissage verticaux (ADAV). À titre de référence, la piste de Montréal serait de 2000 pieds. Le fédéral s’engage à ce moment de construire les aérogares d’Ottawa et de Montréal et d’acheter six avions DHC-6 Twin-Otter de 11 passagers de la compagnie De Havilland Canada de Toronto et opérés par Air Canada de Montréal. Au moment de l’annonce en 1971, le projet avait déjà coûté 61 millions en étude de faisabilité. Avant même ces débuts il était prévu que le gouvernement fédéral devra verser 21 millions par années pour faire fonctionner la ligne MTL-OTT, le revenu des billets ne couvrant que les coûts de base.

Le Pont Champlain et L’autoroute Bonaventure en arrière plan.
Le choix de l’emplacement pour les adaports se devait d’être rapidement accessible du centre-ville, s’assurer que le bruit des avions soit égale à 300 pieds ce qu’un autobus était à 100 pieds et permettant une altitude de vol entre 3 000 et 5 000 pieds entre les deux destinations. Si le projet s’avérait positif, des villes comme Toronto, Boston et New-York était dans la mire des gestionnaires. Maintenant, pensez à la congestion aérienne. Dorval, Cartierville et Victoria se trouvaient pas mal tous dans l’ouest de la ville et c’est pour cette raison que les pilote furent judicieusement sélectionnés et entraînés pour le vol en basse altitude, sur une courte piste d’atterrissage et en environnement urbain. Il ne faut pas oublier que la piste de Montréal avait le pont et une ligne importante à haute tension tout prêt. Cette ligne électrique y est toujours présente.

Carte parue dans The Gazette le 14 mai 1971
Le 24$ de votre billet incluait en plus des taxes, la navette la « Stolmobile » entre l’hôtel Bonaventure (aujourd’hui un Hilton) et l’aérogare qui partait 15-20 minutes avant le décollage ou le stationnement gratuit et une autre navette à destination. Les vols partaient à toutes les heures entre 8h et 22h et ne duraient que 45 minutes environ. La petitesse de l’appareil Twin-Otter n’avait aucune cabine dédiée au pilotage, pas d’hôtesse, de repas ou même de journaux et peu de place pour des baguages. La clientèle visé était les « Hommes d’affaire ». Je mets homme d’affaire entre guillemets, puisqu’à ce moment dans notre histoire, l’idée de voir une femme en jupes ou même en pantalons se rendant au bureau était presque dérisoire.

Billet d’embarquement Air Transit.
Plusieurs retards dans la construction de l’adacport de Montréal dû en grande partie aux choix de l’emplacement choisi. Son emplacement est régulièrement remis en question à cause du terrain trop malléable en plus d’émanation de gaz s’échappant du sol. Le tarmac s’est enfoncé de plusieurs centimètres sous le sol constitué de déchets entassés sur plusieurs dizaines de mètres de hauteur pour construire le parc de stationnement Victoria. L’histoire ajoute même que la piste s’est fissuré en deux endroits et un inspecteur qui avait lancé sur une des fissures un bout de papier auquel il avait mis feu a eu la surprise de voir la piste prendre feu à ses pieds à cause du méthane provenant de la décomposition organique des poubelles. Une erreur de calcul des ingénieurs du gouvernement canadien.
Les appareils dotés de la plus haute technologie firent leur premier vol le 24 juillet 1974 et selon les estimés, lors de leurs premières années d’opérations, devaient attirer près de 90 000 vols entre les deux villes. Lors de cette journée inaugurale, le nouveau Ministre des Transports Jean Marchand voyait là, une nouvelle façon de voyager, rendre l’avion accessible à une certaine classe de gens.
Durant sa période d’essais de 21 mois, la ligne entre l’Adaport Victoria de Montréal et le Rocckcliffe Airport d’Ottawa aura transporté 160 000 passagers et capturant 3% de part de marché des 2.1 millions de déplacements estimés entre Montréal et Ottawa soit en auto, en trains, en bus ou en avions conventionnels. Un peu plus de la moitié de ces voyageurs ont effectué un retour durant la même journée. Le projet fut annulé malgré les résultats positifs, mais ayant de grands problèmes financiers et suite à certaine démocratisation de l’aviation qui verra son apogée à la fin des années 70 en plus de quelques détails interdisant la licence à un opérateur unique.
En 1985, avec l’aéroport toujours à cet endroit, mais inutilisé, une compagnie au nom de City Express revint au galops avec le concept de Stolport en partant de l’Aéroport Billy Bishop de Toronto eu le O.K du gouvernement du Canada et de l’autorité du Port de Montréal, alors propriétaire du terrain ou se trouvait le Stolport Victoria, mais arrêtèrent leur choix sur l’aéroport de Dorval. City Express plia baguage en 1991. De nous jours la compagnie Porter offre plus ou moins le même concept où City Express l’a laissé et ce, avec un certain succès faut-il ajouter.
