Réseau ProposMontréal:

RSS Suivez PM sur Twitter Ajoutez PM a vos pages facebook Suivez PM sur Instagram Suivez notre micro-blogue Tumblr ProposMontreal en Video PM sur Ello Magasinez PM Magasinez PM

ProposMontréal en format papier, presque!

 Aucun Commentaire | Article écrit le 19/12/14 par Martin
dh-couverture

Si vous suivez notre compte Twitter, notre page Facebook ou le blogue lui-même, vous saurez que je ne suis pas un fan de Québécor, ce n’est pas un secret non plus mon opinion des médias traditionnels. Mais quand ils frappent un bon coup, je me dois quand même de le souligner. Je vous parle donc de l’hebdomadaire Dernière Heure qui entre les articles sur la scientologie de Cruise et Travolta, d’un homme qui a réussi de sortir de l’itinérance (bravo!), du Pape qui serait sur le point d’aller rejoindre son boss ou des 85lbs de Nicole Ritchie, il vous est possible de lire « 20 faits typiquement 514″ du journaliste Jean-Philippe Lepage.

Si c’est 20 faits vous disent quelques choses, c’est parce que M. Lepage s’est inspiré de ce qu’il a lu sur ProposMontréal et donnant plein crédit. Le journaliste m’a contacté suite à la parution de notre dernière liste au début septembre 2014. Suite à quelques échanges et le choix dans les 100 faits déjà affiché sur PM, ce dernier a publié et illustré 20 faits sur la métropole sur quatre pages. Quand Jean-Philippe m’a originalement contacté, je pensais y voir une petite liste à point dans les dernières pages pour amuser les lecteurs, mais non, c’est en faits deux doubles pages, bien illustré pour chaque point. Un bon travail de mise en page rend le tout quand même agréable à lire. De Houdini au cornemusier du Ogilvy en passant par le beurre d’arachide, Jean-Philippe s’en ai donné à coeur joie.

Regardez le logo dans le coin supérieur gauche!!! C'est nous ça!

Regardez le logo dans le coin supérieur gauche!!! C’est nous ça!

Tous les faits que j’ai partagés sont tous disponibles sur le web ou presque, je n’ai fait que les partager dans des listes facile à lire, il aurait pu donc simplement copier ce que j’ai écrit, changer quelques mots ici et là et voilà un article gratuit. Mais le journaliste fut assez sympathique de faire la mention de PM en plus d’écrire un beau texte de présentation de notre médium. Alors, il est rare que je dois le dire, mais encouragez le magasine, il n’est que 4$, peut-être que ça leur fera remarquer la blogosphère locale. Mais, il est quand même possible de lire gratuitement les faits ici-même sur le site.

spread-2

Coin Saint-Denis et Viger.

 Aucun Commentaire | Article écrit le 14/12/14 par Martin
st-denis-et-viger

Notre première chronique sur la toponymie historique de Montréal sur la Rue Beaubien le mois passé fut, avec surprise, un bon succès. Alors, ce mois-ci nous récidivons avec une autre famille qui suite à leur participation dans l’histoire de Montréal furent honoré dans sa toponymie. Les rues Viger et Saint-Denis sont de ces rues qui sont des incontournables si vous passez au centre-ville. Les deux voies se croisent où sera très bientôt le nouvel hôpital du CHUM. St-Denis, rue commerciale Nord-Sud et Viger Est-Ouest, surtout utilisée aujourd’hui comme voie d’accès à l’Autoroute Ville-Marie. Ces deux rues se croisent donc dans la trame routière de la ville, mais dans l’histoire aussi. Contrairement au cas des Beaubien, nous parlerons ici d’allégeances familiales des Viger-Papineau-Cherrier et une fois de plus, vous reconnaîtrez tout au long de cette histoire des rues de Montréal, mais concentrerons-nous sur les Viger plus spécifiquement.

