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Grands projets de Montréal.

 Aucun Commentaire | Article écrit le 14/03/15 par Martin
Jetée Alexandra, un des projets dévoilés lors du Forum Stratégique de la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain.

Jetée Alexandra, un des projets dévoilés lors du Forum Stratégique de la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain.

Je suis certain que Montréal n’aura pas eu une telle effervescence depuis les années Drapeau à la Mairie de la Métropole. Expo 67, les Olympiques de 76 et l’apparition de grandes tours dans la ligne d’horizon auront fait la mairie de Drapeau une pour l’histoire. Avance rapide à cette semaine quand la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain nous offrait en grandes pompes leur neuvième édition du Forum stratégique annuelle présentant les grands projets. Ce forum sert à présenter les grands projets qu’attendent les Montréalais au cours des années à suivre. Ces projets sont pour la plupart des annonces pures et dures avec la chance de les voir très grandes. C’est avec un buzz sur les médias sociaux que la cuvée de cette année fut dévoilée et je dois dire que c’est probablement la plus belle collection de projets depuis les neuf ans de ce forum. Si toutes ces annonces se réalisent, Montréal de 2020 sera grandement différent de celui de 2015. Ces projets s’ajoutent à ceux déjà en mouvement comme Turcot, Champlain, le pôle du Parc Olympique et les grandes tours du Quartier des Canadiens.

Ces projets sont plus humains, des façons d’embellir la ville pour les Montréalais et ceux y viennent, ce n’est pas les événements de 1967 et de 1976 mais avec les nouveaux médias et la mondialisation, il n’est pas nécessaire de faire des événements en grandeurs pour attirer les yeux sur la ville. Vous n’avez qu’à construire un nouveau tronçon de piste cyclable en site propre et les sites de cyclisme du monde entier en parlerons. Il est possible de « mettre Montréal su’a map » qu’avec des investissements intelligents qui auront un effet positif mondialement. Ces annonces sont exactement cela et je me réjouis de voir cette nouvelle ère d’investissement dans une métropole qui malheureusement, en a grandement besoin.

C’est plus de quatre milliards qui ont été officialisés lors de la présentation et j’en ai retenu quelques uns que je vous présente ici. Prenez note que ces projets ne sont que mes préférés et plusieurs autres seront en cours.

McGill love Royal-Victoria.
C’est depuis l’annonce du CUSM que l’université internationale courtise avec le gouvernement pour mettre la main sur ce qui restera de l’hôpital construite en 1893. Hier nous avons eu la chance voir l’intention de transformer les bâtiments en résidences, salles de classe et en service aux étudiants ce qui agrandira énormément le Campus McGill sur la montagne. Ajoutons à ça le nouveau campus Outremont de l’Université de Montréal et le quartier de l’ÉTS et Montréal mets la main sur le titre de ville étudiante par excellence avant bientôt. Malheureusement, nous avons toujours les grèves de l’UQAM et du Cegep du Vieux-Montréal pour nous rappeler à l’ordre de ce côté.

Jetée Alexandra.
Cela fait plusieurs fois que je mentionne ce projet sur le blogue. Le quai qui accueille présentement les croisiéristes est d’une abomination hors du commun. Un bloc de béton froid et sans vie qui reçoit plus de 55 000 touristes à chaque saison. Montréal peut devenir très facilement une table tournante de l’industrie de la croisière Québec/maritime/Nouvelle Angleterre. Les gens ne font pas qu’y passe pour quelques heures, c’est d’ici que plusieurs croisières prennent fin et démarrent avec de nouveaux passagers. Les visiteurs y sont habituellement pour une nuitée ou deux. Il est donc important de prendre en considération leurs premiers ou derniers souvenirs de Montréal qu’est l’endroit qui les accueillent.

L’oratoire St-Joseph
Je vais m’abstenir de parler religion pour ne pas démarrer de débats inutile, mais malgré la baisse importante de la religion catholique à Montréal, l’Oratoire reste un des joyaux architecturaux de la ville, un des plus hauts points de la montagne et une partie importante de notre histoire. Montréal a été construit par la religion et ça, il ne faut pas l’oublier. Rien que son dôme terminé en 1939 est le troisième plus grand sur la planète et un des sites les plus visités du Québec. Religieux ou non, il est impossible de visiter Paris pour la première fois sans passer par Notre-Dame ou de visiter Rome sans entrer dans la Basilique Saint-Pierre. L’Oratoire devrait être traité ainsi. La Basilique Notre-Dame a vue la Place d’Armes se refaire une beauté, il est temps pour l’église du Frère André de recevoir le même traitement.