En 1989, la ville fait l’acquisition pour 1 000 001$ d’un peu plus du tier du terrain, pour créer le Technoparc de Montréal aujourd’hui appelé le PEPSC (Le Parc d’Entreprises de la Pointe-St-Charles). Le reste du terrain appartenant au CN et à la société des Ponts fédéraux. Le Victoria Stolport devient alors de l’histoire ancienne, souvent oubliée ou complètement inconnue par les dizaines de milliers d’automobilistes qui empruntent les voies de l’autoroute Bonaventure ou du pont Victoria à chaque jour.
L’Adaport Victoria n’aurait jamais pu être de niveau international comme Dorval est aujourd’hui, mais le succès de l’Aéroport Billy-Bishop de Toronto pousse à se demander si le service centre-ville à centre-ville n’aurait pas un peu de positif pour les voyageurs locaux.
Le 275 Saint-Jacques.
Si vous avez lu certains journaux samedi matin, une des grandes manchettes était que Pauline Marois et son époux ont acheté un condo luxueux dans le Vieux-Montréal. Ce genre de nouvelle est tellement inutile et est une preuve de sensationnalisme. Première Ministre ou non, ils ont bien le droit de faire ce qu’ils veulent avec leur argent, tant et aussi longtemps que le mien n’est pas touché. Ceci étant dit, après avoir vendu leur villa de l’ouest de l’île, ils pouvaient bien se payer ce petit bijoux et honnêtement j’aurais fait pareil.
À la lecture de ce torchon de QMI, ça m’a donné l’idée de faire quelques recherches sur l’édifice lui-même qui semblait beaucoup plus intéressant. Fondée en 1847, La Compagnie d’Assurance Vie du Canada basé en Ontario avec des bureaux dans le centre névralgique financier du Canada situé au 182 St-James déménage ces bureaux Montréalais dans un nouvel édifice de la rue St-James (aujourd’hui St-Jacques) commissionné à l’architecte Richard Waite. Nous connaissons Waite pour un autre édifice important du Vieux, soit l’Édifice du Grand-Tronc maintenant connus sous le nom d’édifice Gérald-Godin qui abrite le Ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec rue McGill. À la fin de sa construction en 1895 l’édifice de la Canada-Life est le premier bâtiment à structure d’acier de huit étages au Canada.
De Style néo-renaissance le gratte-ciel (à l’époque) de pierres contient des ornements de l’artiste-sculpteur britannique devenue Montréalais Henry Beaumont (1853-1910). Nous pouvons voir des oeuvres architecturales de Beaumont dans les édifices de la New-York Life sur la Place d’Armes et sur le vieil édifice Sun Life de la rue Notre-Dame. La décoration est reconnue entre autres pour les caractéristiques du décor intérieur, dont l’entrée aux marches et aux lambris en marbre ainsi que l’aileron sculpté en pierre noire et peint en blanc servant de garde-corps, les mosaïques des planchers, la chute à courrier en bronze, la balustrade en fer forgé, les boiseries en acajou notamment les lambris et les chambranles avec leurs bas-reliefs représentant des figurines ainsi que la quincaillerie d’origine.
Les bureaux de la Canada-Life s’installent donc au deuxième étages tandis que le rez-de-chaussé héberge le siège social de la Banque Canadienne de Commerce plus connus depuis 1961 sous l’appellation de CIBC. L’édifice change de mains en 1954 et est vendu à une autre compagnie d’assurance qui mettra fin à 89 ans de résidence d’assureurs dans ces murs quand elle le quittera en 1984.
L’édifice est transformé par Remdev en résidences au début des années 2000. Renommé Le Saint-Régis en honneur de Régis Labeaume (pas vrai ça!). Pour sa protection durant les travaux, le 275 St-Jacques, coin St-Pierre est classé monument historique par le Ministère de la Culture et des Communications en septembre 2002.
Voici l’ironie de toute cette histoire de l’édifice Canada-Life/Le St-régis. La Compagnie d’Assurance Vie du Canada existe toujours aujourd’hui, une filiale de Great West Life, propriété de Power Corporation, dont le PDG, M. Paul Desmarais est un des adversaires notoires de l’indépendance du Québec. La Boucle est maintenant bouclée.
Visitez notre micro-blogue Tumblr pour y voir d’autres images de l’édifice Canada Life – Condos St-Régis.
20 faits sur Montréal.
En ce premier dimanche d’avril, je me suis dit qu’il serait intéressant de partager 20 petites pépites d’information sur Montréal et ses alentours que vous connaissez peut-être…. ou pas!
- Recouverte en 1832, la Petite Rivière St-Pierre sort de terre seulement nous rappeler qu’elle existe encore coupant en deux le terrain de Golf Meadowbrook de Côte-St-Luc.
