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L’affaire Corridart.

 Aucun Commentaire | Article écrit le 19/07/15 par Martin
Corridart Bannière

Ce qui s’est passé à Québec avec la sculpture Dialogue avec l’histoire de l’artiste français Jean-Pierre Raynaud et ce qui risque de se passer avec l’Agora de Daudelin plus proche de nous n’est pas sans rappeler l’affaire Corridart en 1976 où une installation temporaire, financée entre autre par le Gouvernement du Québec et le Comité Organisateur des Jeux (COJO) a vu l’arrivée des pics et des pelles au beau milieu de la nuit, quelques jours avant l’ouverture des jeux de la XXIe olympiade de l’ère moderne.

Le concept revient à Fernande Saint-Martin, alors directrice du MAC en collaboration avec le critique Normand Thériault. L’installation se voulait littéralement un corridor de plusieurs kilomètres sur la Rue Sherbrooke entre l’avenue Atwater dans l’ouest jusqu’aux installations olympiques coin du Boulevard Pie IX dans l’est. Proposé comme un festival d’arts de rue et organisé par l’artiste Melvin Charney à la demande du volet arts et cultures du COJO, un gigantesque musée offrant une plateforme pour de jeunes artistes. Le projet est même financé par le Ministère des Affaires Culturelles du Québec à une valeur de 390 000$. Le concours de propositions à l’automne 1975 verra plus de 300 soumissions, 16 seront acceptés en janvier 1976 par le jury pour un total de 22 œuvres en comptant les commandes spécifiquement pour l’événement.

La Croix du MOnt Royal Rue Sherbrooke par Pierre Ayot

La Croix du MOnt Royal Rue Sherbrooke par Pierre Ayot

La liste des artistes et certaines de leurs œuvres que vous avez peut-être déjà croisé.

  • Melvin Charney; « Gratte-ciel, cascades d’eau, rues, ruisseaux… une construction » de la Place Émilie Gamelin
  • Pierre Ayot
  • Jean-Claude Marsan
  • Kina Reusch
  • Guy Montpetit; Murales de la Station Assomption.
  • Trevor Goring
  • Jean Noël, « Mais où vont donc toutes ces émotions? » Pavillon Samuel-Bronfman, UdeM
  • Andy Dutkewych; « Entre-Nous » sur les marches du Musée Pointe-à-Callière.
  • Tom Dubicanac, Architecte
  • Yvon Cozic et Monic Brassard; « Hommage à René Lévesque, Promenade René-Lévesque, Longueuil
  • Marc Cramer; Photographe
  • Michael Haslam
  • Kevin and Bob McKenna
  • Claude Thibaudeau
  • Danyelle Morin
  • Laurent Gascon; pluiseurs murales en Céramique Rue Ontario Est.
  • Bill Vazan; Voretxit II, Le Navigateur et Story Rock, Parc René-Lévesque, Lachine
  • Françoise Sullivan; Montagnes, Pavillon Présidents-Kennedy, UQAM
  • Jean-Pierre Séguin
  • Serge Gagnon
  • Bruno Caroit
  • Louis L’Abbé
Cross-Country , Yvon et Monique Cozig

Cross-Country , Yvon et Monique Cozig

De quelques heures allant à quelques semaines, les œuvres firent leur apparition sur le parcours. Pierre Ayot reproduisit la croix du Mont Royal ou Charney avec ces « Maisons de la Rue Sherbrooke ». D’autres furent plus légères comme les cerf-volants de Thibaudeau ou les bannières de Morin, un Torii chinois de Reusch fit même son apparition coin Amherst. À saveur politique ou ludique, il y en avait pour tous les genres et tous les goûts. Le 7 juillet 1976 a lieu le vernissage de l’événement à L’UQAM, certain des artistes se rencontrent même pour la première fois, leurs installations artistiques pouvaient maintenant être admirés de tous jusqu’au 31 juillet.