Recouvrement de Ville-Marie
LE projet qui a réussi à faire tourner le capot de Richard Bergeron est celui dont je doute le plus. Malheureusement, comme d’autres exemples où multiple palliés de gouvernement sont investis, ils ont tendance à tourner en rond et être plus long à compléter. Le Rond Point Dorval ou le SRB Pie-IX en sont de bons exemples. Reste que j’ai quand même confiance de voir celui-ci de mon vivant, le Quartier de la Santé doit être accueillant pour les milliers de gens qui y travailleront ou qui y recevront des soins. Déjà qu’être à l’hôpital au Québec est une corvée hors du commun, aussi bien rendre l’expérience un peu plus agréable. Malgré une promesse de 100 millions, il n’y a pas encore d’évocation concrète et le concours de design n’est même pas encore lancé, il faut donc en croire les élus en place, ce qui en soi peut devenir un projet important.

J’aurais également ajouté la reconversion de Ste-Catherine Ouest dans cette liste, mais les détails sont encore trop flous et plus d’annonces seront faites lors de la présentation du projet entier au début du mois de mai, je consacrerais sûrement un billet complet à ce projet qui me tient plus à coeur que les autres. La grande déception pour moi est qu’il n’y a toujours pas de projet concret pour le grand silo #5 que j’aurais aimé voir transformer. Ce merveilleux exemple de l’histoire industrielle du port reste debout en attendant qu’on décide de l’inviter au party. Le Rond point Dorval, l’Îlot Voyageur et le Silo #5 sont les trois projets qui démontrent que malgré le bon vouloir de tous et chacun, la grande région de Montréal reste encore à l’intérieur de certain immobilisme qui se veut une plaie sur les administrations qui se suivent depuis plus de 20 ans maintenant.

Oui, oui je sais, vous allez me parler de l’état lamentable des rues de Montréal avec des nids-de-poule dangereux. Quand c’est rendu que les trous sont aussi dangereux pour les piétons qu’ils le sont pour votre suspensions, c’est à un point plutôt ridicule. Mais les réfections des rues sont des combats de tous les jours, c’est du macro-management, ce n’est pas des lègues à laisser aux générations futures et il faut séparer les deux, c’est de l’instant présent et ces projets annoncés n’enlève aucunement un sous au budget de la mise à jour du chemin routier.

Je le répète souvent. Montréal doit arrêter de se comparer à Toronto, New-York, Paris ou Londre. Montréal est une ville de 2e niveau mais habituellement, ce niveau est le plus intéressant à visiter, à voir, ces villes sont plus humaines, plus agréables. Montréal doit regarder vers Boston, Copenhague, Zurich ou Prague. Le « Laissons Toronto devenir Milan, Montréal restera toujours Rome. » que Drapeau aura lancé lors de son discours du 24 octobre 1960 n’aura jamais été aussi vrai que maintenant.


Mordecai finalement

 Aucun Commentaire | Article écrit le 07/03/15 par Martin
Mordecai Richler silhouette

En 2013, l’arrondissement de Rosemont-Petite-Patrie annonçait en grande pompe qu’ils nommeraient une rue et une place publique au nom du cinéaste controversé Pierre Falardeau décédé en 2009. Cela aura pris que trois ans et demi pour reconnaître l’importance culturelle et politique que fut Falardeau sur le Montréal moderne. Le cinéaste ouvertement séparatiste et grand artiste ne fut rien de moins qu’un personnage important pour des millions de Québécois et environ la moitié des Montréalais. Il est certain que Falardeau n’était sûrement pas un choix toponymique de qualité pour la moitié de Montréalais de souche anglophone qui ont probablement vu encore moins de raisons de se retrouver à R.P-P. Qu’on l’aime ou non, il est le genre de personnalité qui a mis Montréal à l’avant plan de son art.

Pourtant, pas trop loin mais en 2015, un autre Montréalais se voit finalement honoré plus de 14 ans après son décès. Le 12 mars prochain, le Maire Coderre fera l’annonce que la superbe Bibliothèque du Mile-End sera renommée en honneur de l’écrivain Montréalais Mordecai Richler en plus de le nommer citoyen l’honorifique.

