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Je re-vois MTL

 Aucun Commentaire | Article écrit le 20/11/14 par Martin
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Ce fut une belle journée lundi avec l’événement Je Vois MTL. Montréal a besoin de plus d’événements rassembleur de ce type, à l’Exception de cette première et de C2MTL, la créativité des gens d’affaire de Montréal est plus souvent qu’autrement ignoré, enterré par le cynisme du citoyen moyen et une classe politique désenchantée. Mais il y a quelque chose dans l’eau ou peut-être que les astres ce sont alignés, mais lundi, les gens étaient à l’écoute. En résumé, des organismes, des compagnies privées ou de simples citoyens étaient invités dans cet immense « brainstorm » pour partager leurs idées de projets, comment les rendre à terme sans aide nécessaire du gouvernement et ce en mettant les avantages de la ville à l’avant plan. Les participants se devaient de signer un engagement « promettant » de prendre leur projet et de le compléter. Je Vois MTL se voulait une belle journée de rencontre, de réseautages et de boîte à idées.

C’est plus ou moins 180 projets économiques, architecturaux et sociaux qui furent présenté lors de la journée. De ces 180, nous en avons retenu qui nous touchent plus particulièrement. Des projets dont ProposMontréal serait prêt à pousser corps et âme sachant que leur différence sur la métropole serait sans équivoque. Prenez note que ce sont NOS projets favoris et pas nécessairement les meilleurs. Je ne ferai pas une description détaillée de chaque projet de la liste, mais en cliquant sur le titre, vous pourrez être transporté sur leur page dans le site de jevoisml.com

Revitalisation de l’Esplanade de la Place Ville-Marie.
L’Avenue McGill College se termine sur une place publique très mal utilisée, soit la place publique entre La Place Ville-Marie et l’Édifice de la BDC. L’idée lancée par Ivanhoé Cambridge sera de rendre l’endroit un peu plus joviale, plus attirante et avec les rumeurs de transformation de McGill College en rue piétonnière, cet espace urbain pourrait devenir un formidable nouvel endroit où tenir des événements en plein air.

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Embellissement des structures de béton de l’autoroute 40.
Présenté par l’Association des Ingénieurs-Conseils du Québec, ce projet veut redonner vie aux structures de béton soutenant l’autoroute surélevée en y peinturant des murales créées par des artistes locaux et mises en oeuvre par des jeunes en réinsertion sociale. Si vous suivez ce blogue, vous connaissez mon amour pour les murales et pourquoi ce projet m’attire. De plus, la 40 est surélevé sur plusieurs kilomètres, traversant plusieurs arrondissements, les pilons de la Métropolitaine ne sont que des canevas de béton attendant des artistes.

METROPOLITAINE

Projet de dépanneurs santé
Le terme est relativement nouveau, les « Déserts Alimentaires » sont des endroits où l’offre alimentaire est, soit malsaine, soit inexistante. En revanche, il y a un dépanneur à chaque coin de rue à Montréal. l’idée de la Direction de la Santé publique de Montréal est de joindre les deux. Encourager les dépanneurs à tenir un inventaire plus intéressant de fruits et légumes pour en encourager la consommation, assurer la rentabilité économique du projet et peut-être rendre le goût d’une pomme à 0,50$ plus intéressante qu’un hot-dog à 1,00$ Oui ça commence par l’éducation, mais la disponibilité du produit doit être là également.

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Parcours-relais Banque Nationale
Ce n’est pas un secret, le chemin entre l’aéroport de Dorval et le centre-ville est d’une morosité déconcertante. La Banque Nationale projette dès 2015 la revitalisation de la route à l’aide de végétation, d’oeuvres d’Art se voulant une interprétation des valeurs chères aux Montréalais. Une fois le chantier achevé, les créations feront l’objet d’un legs universel par BN et ses partenaires privés comptant entre autre Sid Lee et Aéroports de Montréal. Maintenant ce groupe privé doit convaincre à peu prêt tous les paliers de gouvernements.