Commençons par la généalogie du clan en question. Nous nous retrouvons donc en 1729 quand Jacques Viger (2e de ce nom) épouse Marie-Louise Ridday et eurent plusieurs enfants dont certain viendront changer l’histoire de Montréal. Jacques (3e) grand-père du futur premier maire de Montréal, Jacques Viger (5e). Louis Viger qui épousa Agnes Papineau, tante de Louis-Jospeh Papineau et Denis Viger, père de Denis-Benjamin Papineau. C’est sur cette ligné que nous nous attarderons.

Denis Viger, menuisier et exportateur de potasse est né à Montréal en 1741 et devient député de Montréal-Est dans le gouvernement du Bas-Canada. Il épouse Périne-Charles Cherrier et le couple s’installe dans une maison au coin des rues St-Paul et St-Vincent. Viger travailla aura comme client principal l’Hôtel-Dieu de Montréal pour qui il effectua plusieurs travaux de menuiserie et de forge. Vers 1790, il abandonna tranquillement la menuiserie pour exporter de la potasse vers l’Angleterre. Au cours des années, il acquiert plusieurs lots de terre où il aménage même un entrepôt pour le minerai. En 1796, il se lance en politique avec son beau-frère, Joseph Papineau dans la circonscription de Montréal-Est. Denis décéda le 4 juin 1800.

Maison Perrine-Charles-Cherrier

Maison Perrine-Charles-Cherrier

C’est en 1818, Sur les terres appartenant à Papineau et de la veuve de Viger que la ville ouvra la voie qui porte de nos jours le nom de St-Denis. originalement une rue résidentielle, est un lieu important pour l’élite intellectuelle Québécoise. À la fin du XIXe siècle la rue s’étire jusqu’à Sherbrooke, on peut alors y retrouver l’université Laval de Montréal, L’école Polytechnique et la Bibliothèque Saint-Sulpice. Probablement d’où est tiré le nom de Quartier Latin que la rue traverse dans ce coin. Elle sera allongée avec le temps pour atteindre la Rivière-des-Prairies, coupée que par la voie ferrée du CN juste au sud de Sauvé. Fait à noter, la Route 335 du Québec débute sur la rue St-Denis entre Sherbrooke et l’Autoroute Métropolitaine.

Vue de la rue St-Denis vers le nord de l'avenue Viger.

Vue de la rue St-Denis vers le nord de l’avenue Viger.

Aussi en honneur à Denis Viger, le Square Viger d’abord un marché public jusqu’en 1844. La ville acquiert ensuite des terrains de la famille Viger, ainsi que par cessions des familles Guy et Lacroix. L’aménagement débute avec le remplissage de ce terrain marécageux, la plantation d’arbres, le tracé de sentiers et l’installation d’une fontaine. Avant 1851, un marché au foin et une pesée publique sont exploités sur le site, du côté est de la rue Saint-Denis, et une maison est construite pour le gardien, Joseph Robillard; ces bâtiments sont détruits par l’incendie de 1852. Le marché du square Viger est toujours présent mais est déménagé à quelques reprises sur le site, mais toujours vers l’est. Le développement de Montréal pour l’automobile aura raison du Square, lorsqu’on aménage l’autoroute Ville-Marie dans les années 1970, on procède alors à un réaménagement en surface de la place divisée en trois parties par les rues Berri, Saint-Denis et Saint-Hubert. L’aménagement des trois aires est confié à des sculpteurs et complété en 1985.