La Famille Richler est arrivée en 1904 quand le grand-père de Mordecai immigre à Montréal depuis L’Europe de l’Est et devient rapidement un homme d’affaires respecté, ferrailleur et père de 14 enfants. Richler voit le jour le 27 janvier 1931. La famille habite dans un ghetto juif autour de la rue St-Urbain. Cette rue sera même immortalisée dans le roman de l’auteur « Cavalier de St-Urbain ». Enfance en grande partie orthodoxe juive difficile durant la guerre, Mordecai voit ses parents se séparer en 1943 suite à la demande de sa mère, Lily, d’annuler le mariage sur les bases qu’elle était sous l’âge légale permise lors de la cérémonie. Il fréquente l’École Secondaire Baron-Byng de la rue St-Urbain. L’école nommée en honneur du Compte Byng de Vimy et ancien gouverneur du canada, aussi connu pour avoir fait don du Trophée Lady Byng encore décerné au joueur de la LNH ayant démontré le meilleur esprit sportif. L’école est toujours là aujourd’hui, du moins le bâtiment l’est et héberge les bureaux de Jeunesse Au Soleil. Sans abandonner ses racines juives, il renonce tout de même aux pratiques orthodoxes et abandonne l’Université George-Williams (Concordia aujourd’hui) après seulement sa deuxième année. Après une courte période comme journaliste du Montreal Herald, le Montréalais voyage l’Europe entre 1949 et 1951, s’installe durant une période importante à Paris où il écrit son premier oeuvre de fiction, « L’acrobate »

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Il revient à Montréal les poches vides et travaille entre autre à la radio de la CBC, vers 1954 « L’acrobate » est finalement publié au canada avec une réception modeste. Richler retourne alors en Angleterre où il rencontre sa première épouse une Québécoise, sa doyenne de neuf ans, Catherine Boudreau, qu’il divorcera assez rapidement. Durant les préparatifs du mariage à Catherine, il rencontre et est « emporté » par Florence Mann, alors épouse d’un ami scénariste Stanley Mann (Conan, The Naked Runner). Les deux, suite à l’échec de leur précédente union se marient en 1960 et c’est cette relation qui durera jusqu’à la mort de l’auteur. Richler publie deux autres ouvrages, mais ce n’est qu’en 1959 avec la publication de « Apprentissage de Duddy Kravitz » que l’auteur voit son nom placé parmi les auteurs importants de sa génération. L’histoire d’un jeune juif de Montréal déterminer à monter les échelons de la société. Le livre sera porté un grand écran en 1974 avec un jeune Richard Dreyfuss dans le rôle principal et Micheline Lanctôt dans le rôle de son épouse Québécoise. Une des scènes les plus reconnus du film est sûrement quand le jeune Kravitz rencontre son père au Wilensky’s Light Lunch de la rue Fairmount.

Il publiera plusieurs autres romans, « The Incomparable Atuk », « Cocksure », « Hunting tiger under glass » et « St-Urbain’s Horseman » avec les deux derniers remportant le prix du Gouverneur Général suite à leur publication. Il revient à Montréal pour y rester en 1972 où il travaille dans le monde de la télé et du cinéma où il écrit lui-même le scénario pour l’adaptation de Duddy Kravitz ainsi que le scénario pour le film basé sur la Famille Bronfmans « Solomon Gursky was here » Son dernier roman « Barney’s version » sera publié en 98 et adapté pour le cinéma en 2010.

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Mordecai Richler sera surtout reconnu comme un « brasseur d’idées » avec ses commentaires sociaux dans le Maclean’s, le New-York Time ou le New Yorker. C’est dans ce dernier qu’il froissa le plus de francophones avec un billet sur la répression de la langue anglaise au Québec qui deviendra en 1992 un ouvrage sur la division du pays « Oh canada! Oh Quebec! Requiem for a divided country » lui apportera beaucoup de critiques de la base politique séparatiste et même des menaces de mort. « Nous bataillons les stéréotypes avec des stéréotypes, si plusieurs canadiens français avait l’impression que les juifs de la rue St-Urbain était de manipulateurs du marché et secrètement riches, mon point de vue typique du canadien français était un stupide mâcheurs de gomme-balloune, portant ses cheveux graisseux séparés au milieu qui se tenait à la commission des liqueurs » affirme l’auteur. Malgré ces coups de poing parfois sanglant, il savait que les canadiens français était de bonnes personnes. « Le problème, c’est qu’il n’y avait aucune discussion entre les français et les anglais », comme quoi les choses n’ont pas beaucoup changés. « Si les français étaient nos ennemis, des Pea-Soups, il y avait juste les Wasp qui étaient vraiment craint et haïs ».