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UniversCITÉS
Montréal est une ville universitaire, une des plus grandes en amérique du nord, C’est plus de 170 000 étudiants à Montréal durant la saison des cours. UniversCITÉS se veut un sommet, un événement où les intervenants du monde universitaire pourrait discuter et démontrer la valeur ajoutée des établissements dans le développement et la prospérité des villes, illustrant leurs contributions à Montréal par le passé et pour l’avenir et permettra de démontrer l’importance de continuer à les soutenir dans leur rôle de vecteurs du développement de la métropole.

Le Wi-Fi sur l’île, le vélo à l’avant plan, partenariat San Francisco-Montréal, lien aérien avec la Chine, du miel urbain et une tonne d’idées se sont échangées durant cette journée. Je ne pouvais pas vraiment nommer tous ceux que je voulais et je vous ai mentionné que cinq qui m’avait frappé. Je vous invite à aller sur le site de l’événement et prenez quelques heures de votre journée pour trouver vos projets préférés. De toute façon, il fait froid pour sortir. Comme si nous ne le savions pas déjà, je me suis quand même surpris à découvrir l’immense créativité des Montréalais.


Beaubien, une histoire de famille

 Aucun Commentaire | Article écrit le 15/11/14 par Martin

Nous avons demandé à nos fans Facebook si une chronique régulière sur la toponymie de Montréal pouvait les intéresser et la réponse a été d’un retentissent oui. Il semble que l’histoire c’est temps-ci est plus intéressant que le présent, pardon je m’évade. L’idée de cette rubrique m’est venu quand j’étais sur la rue Beaubien, venant de passer la station de métro du même nom et en plus ce sont deux parcs qui portent ce nom, soit un à Outremont et un dans Rosemont. L’avenue de 9.6km s’étire de la cour de triage d’Outremont jusqu’à l’autoroute 25 dans l’est et héberge entra autre le mythique Cinéma Beaubien, le Régine Café et l’hémisphère Gauche. Finalement, cette rue possède deux petites anomalies que je trouve intéressantes à mentionner dans son introduction. Premièrement, sa portion est et ouest sont décalé de quelques mètres au Boulevard St-Laurent ce qui la coupe en deux. Deuxièmement, la rue est à double sens sur toute sa longueur, sauf à son extrémité outremoitaise où elle est à sens unique direction ouest-est sur une longueur de 85 mètres entre Durocher et Hutchison.

Cinéma Beaubien

Cinéma Beaubien

Alors, voici la situation géographique de l’Avenue qui est assurément une des plus connues des montréalais et pourtant, qui était ce Beaubien qui mérite toute cette attention? Je dois faire mon mea culpa de ne m’être jamais posé la question auparavant. C’est alors que je me rends sur le site de Toponymie Montréal pour découvrir qui était ce Beaubien. Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant que la rue n’est pas nommée ainsi pour un seul individu, mais bien pour plusieurs générations de Beaubien qui auront fait une différence dans nos vies quotidiennes encore aujourd’hui. Une vraie toile de noms historiques que vous reconnaîtrez au long de la lecture. Comme quoi, ces désignations que les rues portent aujourd’hui, étaient des montréalais comme nous tous. Même si je ne suis pas un fan de généalogie, je n’ai pratiquement pas le choix dans ce cas-ci de partir de plus loin et de descendre les générations.

Famille Beaubien à la résidence de Pierre à Outremont.

Famille Beaubien à la résidence de Pierre à Outremont.