Torii, Kina Reusch

Torii, Kina Reusch

Or, ce ne fût pas le cas, vers 22h le 13 juillet, 75 cols bleus équipés de pelles mécaniques, de plateformes hydrauliques et de camions à ordure commencèrent le démantèlement des œuvres, une par une, sans avertissement. Les artistes ne sont même pas au courant et n’oubliez pas, nous sommes en 76, pas de cellulaire, pas de texto pour une communication rapide, c’est le bon vieux jeu du téléphone et un à un au cours de la nuit les artistes se pointent voyant l’ampleur des dégâts, se butant à la police sur place. La destruction massive prendra jusqu’à trois jours, toujours sous surveillance policière. Ce n’est que la journée après le début de la mise à terre, soit le 14 que la ville émettra un communiqué. Le Maire Drapeau et le comité exécutif de la ville ordonnent la démolition de Corridart prétextant que la majorité des créations font fit de règlements municipaux sur l’occupation de l’espace public, et dans quelques cas, sont jugés comme une menace à la sécurité des Montréalais. Un porte parole de la Mairie affirme que les installations se voulaient tout simplement laides et obscènes. La moralité du maire venait de frapper et la plupart des œuvres furent grandement endommagées ou purement détruite sans chance d’être sauvegardées. Les similarités avec ce qui s’est passé dernièrement à Québec avec le « cube » sont plutôt flagrantes!

Les Maisons de la Rue Sherbrooke Avant-Après

Les Maisons de la Rue Sherbrooke Avant-Après

Dès le mois d’août suivant, les procédures judiciaires furent déposées par les artistes encore avec l’aide financière du Ministère de la Culture, des erreurs des avocats retardèrent toutes les démarches qui ne siégeront pas avant 1980. La première défaite des artistes arrive 1981 quand le juge accepte les explications de la ville qui présenteront des témoignages d’ingénieurs et de résidents, le collectif fera appel de la décision. Ces derniers sont financés à ce point que par la Galerie Graff (Fondé par Ayot) suite à la publication d’un livre sur Corridart et les profits d’expositions rétrospectives. Les procédures s’étirent jusqu’en 1988 quand la Ville de Montréal, alors sous le nouveau Maire Doré, conclu une entente à l’amiable avec les artistes. L’entente, qui survient le jour même où la cause doit être entendue devant la Cour d’appel du Québec, accorde un montant de 4000$ à 5000$ par artiste ainsi que les frais juridiques engagés par les plaignants, pour un montant total de 85 000 $. Ce qui restait des installations, conservés en tant que preuves par la cours sont alors offert aux archives de l’Université Concordia où ils résident encore.

corridart-danslarue

Comme vous pouvez voir par cette petite vidéo de l’installation de l’oeuvre de Melvin Charney, on ne parle pas d’une petite installation en papier mâché, il est possible d’y voir des grues et un travail de longue haleine. Sous les caméras de Roger Cantin, il est aussi possible de voir la déconstruction sans scrupule par l’équipe de la ville.

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Le démantèlement de Corridart ne ressemble en rien à l’affaire de l’Agora du Square Viger. Franchement, je ne suis même pas convaincu que l’Agora est une oeuvre d’art en-soi. Est-ce une installation architecturale, est-ce une oeuvre au sens large du terme ou est-ce qu’un espace public de type brutaliste qui a fait son temps et demande une refonte totale du quartier. Je lis à gauche et à droite des arguments pour et contre qui font de moi encore un des indécis. J’ai longtemps détesté cet endroit froid et austère qu’est cet espace installé au-dessus d’une autoroute urbaine, j’ai moi-même demandé son démantèlement sur le blogue à mainte reprise. Ce n’est pas une question des sans abris qui en ont fait leur demeure, c’est simplement que l’endroit n’a jamais été approprié par les gens comme peut l’avoir été la Place Émilie-Gamelin cet été avec l’installation éphémère des Jardins Gamelin ou encore comme la Place Simon-Valois dans Hochelaga qui est devenu un carrefour de rencontres et d’activités toujours occupé par les résidents. J’attends toujours l’argument béton qui pourra chavirer mon point de vue d’un côté comme de l’autre. Pour le moment, la reconversion du site est en tête, mais je ne refuse aucun argument contraire.

L’affaire Corridart, c’est un coup de poing en pleine face de l’art et des droits à l’expression. Montréal ville artistique, ça n’a pas toujours été le cas. N’oubliez pas que malgré les jeux et l’Expo qu’a apporté le Maire Drapeau. Montréal durant son règne a aussi perdu son titre de métropole du canada aux mains de Toronto et a endetté des générations de Montréalais. Le bien remporte-t-il sur le mal, l’histoire en est même pas encore certaine.