mordecai

L’auteur souvent accusé d’antisémitisme avait dit dans une entrevue « je suis critiqué par les séparatistes, par les féministes, par l’establishment juif et pourquoi pas, j’ai tiré sur eux, je suis donc fair game » comme quoi il savait et ce, jusqu’à sa mort en 2001 qu’il avait fait une différence. Le 3 juillet s’éteignit un des écrivains les plus importants du canada et du Montréal anglais. Suite aux controverses de ses dernières années, l’auteur, qui comme vous avez remarqué n’avait vraiment la langue dans sa poche ne se verra pas honoré tel qu’il le devrait. Un belvédère laissé à l’abandon au pied du Mont-Royal fût nommé en son honneur, mais aujourd’hui encore en décrépitude et sans aucune plaque commémorative en son nom. Des plans depuis sa mort ont tous été considéré; une rue, une bibliothèque ou un parc du plateau ont tous été refusés par les élus. Une ruelle fut alors suggérée, mais refusée par la famille de l’écrivain.

La saga prendra fin et c’est avec une grande reconnaissance méritée et au combien appropriée que l’ancienne église anglicane construite en 1904 au 5434 de l’Avenue du Parc acquise et transformée en bibliothèque de quartier en 1992 par la ville portera maintenant le nom de l’illustre écrivain de la rue St-Urbain.

Intérieur de la Bibliothèque du Mile-End

Intérieur de la Bibliothèque du Mile-End

Les juifs anglais du Mile-End d’où est issu Richler, récemment chassés de leur pays par des guerres et le racisme se retrouvèrent à Montréal, insécures et complexés par leur situation de minorité dans le Québec. En contexte, on peut voir les similarités avec les canadiens français des années 60 qui eux se voient insécures et complexé par leur situation de minorité dans une amérique du nord avant tout anglophone! Je ne sais pas si Falardeau et Richler se sont déjà rencontré, mais si ces deux personnages Montréalais plus grands que nature avaient eu la chance d’échanger autour de multiples verres qu’ils aimaient tous deux, ils seraient probablement devenus de grands amis malgré leurs importantes différences d’idéologie. Un exemple que les deux Montréal devraient suivre parce que si les blokes oublient qu’il habitent dans une province francophone, les pea soups oublient trop souvent à leur tour que Montréal a aussi été fondé par les Anglais, les Juifs, les Écossais et les Irlandais catholiques et qu’ils ratent une belle culture connexe à la leur passant tout simplement sous leur nez à tous les jours.

MISE À JOUR: Je tiens a préciser que suite à quelques courriels et des commentaires dans différents médias sociaux que je ne fait pas l’apologie de Mordecai Richler. Une personne m’a envoyé un courriel me disant que s’il me rencontrait, je cite « Me crisserait une ostie de volée ». Ce personnage au sourire rarissime qui acceptait très mal les gens qui avaient des opinions opposées aux siennes n’est pas dans mes bonnes grâces. ProposMontréal parle de toponymie, de Montréalais sous toutes leurs coutures et Richler était un Montréalais pure laine, même si son idéologie était au pôle opposé du mien. Il y a du positif partout et chez tout le monde, même Richler.


Le Sneckdown.

 Aucun Commentaire | Article écrit le 22/02/15 par Martin

Malgré ce que les gens aiment se faire croire, Montréal est vraiment une ville nord-américaine de la côte est où la voiture est reine de la route. Même si ce n’est pas nécessairement aussi négatif que certains maires d’arrondissements laissent croire, il y a quand même plusieurs façons d’apaiser la circulation pour rendre la vie des piétons et des cyclistes plus facile, sans avoir à rendre la vie des automobilistes plus difficile. Nos rues ne sont pas des autoroutes, les limites de vitesses varient entre 30km/h et 50km/h et franchement, ces limites peuvent être très difficiles à respecter. Moi-même automobiliste, je me vois souvent dépasser de 10km/h à 20km/h cette limite. Pourtant, je fais attention, je ne suis pas un fou du volant, vedette de Fast and Furious, je suis le flot de la circulation et je me surprends de vouloir accélérer au lieu de ralentir. C’est à cause de cette mentalité que les arrondissements et les villes recherchent des façons de ralentir la circulation. Dos d’ânes, arrêts aux quatre coins, sens-uniques, ces méthodes fonctionnent mais ruinent la fluidité de la circulation, tout aussi importante au bon rendement d’une métropole en santé.