C’est vraiment en honneur de Pierre Beaubien (1796-1881) que la rue porte ce nom depuis sa désignation en 1912. Jeune il étudie au Séminaire de Nicolet et au Petit Séminaire de Montréal avant d’aller étudier à l’Académie de Paris où il ressort en 1819 avec un bachelier ès lettres et un doctorat en 1822 avant de revenir au Bas-Canada en 1827. En plus d’être médecin des Sulpiciens et des Soeurs de Notre-Dame et dans plusieurs établissements à Montréal. Il est réputé pour avoir introduit le stéthoscope au Canada et fait partie en 1837 d’un groupe de Patriotes armés qui protègent Louis-Joseph Papineau dont la maison est attaquée par des anglais il est Président de la société Saint-Jean-Baptise en 1859. Il eut également une vie politique importante, élu à l’Assemblée législative du Canada de 1843 à 1844 et de 1844 à 1849. Il fut conseillé municipal pour la Cité de Montréal de 1843 à 1846. le patriarche de mon histoire possède plusieurs lots de terrains sur l’île de Montréal à Côte-Ste-Catherine, Côte-St-Louis et Côte-des-Neiges. Outremont et le Cimetière Côte-des-Neiges sont situés sur ses lots. Il fit don de quatre de ces terrains vers 1868 à l’Évêque Ignace Bourget pour y construire l’institut des sourds-Muets du Québec, Coin Ste-Dominique et St-Louis (aujourd’hui l’Avenue Laurier). Pierre et son épouse Marie-Justine Casgrain (veuve de Dr. Charles Butler McGuire) lèguent à la ville de Saint-Louis plusieurs lots et de voies de circulation qu’ils nomment Maguire, Casgrain, de Gaspé, Alma et Lauretta (aujourd’hui St-Viateur). Ce couple aura qu’une enfant, Louis.

Pierre et Louis Beaubien

Pierre et Louis Beaubien

Louis Beaubien (1837-1915), baptisé en 1837 en présence de son parrain un certain Denis Benjamin Viger, fils de Denis Viger (Rue St-Denis, Square Viger) et de sa marraine Dame Marie-Julie Bruneau, épouse de Papineau. Homme public, il est élu dès 1867 à l’assemblée législative du Québec dans Hochelaga et élu au fédéral en 1872. Il est réélu plusieurs fois ensuite au provincial soit en 1875, 1878 et 1881. Comme son père, il est également président de la Société Saint-Jean-Baptiste en 1882. L’homme d’affaire est aussi reconnu comme étant un co-fondateur de la Banque Provinciale du Canada, aujourd’hui connue sous le nom de Banque Nationale. Par contre, il est plus reconnu comme étant le fondateur de la Ville d’Outremont en 1875. Depuis 1845, les villages de l’île de Montréal sont réunis selon des ensembles administratifs. La Côte-Sainte-Catherine est unie durant neuf ans à la Côte Notre-Dame-des-Neiges et, après 1855, relève d’un conseil siégeant à St-Henri. Ce type d’encadrement politique déplaît à certains habitués à se gérer seules et plusieurs d’entre elles réclament la reconnaissance de leur personnalité civile. C’est dans ce contexte, qu’en 1875, la Côte-Sainte-Catherine prend son envol sous le nom de Municipalité du village d’Outremont puis, en 1895, obtient son statut de municipalité de ville. L’ironie veut que cette dernière redevienne qu’un arrondissement. Louis Beaubien épouse à 27 ans Suzanne Lauretta Stuart, l’Avenue Stuart à Outremont porte son nom, ainsi que l’ancienne désignation de St-Viateur mentionné plus haut. Le couple aura quatre garçons et quatre filles, dont Charles-Philippe Beaubien, grand-père de Charles Taylor de la Commission Bouchard-Taylor. Son frère Joseph Beaubien fût Maire d’Outremont à plus d’une reprise et fonda la Brasserie Frontenac. Un buste de l’homme politique se retrouve dans le Parc Beaubien à Outremont.

Avenue Beaubien, coin Christophe-Colomb, 1961

Avenue Beaubien, coin Christophe-Colomb, 1961

Des quatre fils, nous allons nous concentrer ici sur Louis de Gaspé Beaubien (1877-1939). Il est un homme d’affaire sérieux et respecté à Montréal, il crée multiple compagnie dont la plus populaire fut certainement la firme de courtage L.G. Beaubien. Il fait partie du conseil d’administration de l’université de Montréal en autre qui honore aujourd’hui l’excellence académique en sciences sociales avec le prix L.G. Beaubien. Malheureusement, pour Louis-de-Gaspé, il est détrôné dans l’imaginaire montréalais par la dame qu’il épousa en 1899. Fille du Juge en Chef de la cour du Québec, alors appelé la cour du Banc du Roi, Sénateur Alexandre Lacoste et de Marie-Louise Globensky philanthrope très connu auprès des plus démunis. Nous parlons ici de Justine Lacoste-Beaubien, co-fondatrice de l’Hôpital Ste-Justine avec Irma Levasseur. Elle a consacré sa vie à cette institution en y dédiant toute son énergie et son temps ainsi que sa fortune. Elle se retire en 1966 de la direction de l’hôpital après près de 60 ans de services ininterrompus à l’âge de 89 ans. Elle aura donc été partie intégrale de tous les déménagements de l’hôpital qui porte son nom, du petit hôpital de la rue Saint-Denis en 1907, sur De Lorimier en 1908, au retour rue St-Denis passant de 70 à 300 lits. Elle planifie la construction d’un hôpital plus grand situé sur le Chemin de la Côte-Ste-Catherine en 1957. Avec 800 lits et affilié à l’Université de Montréal, l’Hôpital Ste-Justine est un des centres de pédiatries les plus importants au Canada.