Stone Maze, Bill Vazan

Stone Maze, Bill Vazan


Une hauteur limite.

 Aucun Commentaire | Article écrit le 28/06/15 par Martin

Dès 1987 suite à une victoire plutôt écrasante sur la dynastie de Jean Drapeau en poste depuis 1955 que Jean Doré parle déjà d’un plan d’urbanisme pour la métropole. Ce document, d’une immense importance au bon développement d’une ville guide une ligne directrice qui, si bien appliqué, permet d’assurer une cohérence entre les choix dans les dossiers d’habitations, de commerces, de transports, de protections de l’environnement, des loisirs ou d’autres éléments municipaux tout en tenant compte des contraintes d’aménagement du milieu naturel et du patrimoine déjà bâti. Ce document doit également prendre en considération les attentes de ses citoyens et des organismes lors de consultations publiques. En résumé, ce document guide les élus dans leurs décisions et fait place à des règles qui permettent le bien vivre de tous. Ceci étant dit, avant Doré, Montréal ne possède pas de plan d’urbanisme officiel, ce qui durant l’ère Drapeau aura eu autant de ratés que de réussites, qui fait de l’ancien Maire un homme assez controversé, selon à qui vous en parlez.

Jean Doré et le comité exécutif décident dès le printemps 1987 de doter Montréal d’un plan d’urbanisme autant pour le centre-ville que pour les arrondissements de l’ancienne ville de Montréal. Je dis « ancienne » car la ville de Montréal tel que nous la connaissons aujourd’hui créée des fusions et dé-fusions de 2002 et 2006 respectivement n’est pas encore réalité. Ce n’est qu’en décembre 1992 après plusieurs audiences publiques et études sur l’arrondissement Centre, appelé Ville-Marie depuis 2002, que le plan est adopté coordonnant avec les fêtes du 350e de la ville.

Je pourrais faire mille articles sur le plan d’urbanisme, mais cette fois-ci je me concentre que sur une de ces règles, celle qui a probablement un des plus grands impacts sur la ville de Montréal. La restriction dans la hauteur de constructions en respectant l’importance du Mont Royal. Cette règle est probablement une des plus controversée du plan et je vais faire mon possible de vous expliquer pourquoi. Aussi tôt qu’en 1920, Montréal possède une législation empêchant les édifices de plus de 10 étages, cette limite fût poussée à 33 étages au cours des année 30, aujourd’hui avec le plan original de 1992 on peut y lire les paragraphes suivants.

Le paysage urbain montréalais est ponctué d’éléments significatifs qui jouent le rôle de points de repère ou de symboles et contribuent à l’identité de la ville.

Le Mont Royal, le fleuve Saint-Laurent, les îles et la silhouette du centre des affaires sont autant d’éléments dominants dont il convient d’assurer la mise en valeur et d’accroître la visibilité, pour renforcer leurs rôles respectifs.

La stratégie mise en oeuvre a pour but de conserver l’importance du Mont Royal dans la silhouette de Montréal en restreignant la construction sur ses flancs et en y imposant des limites de hauteur relativement restrictives. Cette règle de hauteur aide aussi dans la confirmation du centre d’affaire comme lieu privilégié de l’implantation de sièges sociaux et de tours à bureaux de prestige. par son caractère dense, le centre-ville permet la concentration d’assurer aux travailleurs, aux touristes et à la clientèle une excellente accessibilité aux transports en commun, aux équipements d’affaires comme le Palais des Congrès et la Place Bonaventure ainsi qu’aux loisirs comme les musées, salles de spectacles ou même le Centre Bell. Dans ce simple paragraphe, vous pouvez sûrement voir l’erreur de l’emplacement des installations olympiques dont le Stade qui, dans la nature même du plan d’urbanisme, éloigne le visiteur type du centre de la ville.

Le point 5.1 de la plus récente mouture du plan d’urbanisme de 2004 renforce la prédominance du Mont Royal en offrant les dispositions, tout comme en 1992, pour mettre en valeur les vues vers et à partir de la montagne Montérégienne et préserver la distinction des deux massifs formés par la montagne et les immeubles du centre. Fait à noter que la ville de Vancouver a plus ou moins la même règle que Montréal et même si les Montagnes North Shore de la Chaîne Côtière sont légèrement plus élevées que notre colline Montérégienne, leur plus haute tour ne dépasse pas les 200m.