- Nous sommes sur une île, vous le saviez ça, mais saviez-vous que Montréal est la plus grande île de l’Archipel d’Hochelaga qui en compte environ 325?
- Montréal est la ville soeur de 21 autres villes internationales dont Hiroshima, Amsterdam, Lyon et Milan.
- La plus longue rue de l’île est le Boulevard Gouin qui longe la rive nord mesure 50km.
- L’Hôtel Reine-Élizabeth se devait de nourrir votre cheval gratuitement si vous y louiez une chambre pour la nuit. Cette loi n’a été renversée qu’en 1998.
- Notre Mont-Royal, partie des Collines Montérégiennes, a trois sommets, Le sommet du Mont-Royal (234m), le Sommet D’Outremont (211m) et la Colline Westmount (201m).
- À sa dernière expansion en 1933, l’Édifice Sun Life sur Metcalfe était le plus grand building de tout l’Empire Britannique. Il fut le plus grand édifice de Montréal jusqu’à la construction de la Place Ville-Marie.
- Parlant de la Place Ville-Marie, le gyrophare tout en haut prend 28 secondes pour faire un tour complet et s’éteint à minuit-trente à chaque nuit. Le gyrophare est la propriété de la Banque Royale du Canada.
- Mettons fin à un mythe ici, les « Tours Eiffel » qui couronne le Pont Jacques-Cartier ne sont pas un cadeau de la France et leur similitude n’est qu’une coïncidence.
- Fin d’un autre mythe. Même si à la base le Mont-Royal à un coeur fait de magma solidifié nommé gabbro, le Mont-Royal n’est pas un volcan.
- Les cimetières de Montréal comptent 12 des 1514 victimes du Titanic
- La Station de Métro St-Michel n’est techniquement pas encore terminé et est la seule station qui ne peut pas recevoir une rame complète de neuf voitures.
- Puisque nous parlons de transport en commun. La ligne d’autobus avec le plus grand achalandage est la ligne 121 Sauvé/Côte-Vertu avec en moyenne 37 000 passagers du lundi au vendredi.
- La première voiture de Montréal arriva dans nos rues le 21 novembre 1889 et elle était la propriété de M. Dandurand. Dans le même ordre d’idée, la première victime d’un accident automobile fut Antoine Toutant frappé en traversant la rue le 11 août 1906.
- Montréal a plusieurs sièges sociaux, dont celui d’un des sites web le plus visité sur le web, Brazzers (et ne faites pas semblant que vous ne savez pas de quoi je parle).
- Montréal fût la capitale fédérale de 1844 à 1849.
- Il tombe sur notre belle ville en moyenne 764mm de pluie et 217cm de neige annuellement.
- Montréal est au 1er rang nord-américain pour le nombre d’étudiants universitaires par habitant devant Boston.
- La Basilique-Cathédrale Marie-Reine-du-Monde, sur la rue De la Cathédrale est une copie réduite de la Basilique St-Pierre du Vatican.
- Et finalement, en restant du côté religieux de la métropole. Il y a 152 rues qui portent le nom de « Saint- » ou « Sainte- »
Je suis également ouvert à être corrigé si j’ai tort dans ces affirmations. Quelques une de mes sources sont les sites GrandQuébec.com, imtl.org, Banq.qc.ca, Reddit/r/Montreal et un peu de connaissances personnelles.
Vous avez maintenant de l’information pour démarrer une conversation lors de vos prochains cocktails avec la secrétaire du bureau avec qui vous êtes trop gêné pour dire simplement dire allô!
Jackie Robinson et Montréal
Le film 42 est sur le point d’entrer dans les salles de cinéma, film sur l’histoire de Jackie Robinson. La plupart des Montréalais savent que l’histoire de Robinson avec les grandes ligues « blanches » a commencée ici même, au coin des rues De Lorimier et Ontario Est en 1946. Montréal semble avoir une place particulière dans le film et j’ai bien hâte de voir comment Hollywood va représenter notre ville au moment où l’égalité des couleurs et des sexes en est qu’à ses débuts.
Après la guerre, Robinson joue dans la « Negro League » avec les Monarchs de Kansas City avant d’être repéré par Branch Rickey, Président des Dodgers de Brooklyn qui l’envoie à Montréal avec les Royaux, leur club affilié AAA de la Ligue Internationale pour tester le marché « blanc » et où la ségrégation raciale, quoique bien vivante est quand même moins présente ici. De plus, voir si le jeune Robinson a ce qu’il faut pour jouer dans la ligue majeure.