Gare Viger

Gare Viger

En épousant dans la famille Cherrier, Denis Viger connut une amélioration de sa situation sociale. Son mariage le lia aux grandes familles Papineau, Cherrier et Lartigue ce qui donna l’occasion à son fils, Denis-Benjamin de recevoir une bonne éducation chez les Sulpiciens, d’atteindre le titre d’avocat et de devenir un homme politique important pour le Bas-Canada. Né en 1774 il a une soeur cadette née en 1780 qui malheureusement décède célibataire à l’âge de 40 ans. Jeune avocat idéaliste il épouse en 1808 Marie-Aimable Foretier issue d’une famille à son aise. Leur fille unique mourra à l’âge de 8 mois en 1814. Il hérite de sa mère suite à son décès en 1823 près de 50 hectares de terres dans le Faubourg Saint-Louis et en 1842, son épouse hérite de la Seigneurie de l’île-Bizard dans l’ouest où Denis-Benjamin fera construire un manoir et un moulin ce qui fait de Viger un des propriétaires fonciers les plus importants de Montréal. Viger pourtant très proche des Patriotes, étant même aux côtés de son cousin Jacques Viger lors de la fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste devenant son deuxième président de 1835 à 1845. Avec la fortune que ses propriétés lui rapporte, Viger est aussi un bourgeois qui, par ses idées et ses aspirations, tend à se rapprocher de l’aristocratie que pourtant il condamne haut et fort dans ses articles dans le Journal La Gazette de Montréal. Il fut même emprisonné de 1838 à 1840 suite au soulèvement patriote qu’il soutient financièrement, il est accusé de complicité, de sédition et est emprisonné pendant 18 mois. Le reste de sa vie se veut celle d’un politicien de carrière et homme de lettre fonda le journal La Minerve, passant d’un parti politique à l’autre selon ces idéologies, des fois, un sauveur avec une aide financière importante et à d’autres moment, un traître quand il se joint à Metcalfe en 1843. Viger s’éteignit doucement le 13 février 1861, à l’âge de 86 ans et six mois. Il laissait sa fortune à son cousin Côme-Séraphin Cherrier. Le nom de la rue Cherrier honore la mémoire de se dernier.

Denis-Benjamin Viger et son épouse Marie-Amable Foretier

Denis-Benjamin Viger et son épouse Marie-Amable Foretier

Dans la toponymie, Denis-Benjamin est honoré par l’Avenue Viger dans Ville-Marie ainsi qu’une rue et un parc Viger sur l’Île-Bizard dans l’arrondissement de l’Île-Bizard, Pierrefonds, Ste-Geneviève. On oublie trop souvent que Montréal s’étire aussi à une grande partie du « West-Island ». Le premier tronçon de rue ayant cette dénomination est retrouvée en 1905 et depuis, les rues Dubord, Vitré, Latour et Des jurées y ont été annexées. L’avenue s’étire aujourd’hui de De Lorimier à l’est jusqu’au Boulevard Robert-Bourassa à l’Ouest. La petite rue étroite des artistes entre les rues Saint-Vincent et la Place Jacques-Cartier où il est possible de voir des peintres et autres artistes présentant leur oeuvres se nomme en fait la Rue Saint-Amable, dénomination en honneur de l’épouse de Denis-Benjamin, Marie-Amable. Denis-Benjamin a laissé une impression importante dans la politique Québécoise et est régulièrement considéré comme un de nos grands intellectuels. Des rues portant son nom sont visible dans multiple municipalités de la province, incluant Québec où pourtant, il n’avait pas grand ami dénigrant souvent la Vieille Capitale, comme quoi la petite guerre Montréal-Québec ne date pas d’hier.

À tord, beaucoup de Montréalais croient que la rue Viger est en honneur de Jacques Viger, le 5e de son nom fut tout aussi important, premier maire de la ville, membre fondateur avec Ludger Duverney de la Société Saint-Jean-Baptiste, fondateur de la Société Historique de Montréal et dans la toponymie, seules les rues De l’Inspecteur et Mayor sont nommées en son honneur, mais la désignation de la grande rue Viger est pour commémorer la vie de son cousin et non la sienne. La famille Viger a une grande place dans l’histoire du Québec, surtout à la défense de la culture canadienne-française au début du 19e siècle. Les Viger furent une partie importante de la rébellions de 1837. Viger-Papineau et Cherrier sont partout dans la trame de rues de la ville. Dans cet article, nous avons couvert quelques rues et je l’espère, vous avez découvert quelque chose de nouveau sur deux rues parmi les plus utilisées du Centre-Ville de Montréal.

Je suis maintenant ouvert à vos suggestions, quelle(s) rue(s) aimeriez-vous en savoir plus sur son histoire? Sur le pourquoi-du-comment de son nom? Donnez vos suggestions dans les commentaires plus bas.