Le point 5.1.1 stipule que la réglementation d’arrondissement ne peut permettre une hauteur de bâtiment supérieure à la moins élevée des hauteurs suivantes soit, 232,5 mètres au-dessus du niveau de la mer ou une hauteur de 200 mètres. Chaque lot de la ville possède une hauteur à respecter. Je vous invite à cliquer sur l’image suivante pour voir un fichier PDF de la carte de l’arrondissement de Ville-Marie pour comprendre un peu plus en détail.

Cliquer pour visualiser le fichier PDF en grand format.

Cliquer pour visualiser le fichier PDF en grand format.

La disposition impose également le respect d’une silhouette donnée. La réglementation de Ville-Marie doit prévoir qu’un bâtiment doit s’insérer dans la silhouette du centre telle que présentée dans l’illustration suivante. Ce qui a comme effet de combattre la construction d’édifice type « Tour Montparnasse ». Imaginez une tour de 200 mètres au beau milieu de Verdun ou de Villeray, l’impact visuel sur la ville, sur sa silhouette et sur ses résidents serait plutôt désastreux.

Silhouette à respecter selon le point 5.1.2

Silhouette à respecter selon le point 5.1.2

Finalement, le dernier point sur les limites de hauteurs, le point 5.1.3 impose que des critères assurant qu’un projet de construction d’un bâtiment doit maintenir des vues prédéfinies sur la montagne et sur le fleuve lorsque ce bâtiment est sur le parcours d’une vue identifiée dans les deux cartes suivantes. En d’autres mots, nul ne peut cacher le Mont Royal. C’est cette règle qui a été mise de l’avant lorsque le propriétaire de la défunte Maison Redpath a voulu raser cette dernière et la remplacer par une tour de plusieurs étages. La vue de la Rue du Musée étant obstruée, ce dernier, même s’il a finalement gagné la démolition de la maison, a dû revoir à la baisse la nouvelle construction.

Vues depuis le Mont Royal

Vues depuis le Mont Royal

Vues vers le Mont Royal

Vues vers le Mont Royal

Je vous épargne les technicités de ces trois règles à suivre pour toute nouvelle construction ou agrandissement à un édifice existant, mais les grandes lignes du point 5.1 sont claires. Le Mont Royal doit être prédominant dans la silhouette de la ville. C’est plus ou moins la même chose pour le point 5.2 qui couvre la spécificité des parcours riverains du Fleuve, de la Rivière, du Canal Lachine et du Canal de l’Aqueduc. Mais je n’élaborerai pas sur celui-ci, car ce qui m’intéresse ici c’est la hauteur et la montagne.

Des dérogations à ces règles sont demandées sur une base régulière, la plus récente est par la torontoise Cadillac Fairview pour son projet Quad Windsor. Les tours proposées originalement dans une zone à hauteur limite de 120m se sont vu offrir une petite mise à jour quand la ville, dans un plan particulier d’urbanisme pour le nouveau Quartier des Gares, a augmenté la limite de ces lots au sud du Centre Bell. Le promoteur a alors bonifié sa proposition pour y offrir deux tours de 170m, 50m plus élevé que les propositions originales. Or, voilà que le ce dernier aimerait la même chose se produire pour les tours #3 et #4 du projet Quad Windsor. Cadillac Fairview veut une limite augmentée à 210m au lieu du 120m actuel. La ville doit étudier ces demandes sérieusement, en prenant en considération de ne pas déroger aux points 5.1 du plan d’urbanisme que nous avons mentionné auparavant.