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Avec un tel nom, le « sneckdown » phonétiquement sonne comme le nouveau sport à la mode ou encore la suite logique du « planking » et du « selfie ». Le « sneckdown » est un terme non officiel utilisé en urbanisme pour décrire les chemins empruntés par les véhicules et les piétons dans les rues nouvellement enneigées d’une ville. Un genre de papier à tracer pouvant guider les urbanistes à voir le chemin utilisé par les usagés de la route. C’est un jeu de mots anglophones avec les mots « Snow » (neige) et « Neckdown » (avancée de trottoir), qui semble avoir ses sources sur le très bon blogue Streetfilms.org qui se spécialise dans la création de vidéos sur l’utilisation intelligente de la rue. Pendant que nous y sommes, je vous suggère fortement de vous abonner à ce site.

Le « sneckdown » peut aider à trouver cette solution à l’apaisement de la circulation sans nuire au flot de véhicules. Suite à une nouvelle neige, allez-vous placer sur un coin de rues et regarder le chemin emprunté par les différents usagés de la route. Vous serez surpris du peu d’espace que l’automobile à vraiment besoin en comparaison à l’espace que lui donne. Malheureusement/heureusement, Montréal est, malgré ses critiques, déneigée de façon assez efficace, il n’est donc pas possible de voir des amas de neige sur les coins des rues comme dans les exemples américains tirés du site StreeFilms. Si une section de rue n’as pas de trace de mouvement, c’est à se demander si cet espace ne pourrait pas être utilisé pour agrandir le trottoir, placer du mobilier urbains ou tout simplement y mettre un peu de verdure.

Coin de la rue Gilford et St-Denis

Coin de la rue Gilford et St-Denis

Vous remarquerez que plusieurs arrondissements prennent le chemin du « neckdown » de trottoirs de grandes artères. Le « neckdown » (sans S) est l’approche qui consiste à allonger les coins de rues, créant une saillie, réduisant ainsi la largeur du chemin passant pour les véhicules. Les points positifs sont grands, premièrement, du point de vue de l’automobiliste en moi, ces saillies me permettent de traverser une intersection en ayant un regard plus sécuritaire sur la circulation de la rue perpendiculaire que je tente de croiser. Il n’est pas nécessaire d’avancer dans la voie de manière dangereuse pour voir si un véhicule s’en vient, qui est peut-être caché par les véhicules stationnés. Pour le piéton, le trottoir est une barrière imaginaire entre l’auto et lui, offrant un esprit de sécurité à la personne voulant traverser la rue. Si je prends l’exemple de la Rue Ontario dans Hochelaga qui a tout récemment ajouté une série d’apaisements de la circulation, incluant des trottoirs élargis sur la Promenade. Un piéton peut maintenant traverser sur 8 mètres au lieu de 12m. Ces quatre mètres de différence à pied, peuvent faire la différence sur la sécurité de ce dernier pour se rendre de l’autre côté. Bien sûr, il y a quelques points négatifs, les véhicules d’urgences aussi sont ralentis et ça supprime quatre places de stationnement au minimum sur chaque coin.

Les nouveaux trottoirs de la Promenade Ontario. Un exemple de

Les nouveaux trottoirs de la Promenade Ontario. Un exemple de neckdown et une sécurité accrue pour les piétons

Toronto et New York ont tous de belles communautés de « Sneckdowneux », blogues, pages Facebook, hashtags sur Twitter. Montréal est un peu en queue de peloton. Des citoyens de ces grandes villes ont utilisé leurs découvertes pour faire changer les règles en s’improvisant urbanistes envers leur élus. Ils ont réussi à faire comprendre que les piétons doivent avoir plus de place, pour le bien-être et la santé de la ville et pour la sécurité de tous ceux et celles qui utilisent la rue, qu’ils soient à pied ou en auto. La neige permet de redessiner la rue de manière efficace et unique.

 

Alors, allez-vous garder un oeil sur la rue lors de la prochaine bordée de neige?
Croyez-vous que le « Sneckdown » est une bonne façon pour guider les urbanistes?

 

 

L’Équipe de Streetfilms.org est passée à Montréal et semble avoir apprécié leur visite.


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