Méchante gueule de bois

Ce matin, les manchettes devraient parler de la première Première Ministre du Québec et du gouvernement minoritaire du Parti Québécois. Des bons résultats inattendus du Parti Libéral et des résultats acceptables de Québec Solidaire et de la Coalition. Les manchettes anglaises devraient ne parler que du référendum et les manchettes francophones si Charest prendra finalement sa retraite.

À la place de la rengaine attendue et habituelle, on nous parle d’un tireur désaxé n’ayant aucun lien et ne représentant aucune communauté quelconque qui d’une façon ou d’une autre a été capable de se procurer un AK-47 dans une ruelle près de chez vous. Je savais que beaucoup de gens de la communauté anglophone avaient peur, sans raison, d’un gouvernement du PQ, mais là, à aller tirer à qui mieux-mieux durant un discours d’un chef de parti, c’est un peu plus loin de ce que je pensais.

Ce matin, il faut peser ces mots et faire bien attention à ce qui est dit. Si les Libéraux avaient retourné au pouvoir, la ville aurait probablement eu à faire avec beaucoup plus de dégât qu’un « simple » tireur fou qui essai de recréer les événements du Blue Bird en mettant le feu à une porte de sortie de secours. « La rue » comme les chefs ont aimé la nommer durant les 30 derniers jours se serait levé, vous auriez eu droit à des émeutes dignes de la Coupe Stanley.

Malheureusement, les gens qui ne connaissent pas Montréal, qui a été peinte encore plus rouge et orange que d’habitude hier soir, vont blâmer « les Anglais » pour cette preuve de violence sans vraiment comprendre ce qui s’est passé. C’est le travail des médias de bien faire comprendre que ce type, aussi francophone ou anglophone qu’il soit, n’était qu’un fou furieux, ne pouvant pas vivre en société et qui finalement aura ce qu’il mérite.

La chance de voir un « gros méchant référendum » dans les années à venir est assez mince. Montréalais, ce matin en entrant au travail, en arrivant à l’école ou en faisant votre épicerie, prenez un anglais par le cou et dites-lui que ce Québec est à nous tous, peu importe ce qui se passera dans les prochains mois de ce gouvernement minoritaire.

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Amoureux de Montréal, fasciné par l'histoire de la ville, son urbanisme et sa toponymie, ni historien ni spécialiste du sujet. Martin aime trouver des réponses aux questions qui sont posées. Les billets que vous lisez ne sont que les résultats de la quête vers des réponses et le besoin de partager.