Avant-Après  de St-Denis vers le nord de la Rue Cherrier

Avant-Après de St-Denis vers le nord de la Rue Cherrier


Prendre un verre de bière mon minou… À Verdun.

 Aucun Commentaire | Article écrit le 07/12/14 par Martin

Je l’ai mentionné souvent, je suis un immigré, en effet, avant d’être un Montréalais, j’étais un Verdunois (#verdunluv) et je suis assez fier de ce que mon « hood » est devenu. Au milieu des années 80, dire que vous étiez de Verdun forçait un automatisme, les gens se poussaient, se tassaient comme si vous aviez la grippe espagnole. Verdun a fait l’annonce cette semaine de son ouverture vers une vie nocturne plus vivante pour finalement apporter la ville dans le 21e siècle. À court terme, vous verrez débat entre les anciens et les nouveaux verdunois, à long terme, vous verrez l’ancienne ville devenir un arrondissement en bonne et due forme de Montréal et ce n’est pas une mauvaise chose.

Il y a dans les médias une grande erreur qui se répète régulièrement quand on mentionne la sécheresse de débits de boisson à Verdun. La Loi Scott est souvent évoquée, le quartier est sous la Loi de la Tempérance du Québec et non la Loi Scott. En 1878 cette loi offre la possibilité aux municipalités de choisir au sujet de la vente d’alcool sur leur territoire. On parle ici d’une prohibition totale, aucune vente d’alcool n’étant permise, pourtant l’alcool est vendu dans les marchés et dépanneurs depuis plus ou moins toujours. La loi de la tempérance du Québec, permet à une municipalité d’interdire l’ouverture de tavernes, bars et cabarets dans la cité. Petit fait cocasse, un référendum fédéral le 29 septembre 1898 posent la question suivante sur une prohibition complète dans le pays. « Êtes-vous favorable à la passation d’une loi défendant l’importation, la fabrication ou la vente de spiritueux, vins, bière, ale, cidre et de toutes autres liqueurs alcooliques comme breuvages ». Sachez que le oui remporte une forte majorité dans toutes les provinces du pays, sauf une…au Québec ou le camp du non gagne avec une écrasante victoire de 81,2%. Le référendum est tout de même remporté à 51,4% par le oui, mais la loi ne sera jamais développée et le Canada ne verra pas vraiment de prohibition. Suite à l’annonce de cette semaine, il ne reste qu’une seule ville sous le règne de la Tempérance du Québec, notre ville de « pas dans ma cours » préférée, bien sûr, je parle de St-Lambert.

De retour à Verdun, jusqu’en 1965, la seule façon d’avoir sa petite bière ou son petit fort est de le prendre à la maison. Le référendum marathon de 58 heures du 15 novembre 1965 avec une participation de 36% de la population votent en faveur de la vente d’alcool sur son territoire vient changer tout ça. Avec 4 739 en faveur et 4 420 en désaccord, ce n’est qu’une mince majorité de 319 votes qui feront la différence. Cette victoire offre maintenant la chance aux restaurateurs de faire la demande pour un permis de vente de boisson. Le référendum étant sous la loi de la tempérance du Québec avait des règles strictes qui expliquent sa durée de presque 58h. Une journée complète de 10:00 à 17:00 devait être offert pour chaque 400 électeurs. Sous cette méthode, le référendum aurait donc pu durer pendant 63 jours. Par contre, la loi stipule que si aucun électeur ne se pointe au bureau de vote pour une période de plus de 30 minutes, le référendum prend fin. C’est alors que les bureaux seront fermés le 24 novembre 1965 à 11:37. Le clan du Oui voulait une victoire pour pousser la construction d’hôtels haut-de-gamme sur l’île-des-Soeurs et ainsi aider son développement à l’ombre de l’Expo 67. Construction d’hôtels qui comme vous pouvez le voir aujourd’hui, n’aura jamais lieu. Le clan du non lui était mené par nul autre que le Maire O’reilly lui-même et la droite religieuse irlandaise, une bonne partie de la population verdunoise.