L’annonce est fait en fin de saison 1945 qu’un noir se joindrait à l’équipe, un événement jamais imaginé à ce moment de l’histoire. Lors de la saison 1946, plusieurs équipes ont même refusé de jouer contre les Royaux de Montréal à cause de cette « abomination », certains ont simplement refusé l’accès à leur stade à Robinson, les noirs n’étant pas le bienvenue. La pré-saison fut difficile en Floride, mais lors de son premier match de saison, Robinson frappe quatre coups-sûr, un circuit et deux buts volés. Pour ceux qui ne connaissent pas le baseball, c’est très bien. Malgré des accrochages, la saison se passe plutôt bien pour le club école des Dodgers avec Montréal terminant en tête de la ligue avec une fiche de 100 victoires et 54 défaites et se rendant en final de la Coupe des Gouvernors battant les Syracuse Skychiefs, représentant les Reds de Cincinnati. Ironie du sort, l’équipe de Syracuse existe toujours et est aujourd’hui le club affilié AAA des Nationals de Washington, aussi connu sous le nom des Anciens-Expos. L’équipe se rendant jusqu’à la Série Mondiale Junior et défaisant les Colonels de Louisville.
Malgré une seule année passée ici par Jack Roosevelt Robinson, je crois que cela a pris un certain temps aux Montréalais pour se rendre compte de ce qui venait de se passer. Les Royaux ont eu une équipe gagnante depuis plusieurs années et plusieurs années à suivre. Aujourd’hui, à l’exception de Maurice Richard, je ne connais aucun autre sportif ayant trois différents honneurs dans les rues de la ville. Une statue de la collection d’art public de la ville est bien en vue au Stade Olympique montrant le #20 (à l’époque) avec des enfants. Une plaque commémore au coin des Rues De Lorimier et Ontario l’ancienne présence d’un stade à cet endroit et aussi le fait que Robinson y a bien joué ces premières parties dans les ligues majeures et en 2011, à l’initiative du Consulat Général des États-Unis, une plaque est installée au 8232 Rue De Gaspé, demeure Montréalaise de la famille Robinson. le dévoilement se fait en présence de la fille du joueur des Royaux.
Dans sa biographie, Jackie Robinson explique que la ville de Montréal était plus accueillante que n’importe quelle ville américaine. Habitant la rue De Gaspé dans un quartier à dominance francophone et surtout, blanche, lui et son épouse enceinte se sentent le bienvenue attirant les regards de curiosité plus que de haine. L’histoire est bien connue qu’un journaliste américain a même écrit que c’était la première fois qu’il voyait une foule blanche courir après un noir de façon positive et non pour le lapider. Un des plus grands protecteurs de Jackie Robinson lors de son passage au Dodgers est Leo Durocher, né au Massachusetts d’un père américain et d’une mère Québécoise, Clarinda Provost né à St-Ours, Qc. Comme quoi, Jackie Robinson et le Québec ont des connexions plus profondes que juste d’avoir passé une année à Montréal.

Leo Durocher et Jackie Robinson
Le film dont aucune partie n’est filmée à Montréal est en fait une refonte plus dramatique du film « The Jackie Robinson Story » de 1950 mettant en vedette….Jackie Robinson se jouant lui-même. Voici un exemple de la différence du ton utilisé lors des deux films.
Le Stade De Lorimier eu de bonnes années au 1201 Ontario Est. En plus d’être le stade des Royaux de 1928 à 1960. Le stade fut aussi l’endroit où les Alouettes de la CFL ont joué à leurs débuts de 1946 à 1953 avant de passer au Stade Percival-Molson de 1954 à 1967. En plus de Robinson, le stade a vu jouer les Tommy Lasorda, Roy Campanella et Duke Snyder, tous présent au Temple de la Renommé du Baseball à Cooperstown.
On ne parle pas d’un stade des ligues mineures quand même, on parle d’un très bel amphithéâtre de 20 000-25 000 places assises avec une façade massive de brique sur la rue Ontario Est. Inauguré en 1928, le Stade Delorimier sert en plus des matchs de sports professionnels, d’endroits publics pour recevoir des visites royales comme la Princesse Elizabeth et le Duc d’Édimbourg en 1950, de mariages de masses ou plusieurs visites de Cirques et de chanteurs populaires comme Charles Trenet en 1946. Suite au départ des Royaux en 1960, le Stade est laissé un peu à l’abandon et finalement détruit en 1965 où l’école Pierre-Dupuy est aujourd’hui. Visitez notre Tumblr pour y voir plusieurs images.
La tête de proue de l’histoire du Baseball à Montréal est surement Jackie Robinson et j’espère que le film qui s’en vient sur les grands écrans fera un clin d’oeil important à cette partie importante pour les Montréalais. On parle du retour du Baseball en ce moment presque autant que l’on parle du retour des Nordiques à Québec. Je vais faire mes recherches et vous en parler dans les semaines à venir, vous pouvez en être certain.

Photos: Fond Conrad Poirier.