Justine Lacoste-Beaubien 1903 et 1958

Justine Lacoste-Beaubien 1903 et 1958

Et nous avons bouclé la boucle. Du patriarche propriétaire de fermes et de terrains situés autour de la côte Ste-Catherine et d’Outremont à un hôpital pour les petits de l’île se situant exactement là où l’ancêtre de nom de la fondatrice élevait ses chevaux. L’avenue porte bien son nom après tout, la famille Beaubien aura une partie intégrante de la création du Montréal moderne, plusieurs ont été sénateurs, hommes d’affaire et philanthropes. De nos jours, la famille est encore bien vivante, Philippe de Gaspé Beaubien (1928- ) est fondateur de la compagnie Télémédia, fondateur de ParticipACTION, membre influent de l’Expo 67 et président de maintes conseils d’administrations. Ses fils et petits fils sont membres actif de la société, par exemples, Philippe de Gaspé Beaubien III est directeurs aux sains des Alouettes de Montréal et est toujours présidents de la compagnie de communication fondée par son grand-père et François de Gaspé Beaubien est membre du C.A. de Zoom Média. La Famille De Gaspé-Beaubien est membre sélect des 100 personnes les plus riches du Canada.

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On pense souvent aux Molson, Desmarais, Péladeau ou Redpath comme des familles ayant changé Montréal, mais chaque coin de rues, chaque parc ou espace public peuvent cacher une partie importante de notre histoire. La Famille Beaubien en sont un bel exemple. pensez-y la prochaine fois que vous emprunterez l’Avenue d’Outremont à Anjou. Oui j’ai sûrement oublié des détails, mais ceci n’était pas un cour d’histoire mais une note pour savoir qui était le Beaubien de la rue du même nom.


Les fêtes de Montréal.

 Aucun Commentaire | Article écrit le 04/11/14 par Martin

Le comité des fêtes du 375e anniversaire de Montréal ont annoncé les grandes lignes de ce qui, si tout se passe comme prévu, feront de ces fêtes celui qui laissera le plus aux générations futures. Mais avant de parler de 2017, que s’est-il passé avant dans l’histoire? Que nous reste-t-il du 300e, 325e et du 350e? Pourquoi ne pas aller encore plus loin, qu’est-ce que les presque 300 000 Montréalais ont fait lors du 250e de la fondation de la ville par Paul Chomedey Sieur de Maisonneuve quand ce dernier décréta les base du village de Ville-Marie le 17 mai 1642 sur l’ancienne Place Royale.

Si vous vous rendez sur la Place d’Armes, en face de la Basilique Notre-Dame, vous verrez le grand monument en honneur de Sieur de Maisonneuve trônant sur des figures historiques qui ont fait de Ville-Marie un endroit unique encore aujourd’hui. Ce monument par le sculpteur canadien-français Louis-Philippe Hébert représente en plus de Chomedey; Jeanne Mance, Charles Le Moyne, Raphaël Lambert Closse accompagné de sa chienne Pilote et un Iroquois tristement sans nom. Imaginé par un groupe de citoyens, ce monument parmi les plus photographiés à Montréal fût érigé en 1895 pour célébrer les 250e anniversaires de la fondation de la ville. Dévoilé en 1895, trois après les fêtes, vous pouvez voir que ça fait déjà un bail que les dates sont aléatoires dans notre ville. Durant ces mêmes fêtes de 1892, le Square de la Douane, Rue de la Commune à quelques mètres de l’endroit où Chomedey fonda Ville-Marie, est renommé Place Royale, nom original de cet espace qui après avoir été la Place d’Armes originale et ensuite la Place du Marché, a toujours été public. Une obélisque est érigée en honneur aux fondateurs que vous retrouverez encore sur la Place D’Youville.

