Du Manic à l’Impact.

Soccer MTL

En 1981, la Brasserie Molson achète une équipe de la North American Soccer League, l’équivalent nord-américain d’une première division européenne. C’est à ce moment que le Fury de Philadelphie devient le Manic de Montréal. De 1981 à 1983, en 81 et 82 les foules se massent au Stade Olympique pour des moyennes de plus de 20 000 spectateurs par match.

Le début des années 80 se veut plutôt négatif pour le sport à Montréal. Les Alouettes font l’erreur de changer de nom pour devenir les Concordes. Les Expos doivent vivent avec une grève en 1981 et le fameux « Blue Monday » où ils rateront leur seule et unique chance de passer aux grands honneurs de la MLB. Le Canadien doit faire place aux bonnes années des Oilers et des Islanders. Le Manic lui, plie baguage et l’organisation devient l’équipe nationale Canadienne (audio). Même à sa fermeture l’équipe attire quand même plus de 10 000 spectateurs par match et n’oubliez pas, nous sommes en 1984 et le Québec n’est pas encore totalement ouvert sur le monde.

En 1988, un groupe d’investisseurs avec en tête O’Keefe ajoutent une équipe à la Ligue Canadienne de Soccer, c’est la naissance du FC Supra de Montréal (vidéo). C’est à ce moment que des noms entrent dans le collectif sportif, des noms comme Nick DeSantis et Mauro Biello deviennent aussi connus que certains joueurs des Expos et du Canadien de Montréal. En 1986, la ligue ferme et l’équipe aussi. C’est alors qu’une famille tout aussi montréalaise que la famille Molson, la famille Saputo fonde l’Impact pour la American Professional Soccer ligue qui deviendra la A-League et est connues maintenant comme la USL.

Dès sa deuxième année l’Impact gagne le championnat de la ligue qui a ce moment la, se veut la première division et le restera jusqu’à l’arrivée de la Major Soccer League en 1996. L’impact suivra la ligue dans tous ces changements de noms et d’affiliation. Gagnant le championnat à une autre reprises en 2004. En 2008 la Famille Saputo finance avec l’aide de partenaires privés un stade de 13 000 sièges pour accueillir leur équipe et peut-être un peu plus.

En 2009, après un 2008 glorieux où l’équipe se rend jusqu’en quart de finale du tournoi de la concacaf, l’Impact a un départ très douteux, les bagarres internes tournent l’équipe au ridicule, même l’entraineur John Limniatis se fait montrer la sortie pour faire place à Marc Dos Santos. L’équipe commence alors à reprendre ces habitudes d’antan et réussie quand même à remonter le classement pour se placer en pelotons de classement pour commencer le championnat. Contre toute attente et étant le mal-aimé des critiques tout au long du tournoi, hier dans une victoire sans équivoque, nos onze Montréalais signaient son troisième championnat contre ces rivaux canadiens, les Whitecaps de Vancouver.

Ces mêmes Whitecaps feront le saut dans la MLS en 2011, passant d’un stade de 5000 au BC Place pouvant recevoir 60 000 personnes. Montréal présente depuis maintenant prêt de 30 ans le gout du soccer, que ce soit le Stade Olympique dans les années du Manic, le Centre Claude-Robillard avec plus de 9000 places presque toujours à capacité dans les années du Supra et les bonnes années de l’Impact. Maintenant le Stade Saputo de 13 034 places laissant place à l’expansion à prêt de 20 000, Montréal n’a t’il pas prouvé que la ville n’est pas juste hockey?

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Amoureux de Montréal, fasciné par l’histoire de la ville, son urbanisme et sa toponymie, ni historien ni spécialiste du sujet. Martin aime trouver des réponses aux questions qui sont posées. Les billets que vous lisez ne sont que les résultats de la quête vers des réponses et le besoin de partager.