Archive: ‘Urbanisme’
Toponymie Montréal
Le site web de la ville de Montréal est assez complet, vous pouvez y trouver beaucoup, beaucoup d’information et des fois, cela peut devenir un brin compliqué. N’ayons pas peur des mots, il peut être compliqué de se retrouver sur le site de la ville comme dans la ville elle même. Une des section du site qui est assez inconnue du public est pourtant une de mes sections préférées.
Le nom des rues à Montréal est intriguant et même intimidant pour certains touristes. Dans beaucoup de ville américaine, les avenues à numéro rendent le mouvement assez facile. La 6th Street est tout simplement après la 5th Street et avant la 7th. Montréal, remplie d’histoire, qui en est même à nommer ces ruelles, utilise des noms de gens, de saints, de personnalités importantes du monde entier, par exemple l’Avenue du Président-Kennedy ou des ingénieurs locaux presque inconnus du grand public ayant donné leur vie entière pour une ville comme le Boulevard Gaetan-Laberge à Verdun.
Caché dans une liste de liens dans la section presque aussi obscure du patrimoine à Montréal, vous retrouverez cette section sur la toponymie ou l’histoire derrière des centaines et des centaines de noms de parcs, de rues, de boulevards et de ruelles vous est mis à jour. Vous vous demandez pourquoi la rue où vous habitez se nomme ainsi? Vous trouverez surement votre réponse ici. La Rue de Mentana porte ce nom depuis 1872 en honneur du Village d’Italie où les Français et les soldats pontificaux remportent une victoire sur Garibaldi en 1867 ou encore que la rue La Corne à Ahuntsic est nommé en honneur de Louis La Corne, un capitaine des troupes de la Nouvelle-France au début du 18e siècle.
Si l’histoire est dans vos passes temps comme moi, vous aimerez aussi le site sur l’histoire de grandes rues de Montréal. Vous y trouverez des photos d’archives sur des rues importantes comme Duluth, St-Denis, Beaubien ou bien Laurier et le pourquoi ces rues ont maintenant une place particulière dans le coeur des Montréalais. Finalement il y a aussi Clic du centre d’histoire de Montréal qui vous explique l’importance de faits qui ont marqué la métropole comme l’incendie du parlement de 1849 ou encore la vie de la Colonne Nelson de la place Jacques-Cartier.
En retournant sur un de ces sites au moins 10 minutes par jour, vous allez découvrir de nouvelle sur la ville que vous habitez depuis autant d’année. Saviez-vous que le premier nom de l’Avenue Mont-Royal était la Rue des Tanneries?
Les taxis design de MTL
En 2006, Montréal était désignée Ville UNESCO de Design. C’est impossible de cacher le talent des gens d’ici, nous avons presque autant de designer au pied carré que la Norvège ou la Suède. Je crois que le froid de nos pays nordiques fait en sortent qu’au lieu de sortir l’hiver, les gens design. Malheureusement, en marchant dans nos belles rues du centre-ville, le côté design manquait et manque toujours beaucoup, c’est difficile de promouvoir une distinction tel qu’être nommé par l’UNESCO ville de design sans pouvoir vraiment en montrer le résultat.
Il semble que depuis deux ou trois ans, nous commençons finalement à en voir le fruit, le Quartier des Spectacles en est une preuve éloquente, dernièrement, les concours de design commencent à promouvoir le talent d’ici dans les rues d’ici, autant que je l’admire, il n’y a pas seulement Michel Dallaire qui peut faire de beaux mobiliers urbains. Récemment, les abribus se dévoilaient un nouveau look. Aujourd’hui je reviens sur un sujet que j’ai déjà abordé dans le passé, le look de nos taxis.
Nos taxis, que j’ai toujours trouvés moches et ennuyeux, perdu parmi les autres véhicules avec seulement un lanternon aussi perdu sur le toit du véhicule. Je suis toujours impressionné quand je vais dans plusieurs villes étrangères et que les taxis sont faciles à trouver. Quoique je vais avouer que les nôtres sont souvent plus confortables et date un peu moins. Voilà enfin que le côté design revient avec l’entente sur la standardisation des lanternons et l’arrivée des publicités sur le toit.