Monument à Sieur de Chomedey, Place d'Armes

Monument à Sieur de Chomedey, Place d’Armes

La première guerre mondiale bât son plein lors du 275e de Ville-Marie, mais les simples festivités vont bon train plusieurs messes et tours de ville sont organisés par la Société Historique de Montréal et par la Société St-Jean-Baptiste. Une plaque commémorative au coin des rues St-Sulpice et De Bésoles dévoilée en 1980 remplace la plaque originale de 1917 honorant les Religieuses hospitalières de Saint-Joseph alors que le Maire Médéric Martin est en poste. Soeurs Judith Moreau de Brésoles, Catherine Macé et Marie Maillet, arrivent à Ville-Marie en 1659 pour venir donner un coup de main à Jeanne-Mance dans l’Hôtel-Dieu situé alors à cet endroit. Une description complète, presque heure par heure des festivités du 17 et 18 mai 1917 est disponible pour une lecture complète et intéressante. Tiré de ce texte, « Telles furent ces fêtes du 275e anniversaire de Montréal qui ont permis à la population de Montréal de se retremper dans les souvenirs anciens et d’y puiser un réel réconfort ».

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Pour le 300e de la fondation, des fêtes grandioses sont imaginées dès le début des années 30 par le comité du 300e de Montréal sous la présidence du très populaire journaliste Léon Trépanier. Malheureusement, en plein milieu de la seconde guerre mondiale, plusieurs de ces festivités sont abandonnées au soutien de guerre et force Trépanier à démissionner. La fête commence officiellement le 15 octobre 1941. C’est en début de janvier 1942 que le Maire Raynault invite les citoyens et les quartiers à faire leurs propres festivités, de janvier à décembre 1942, plusieurs activités plus modestes rappelles le tricentenaire de la métropole. C’est surtout l’église catholique qui prend les rênes et plusieurs services religieux sont célébrés en honneur à Maisonneuve. Le 17 mai, suite à la grande messe sur le Mont-Royal qui rassemble plus de 50 000 personnes, en soirée, les feux d’artifice de La Presse illuminent le ciel montréalais. Ni le gouvernement fédéral ou provincial ne participent financièrement aux cérémonies et malgré ce qui aurait dû être des fêtes très importantes, peu ou pas de monuments nous rappelle le 300e si ce n’est que la Cité-Jardin du Tricentenaire est située coin Viau et Rosemont.

Cité-Jardin au coin des Rue Viau et Rosemont.

Cité-Jardin au coin des Rue Viau et Rosemont.

Ce n’est rien de moins que l’Expo 67 que les montréalais se payent pour fêter le 325e de la fondation. C’est sûrement ces fêtes durant le règne Drapeau qui laisseront le plus leur marque encore visible aujourd’hui. Le Cadran Solaire Van der Heide offert par Rotterdam, La statue de Copernic, don du Congrès Canadien Polonais, la Biosphère ancien pavillon des USA et tous les pavillons encore utilisés de nos jours, l’île Notre-Dame, Le Planétarium Dow, la Ronde et bien sûr, le Métro sont tous des exemples de l’ampleur de legs de cet anniversaire. L’Homme de Calder est même inauguré le 17 mai 1967 en honneur de la fondation. Je crois que les Montréalais se sont repris pour les fêtes abandonnées du 300e. Je pourrais faire plus d’un article sur le Montréal de 1967, mais tellement de sites sont déjà dédiés à l’Expo que je ne voudrais pas m’y aventurer et peut-être me tromper. Quand ça vient à l’Expo 67, j’ai découvert que j’étais sous haute surveillance.