Montréal est pour une raison ou une autre en pleine ébullition et les tours en constructions en sont une belle preuve, des acheteurs étrangers, surtout venue d’Asie se lancent pour acheter à coup de millions les nouveaux condos dans ces constructions qui sortent à peine de terre au moment où j’écris ces lignes. Montréal a déjà été une métropole importante à l’international. L’Édifice New York Life Insurance sur la Place d’Armes est considéré comme le premier gratte-ciel de Montréal. Le Building Sun Life Rue Metcalf fut, à sa construction en 1931, le plus grand édifice en pied carré dans tout l’empire britannique et pas plus tard que dans les années 60, la Place Ville-Marie est à sa construction, le troisième plus haut gratte-ciel à l’extérieur des États-Unis et est dépassé par la tour de la Bourse comme plus haut gratte-ciel du Canada. Mais voilà que la question se pose plus que jamais, ces règles de limites de hauteur ont-elles empêché et empêchent-elles vraiment Montréal d’avoir des édifices de 300 ou 400 mètres? Je pose la question d’une autre façon, si demain, la ville abolissait la règle 5.1 de son plan d’urbanisme, verrions-nous des tours de 80 étages pousser sur René-Lévesque ou sur Ste-Catherine? Si oui, qu’elle serait leurs avantages et désavantages pour le Montréalais moyen?

Pour le moment, le titre de plus haute tour à Montréal revient au 1000 de la Gauchetière à 205m au toit. Le titre est disputé par le 1250 René-Lévesque qui à cause de son antenne de 40m atteint les 230m bien sonnés, tout dépend si vous êtes pro-antenne ou non. Les tours du Quad Windsor pourraient venir tout chambarder cette liste de plus hautes tours à Montréal et ce assez rapidement. Avec les nouvelles tours en constructions et celles encore sous la loupe de l’Office de Consultation Publique de Montréal, la ville verra un changement majeur au cours de la prochaine décennie et ça, à ce point précis dans le temps, qu’on le veuille ou non. Mais une chose est certaine, la silhouette de Montréal, malgré sa densification, verra que peu de changement puisque les règles du plan d’urbanisme datant de 1992 en dicte encore le résultat et la forme finale.

Voici une liste des 11 plus hauts édifices de Montréal sans les antennes.

  • 1000 de la Gauchetière, 205m
  • 1250 Boul. René-Lévesque, 199m
  • Tour de la Bourse, 190m
  • Place Ville-Marie, 188,1m
  • Tour CIBC, 187m
  • Tour du Stade Olympique, 175m
  • L’Avenue (en Construction), 175m
  • Tour des Canadiens (En Construction), 168m
  • 1501 McGill-College, 158m
  • Tour Sud du Complexe Desjardins, 152m

20 faits sur Montréal, 7e édition

 Aucun Commentaire | Article écrit le 31/05/15 par Martin

Avec cette 7e édition de « 20 faits sur Montréal que vous ne savez probablement pas » c’est plus de 140 faits cocasses, inusités, utiles et différents que ProposMontréal vous présente sur notre belle ville, du premier décès en automobile jusqu’à la quantité de cubes dans Habitat 67. Ce genre de liste vous intéresse? Ne manquez pas les éditions précédentes et faites-le nous savoir si vous avez appris quelque chose de nouveau.

1ère partie, 2e partie, 3e partie, 4e partie, 5e édition, 6e édition

  • Edward Stranger, journaliste aux affaires maritimes du quotidien The Gazette est celui qui a eu le scoop international sur l’incident du Titanic le 14 avril 1912. ah oui et The Gazette, avait un journaliste pour les affaires maritimes.
  • Dans le comics édition #34 de novembre 1967 appelé, To squash a beetle!, le héros Daredevil est capturé par le méchant, The Beetle, et est apporté à l’Expo 67 ou le méchant à l’intention de démasquer le super héros en direct à la télé. Montréal a aussi apparu dans Batman, Hulk, X-Men et d’autres comics de Marvel et DC. en 1993, les Expos de Moises Alou se sont retrouvés aux côtés de SpiderMan.
  • Daredevil et Spideran à Montréal.

    Daredevil et Spideran à Montréal.