Référendum Verdun Novembre 1965

Caricature, The Gazette, 25 novembre 1965

Il ne faut quand même pas le cacher, il y avait de la vente d’alcool à Verdun, fallait juste le savoir. Plusieurs restaurants continuaient à vendre de la boisson après la fermeture des cuisines. Si vous êtes verdunois de longue date, vous avez sûrement entendu dire que l’alcool coulait à flots dans les soirées à La Légion, avenue de Verdun. Des bars sont aussi ouverts aux limites de la ville, que ce soit sur le Boulevard de la Vérendrye ou aux limites est sur Wellington, il ne s’agit que d’une petite marche pour se rendre dans une taverne (Bienvenue aux Dames!). Malgré le référendum de 1965, il est pratiquement impossible d’y prendre un verre. Très peu de restaurants obtiennent ces fameux permis et la ville reste pratiquement sèche jusqu’en 1996 quand la loi de 1965 est abrogée et simplifiée. Malheureusement, il faut encore commander un repas pour profiter de sa bière ou de sa bouteille de vin, mais il n’y a pas de limite. Un petit repas en entré et vous pouvez boire le reste de la soirée. C’est avec cette nouvelle mentalité que les résidents ont enfin droit à des restaurants de qualités ou des bistros sympathiques.

Le prochain changement majeur se passe en 2010 avec le nouveau plan d’urbanisme de la ville devenue arrondissement. La ville s’ouvre à la création de micro-brasseries. Les règles sont simples, ce qui y est consommé, doit être brassé sur place. Les propriétaires de la brasserie artisanale Bénélux coin Sherbrooke et Jeanne-Mance se lance alors dans l’acquisition et la création du premier bar depuis 138 ans dans la cité de Verdun. À coup de bâtons dans les roues, de bureaucratie et ce qui semblait être une éternité, le Bénélux Verdun ouvre alors ces portes le 13 mai 2013 et les cuves sont placées dans les voûtes de cette ancienne Banque de Montréal dans un édifice centenaire de 1917. La brasserie bénéficie d’un avantage qu’aucune autre micro-brasserie ne peux s’installer à moins de 1,5 km de distance de celle-ci. Une bière brassée sur place porte même le nom de « La Tempérance » en honneur à la vieille loi.

Brasserie Benelux

photo tirée de leur page Facebook.

Lors du dépôt de son nouveau plan stratégique cette semaine, l’arrondissement pour stimuler l’offre de commerces et de services de proximité permettra l’établissement de bars et de resto-bars dans des zones ciblées et ainsi y créer une vie de quartier comme il est possible de retrouver ailleurs sur l’île. Ces zones en questions sont donc, La promenade Wellington entre Strathmore et la 6e avenue, La Place du Commerce et le Chemin de la Pointe-Nord à l’île des Soeurs. La rue Wellington est selon ma seule opinion et basé sur aucun fait une des rues commerciales avec l’Avenue Masson ayant le plus de potentiels à Montréal. Ces artères importantes ne seront jamais des destinations comme Mont-Royal ou Ste-Catherine peuvent l’être mais sont la pierre angulaire d’une vie de quartier vivante et attrayante pour de futurs résidents. La Rue Ontario Est dans Hochelaga à beaucoup e potentiel également, mais nécessite un virage de mentalité dans le quartier qui sera dur à changer. Rendez vous au coin de la Rue Ontario Est et Valois et vous verrez probablement un des plus beaux coins de la ville entière, histoire, culture lcoale, de belles boutiques, des gens plus jeunes et moins jeunes se retrouvent tous sur ce coin de rue et pourtant il n’y a aucun doute que vous êtes à Hochelag’.