Ce n’est pas tous les projets qui verront le jour. En décembre 1964, le maire Jean Drapeau dévoile un projet de tour érigée à l’extrémité est de l’île Sainte-Hélène et d’une hauteur de 325m. Cette tour, réalisée conjointement par les villes de Montréal et de Paris, doit commémorer le 325e (325m pour le 325e) anniversaire de la fondation de Montréal, comme la Tour Eiffel ou l’Opéra de Sydney, cette tour se voulait une icône pour la métropole. Faute de ressources financières, le projet est abandonné dès l’année suivante.

Maquettes de la Tour Montréal-Paris avec Jean Drapeau

Maquettes de la Tour Montréal-Paris avec Jean Drapeau

Sous la Mairie de Jean Doré, les fêtes de 1992 ont un legs important et sont celles qui nous marquent encore le plus aujourd’hui. Comme si le recyclage était alors à la mode, le comité du 350e se réapproprie des endroits dans la ville. Le vélodrome est transformé en Biodôme, Environnement Canada signe une entente de 17,5 millions de dollars avec la ville pour réaménager le Pavillon des États-Unis en Biosphère, un lieu qui sera consacré à la mise en valeur, à l’observation et à la recherche sur l’eau et l’écosystème des Grands Lacs et du Saint Laurent. Le Casino de Montréal est annoncé dans l’ancien pavillon de la France et le Parc du Vieux-Montréal est ouvert. L’état du Vieux-Port et du Vieux Montréal des années 70 et 80 pourrait être un sujet d’article à lui seul. La sculpure par Calder est mis à niveau et déménagé dans son endroit actuel sous la menace de la famille de l’artiste et la Plage à Doré (nom non officiel) est aménagée au milieu du Circuit Gilles-Villeneuve (merci Julie pour toute l’information partagée).

Dans le monde muséal, le Musée d’Art Contemporain de Montréal qui se retrouvait dans un ancien pavillon de l’Expo dans la Cité du Havre depuis 1983 le quitte et est déménagé aux côtés de la Place des Arts. Les Musées de la Pointe-à-Callière et le Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu ouvrent leurs portes. Le Champs-de-Mars passe de stationnement à un superbe parc encore utilisé aujourd’hui avec le dévoilement des fortifications originales de la ville. On en profite également pour rouvrir le marché Bonsecours au public, on rénove l’Hôtel de Ville et ont construit le Complexe Chaussegros-de-Léry où logent plusieurs bureaux de la ville. L’action se passe surtout à la Place du 350e plus tard rebaptisé Place Émilie-Gamelin.

Champs-de-Mars, 192?

Champs-de-Mars, 192?

Quelques nouveaux monuments font aussi leur apparition. Arrivé sans avertissement, don de la ville de Berlin, une partie du mur de Berlin est installé dans le Centre de Commerce Mondial, la ville de Lyon offre le Lion de la Feuillée de 1831 qui lui se retrouve maintenant au Jardin Botanique. « Mémoire Ardente », l’oeuvre de Gilber Royer aujourd’hui sur la Promenade piétonnière sur de la Commune est alors dévoilée originalement sur la Place Jacques-Cartier. Finalement, un monument est dévoilée en honneur de Pierre Gadoys, propriétaire de la première concession offerte par de Maisonneuve, le 4 janvier 1648. C’est à cette concession que l’on doit l’orientation des rues de la ville et probablement les points cardinaux assez uniques à l’île de Montréal.

Pas nécessairement connecté aux fêtes, Montréal voit sa ligne d’horizon grandement s’améliorer en 1992 avec l’ajout du 1000 de la Gauchetière, la plus haute tour de la ville. Apparaît également le 1501 McGill College avec sa couronne en pyramide illuminée et le 1250 René-Lévesque, aussi connu sous le nom de Tour IBM Marathon la 2e plus grande tour du skyline montréalais.

Le trou où se retrouve aujourd'hui le 1000 de la Gauchetière.

Le trou où se retrouve aujourd,hui le 1000 de la Gauchetière.

Musée d'Art Contemporain depuis 1992.

Musée d’Art Contemporain depuis 1992.