  • Cadeaux de Louis XIV en 1701, l’horloge sur le Vieux Séminaire des Sulpiciens est la plus vieille horloge encore en fonction en Amérique du Nord.
  • La statue d’un homme lisant un journal, « Catching Up » de John Sewart Johnson II devant le 4141 Sherbrooke Ouest lit l’édition de The Gazette du 4 juillet 1985 mettant en vedette Bruce Springsteeen.
  • Catching up de J. Seward  Johnson II

    Catching up de J. Seward Johnson II

  • Dans la trilogie « Le seigneur des Anneaux », l’acteur Viggo Mortenson, un fan des Canadiens de Montréal a porté un t-shirt de l’équipe durant tout le tournage.
  • Avec 125 points d’ancrages, la Station Bixi au coin de la Rue de la Commune et King est la plus grande du réseau en Amérique du Nord.
  • De 1940 à 1943, le fort de l’Île Ste-Hélène, aujourd’hui le Musée Stewart était le Camp S/43. Plus de 400 italiens jugés fascistes et sympathisants de Mussolini durant la 2e grande guerre y sont emprisonnés par la couronne Britannique.
  • Camp S/43, Photo: Bibliothèque et Archives Canada

    Camp S/43, Photo: Bibliothèque et Archives Canada

  • L’oeuvre de la station Peel par Jean-Paul Mousseau se nomme « 54 cercles » mais n’en compte maintenant que 37.
  • Vous connaissez Montréal-Nord, Montréal-Est et Montréal-Ouest mais saviez-vous qu’il a existé une ville au nom de Montréal Sud? La ville se situait aujourd’hui où se trouve le Métro Longueuil et la Place Charles-Lemoyne.
  • La Ville de Montréal possède 6 550 km de trottoir sur son territoire, Soit la distance à vol d’oiseau entre Montréal et Rome (pas le Boulevard de la rive-sud, mais la ville en Italie où tous les chemins mènent).
  • Selon mes calculs très scientifiques à l’aide de Google Maps. Le Canal de l’Aqueduc est d’une longueur de 8.12km. Du Boulevard Lasalle jusqu’à la Station de Pompage Atwater. Vous seriez surpris combien de gens n’ont aucune idée que ce canal existe.
  • La Rue Ontario porte cette désignation depuis 1842, soit, 25 ans avant que la province du même nom soit nommée en 1867 par la confédération canadienne. La rue Montréalaise porte son nom en honneur du lac et non de la province.
  • Le bâtiment de la Banque de Montréal sur la Place d’Armes se veut une réplique du Panthéon de Rome.
  • Rome à gauche,  Montréal à droite

    Rome à gauche, Montréal à droite

  • La grande région de Montréal est le seul endroit dans le monde où il est possible de trouver toutes les pièces et de fabriquer un avion de ligne en entier tout en restant dans un radius de 30km.
  • L’Agence Mondiale Antidopage est une fondation internationale indépendante, chargée de promouvoir, coordonner et superviser la lutte contre le dopage dans le sport incluant les olympiques, les sports professionnels et les autres compétitions internationales. Créé en 1999 par le Comité Organisateur Olympique, son siège social se trouve dans la Tour de la Bourse de Montréal depuis 2002.
  • En 2008, l’Astronaute Greg Chamitoff apporta 18 bagels de chez Fairmount Bagels dans la Station Spatiale Internationale
  • Jusqu’en 1880, le Square St-Louis était en fait un réservoir à air ouverte contenant trois millions de litres d’eau potable.
  • Carte postale du Square Saint-Louis

    Carte postale du Square Saint-Louis

  • La Victoria Skating Rink a été l’hôte du premier match de hockey organisé à l’Intérieur, ça je l’ai déjà mentionné dans ce billet de 2012. Mais un autre fait d’armes intéressant de l’arena, c’est le premier bâtiment à être électrifié au canada.
  • Arena Victoria Rink

    Arena Victoria Rink

  • La Rue Jarry et le Parc Jarry sont nommés en honneur de deux différentes personnalités. Le parc pour Raoul Jarry, conseillé municipal dans Villeray tandis que la rue est nommée en rappel de Stanislas Blégnier dit Jarry, cultivateur à qui appartenait ces terres au moment de l’ouverture de ce chemin. Fait bonus, le Parc Jarry a été nommé le Parc Jean-Paul II de 1985 à 1987 en honneur du passage du Pape en 1984.
  • L’ingénieur informatique Neil Papworth, première personne à avoir envoyé un message texte en 1992 habite aujourd’hui à Montréal. Il travaille pour Oracle. Son message de 1992 était « Merry Christmas ».

Avez-vous appris quelque chose de nouveau? Utiliserez-vous ces nouvelles connaissances lors de vos conversations. Si oui, je vous demande de partager cet article.


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