secteurs

Revenons dans le sud-ouest, il est possible d’ouvrir une boîte de Pandore avec cette annonce d’ouverture de boîtes de nuit. Malgré l’interdiction d’endroits jugé « louches », la mafia des frères Dubois dans le Sud-Ouest dans les années 60 à 80 et la présence des gangs de motards dans les années 90 n’ont pas changé le fait que le crime à Verdun était assez présent. Plusieurs boutiques se voulaient des « fronts » à des business encore plus louches que n’importe quels bars et clubs. Suite à multiples interventions policières dans le monde du crime organisé à la fin des années 90 et début 2000 qui ont fait que la vie de quartier a repris le dessus. C’est aussi vrai dans le Sud Ouest que dans n’importe autre quartier à Montréal. Un bon mélange de locatif sur les rues nord-sud et de condos sur les avenues est-ouest ont fait que Verdun semble aujourd’hui une alternative plus qu’intéressant pour les jeunes familles avec plusieurs « plex » avec cours avant et arrières, stationnement, trois stations de métro (Verdun, de L’Église, Lasalle) avec deux autres à quelques minutes (Monk, Jolicoeur) de marche et une artère principale qui s’est doté de plusieurs boutiques de proximité que ce soit des boulangeries, chocolateries ou boutiques de thé. Verdun est une partie de la ville à haute densification et la vie de quartier y est très présente, pourtant, il y a quelque chose de très « montréalais ». L’arrondissement en question est la limite ouest de ce « montréalisme » qui est complètement absent dans les arrondissements voisins comme Lasalle ou Lachine qui sont des entités en elles-mêmes.

L’ouverture de pubs de quartier n’ont fait qu’améliorer la vie de quartier de plusieurs artères, juste à regarder la micro-brasserie L’Espace Publique rue Ontario pour voir que bars n’égale pas nécessairement débauche. Sur Wellington, ont semble vouloir bien encadrer ce développement. Deux règles sont mises de l’avant, les futurs établissements ne comprendront aucune machine de loteries vidéos et la superficie de plancher destinées à la consommation ne pourra pas dépasser les 200m carrés. Je prends l’Exemple d’un « Sports Bar » où il y a un espace salle à manger et un espace bar. On ne risque donc pas de voir débarquer les « Sergakis » de ce monde. Ensuite, chaque proposition sera évaluée sur les points suivants, les heures d’ouvertures, l’achalandage projetée, le milieu environnant et son incidence sur ce même milieu et la qualité du projet dans un tout. Wellington étant tout de même une rue avec plusieurs résidences, le bruit sera un facteur important.

Je crois qu’il est certain que des endroits déjà très populaires de l’artère commerciale comme le JoBlo (parmi les meilleurs burgers sur l’île), les îles en Ville ou Le Garage Café se verront avantagés s’ils décident d’embrasser cette nouvelle offre. Pour ce qui est de l’Île-des-Soeurs je vais avouer que je suis un peu dans le néant, j’y vois peut-être l’arrivée d’une chaîne comme une Cage aux sports, un St-Hub ou les 3 brasseurs, la Pointe-Nord reste encore en plein développement et avec des tours à condos qui se construisent en ce moment et le Campus Bell, je ne vois pas vraiment ce qui pourrait s’y retrouver, l’Îles-des-Soeurs est depuis le début de son exploitation, plus une banlieue où tu vas pour dormir si tu y habites et où tu vas au boulot si ton siège social y est présent. Bien hâte de voir ce qui pourra se développer là.

JoBlo Steakhouse Verdun

l’intérieur du JoBlo Steakhouse est déjà un bon endroit pour prendre un verre.

Pour conclure, selon le plan de restructuration de la ville, les premiers bars devraient faire leur apparition en 2015. Je ne crois sincèrement pas que nous allons y voir une prolifération hors de contrôle après tout, on ne parle que d’une rue de 1,46 km en longueur. La possibilité réelle de voir plus de trois ou quatre établissements de se type est assez mince et la mairie d’arrondissement semble avoir un bon contrôle sur la situation pour le moment. Vous pouvez lire le guide de propositions sur le site de la ville.

Il faudra s’armer de patience avant de voir une vie nocturne verdunoise s’activer, reste que c’est un pas dans la bonne direction pour élever mon patelin au-dessus d’une masse populaire de « no man’s land » dans ce coin de l’île.

Rue Wellington Verdun

Rue Wellington


1 de 9412345...1015...dernière »»