Pour ce qui est du 350e, croyez moi, j’en passe et j’en oublie, 1992 fût une bonne année pour Montréal, j’ose imaginer comment sera le 400e. Mais entre les deux, nous verrons le 375e et malheureusement, je suis négatif face à cet événement. Le cynisme envers la classe politique qui sévit sur Montréal, le Québec et le canada seront, j’ai bien peur, encore bien présent en 2017. Nous serons toujours sous le règne de Coderre à la mairie ce qui n’est pas vraiment négatifs après que 100 jours en poste, ayant tout de même ses détracteurs. Couillard et sa bande sur leur niveau provincial qui nous coupe tout ce qu’il peut couper et même si Harper ne se représente pas lors des prochaines fédérales, nous serons sûrement entre les mains d’un Trudeau, le fils de l’autre, qui n’est pas plus une bonne nouvelle. Comme disent les anglais, « The apple doesn’t fall far from the tree ».

L’agrandissement du Quartier des Spectacles jusqu’à St-Laurent en passant par l’esplanade Clark, L’ouverture du belvédère de l’Oratoire St-Joseph, une mise à jour du Parc Jean-Drapeau, du Musée Pointe-à-Callière, de la Place Vauquelin et la mise en valeur du Mont-Royal sont tous possibles avec deux ans à faire. D’autres projets par contre verront le jour avec quelques années de retard ou seront tous simplement abandonnés. Le recouvrement de Ville-Marie, la transformation de l’autoroute Bonaventure et la réfection de la rue Ste-Catherine pour ne nommer que ceux-ci. Un peu comme 1992, l’année 2017 verra la ligne d’horizon changer énormément avec l’arrivée de tours dans le quartier du Centre Bell et l’ouverture du nouveau CHUM. On le souhaite la réouverture de bâtiments importants de l’histoire Montréalaise comme la Gare Viger.

Projections Cité Mémoire de Montréal en Histoires

Projections Cité Mémoire de Montréal en Histoires

2017 approche assez rapidement et j’ai bien peur qu’il soit trop tard pour fêter en grand, peut-être devrions-nous nous concentrer sur de petites choses qui feraient de grandes différences. Je vais taire les critiques à l’instant, oui de l’argent devrait être dépensé sur le logement social, sur la sécurité, sur les sans abris et sur les citoyens, mais ce genre de dépense devrait être faite à toutes les années fêtes ou non. Le 375e est une raison de faire le party, de se payer un peu de luxe, se faire plaisir. Se payer des installations qui pourront être utilisés par TOUS les montréalais, de toutes les classes sociales, de toutes les nationalités et de tous les coins de l’île, de Ste-Anne-de-Bellevue, jusqu’à Pointe-aux-Trembles. Si le 325e a mis Montréal sur la carte avec ces dépenses hors du commun, ces idées de grandeurs et un legs tout de même important. Celles du 375e devraient laisser une ville plus humaines aux générations futures. Si 1967 était l’année de tous les excès, 2017 devrait être l’année de l’ouverture de la ville sur sa propre population, des fêtes plus populistes.

J’ai fait cet exercice car comme plusieurs, je me demandais si boucher les trous et venir en aide au moins fortunés ne serait pas plus important. Comme il est possible de voir, ces projets de fêtes durant toute l’histoire aident à réunir les résidents, démontrent une certaine fierté envers notre ville et laisse des legs importants aux générations futures. Malgré qu’une partie de moi aurait passé par-dessus le chiffre 375 et attendre le 400, ces fêtes sont tout de même importantes et doivent être vues de façons différentes de la part des chialeux professionnels. Penser que cet argent est du pur gaspillage est la preuve du manque de vision de trop de Montréalais qui empêchent la ville d’avancer parmi les villes importantes de la planète. Imaginez ce que Montréal serait aujourd’hui sans les vestiges des cérémonies passées?

Autoroute Ville-Marie Recouverte au Champs-de-Mars.

Autoroute Ville-Marie Recouverte au Champs-de-Mars.

À mesure que j’effectuais des recherches pour ce billet, je trouvais de plus en plus de sujets intéressants et ce dernier s’est étiré à un point dont je ne l’imaginais pas, ce qui explique le retard de quelques jours. Il aurait été possible de faire un album photo complet juste avec ce qu’il nous reste des festivités passés. Je voulais conclure le billet avec mes propres suggestions pour les commémorations, mais je crois que je vais garder ça pour un prochain texte.


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