Un concours de design, un peu comme celui qui nous a donné les abribus, fera apparaitre de nouveaux postes d’attentes qui franchement, ne sont identifiés qu’avec une petite enseigne de métal noir sur blanc aux coins de certaines rues. Avec l’arrivée des Bixi design, des abribus design et finalement le taxi design, le transport en commun de la ville tombera peut-être à l’avant plan. Maintenant, si nous pouvons juste réussir à avoir nos nouveaux wagons de métro tout aussi design, peut-être que la ville méritera enfin son titre de ville UNESCO.
La Rue Bernard vue par le New-York Times
Tout comme la plupart des blogues sur Montréal ces temps-ci, nous allons fort probablement vous parler de la grève des cols bleus, de l’Autoroute Bonaventure et de la recherche des wagons de métro parfaits. Mais cette fois-ci, je vais faire dans le positif et ce sera court malheureusement. Il semble y avoir une histoire d’amour entre le New York Times et Montréal, à tous les quelques mois, on se retrouve avec une revue d’un resto ou encore un article sur le surf de rivière ou bien encore sur les partys en ville. Le très bon blogue Montréalités Urbaines m’a pointé vers un autre article, cette fois-ci sur la revitalisation de la rue Bernard dans le Miles End.
La revitalisation a été difficile, plusieurs magasins n’ont simplement pas survécu à la construction échelonnée sur plus de deux ans. Nous avons vu des institutions comme le Futembule mourir de sa belle mort pour plus tard renaitre sous le nom de Helm, mentionné dans cet article du NYT. Comme Montréalités Urbaines le mentionne, les comparaisons avec la rue St-Laurent sont trop faciles et j’espère que d’ici quelques années, nous reverrons une « main » en vie suite à la construction qui a aussi fait souffrir plusieurs marchands.
Si c’est ce que ça prend pour faire revivre une artère principale, je me demande ce que Verdun attend pour donner un coup de peinture à la rue Wellington et ce que la ville de Montréal attend pour jeter un coup d’oeil nouveau à la Promenade Ontario et à la Rue Masson qui malgré quelques rénovations mineures n’ont rien changé dans la perception du public.
Ces articles de journaux sont habituellement écrits par de Montréalais et ensuite envoyé aux journaux sous forme de communiqué de presse. Comme nous le savons, les journaux adorent recevoir des articles écrits pour eux et où ils n’ont pas besoin de payer des journalistes. Au moins, ça fait parler de Montréal dans un journal qui pour l’instant à encore un peu de poids et peut-être forcé la main à quelques amis du sud de venir nous rendre visite cet été.
Au revoir Motel Raphael
La route 138 part de la frontière avec New York et passe au travers de Montréal. Plusieurs savent que la rue Sherbrooke porte ce numéro de Cavendish dans Montréal-Ouest jusqu’à la sortie de l’île complètement dans l’est. Avant Sherbrooke, quelques rues portent le nom de Route 138. La rue qui nous intéresse ici porte le préfixe de Boulevard et n’est pas très long, à peine 700 mètres. Le Boulevard Ste-Anne-de-Bellevue a très peu d’adresse, mais porte quand même beaucoup d’histoire sur son dos. Avant l’arrivée de l’autoroute 20 au début des années 60, la 138 était une des portes principales d’entrée à Montréal.
Il est donc normal, que plusieurs Motels se soient placés à cet endroit pour accueillir les automobilistes fatigués qui arrivent des États-Unis ou de l’Ontario. En 2009 ces motels perdent un peu de leur atout, les Motels Colibri, Chablis, Sunrise, Aubin ou le « luxueux » Motel st Jacques ne sont que des ombres de la gloire qu’ils ont déjà eues sous d’autres noms et d’autres propriétaires. Le premier motel que les voyageurs croisaient et surement le plus connu à dernièrement rendu l’âme, la question du « kitch » vs la modernité me revient à l’esprit. Le Motel Raphael, qui a porté la bannière Knight Inn du groupe Wyndham pour les derniers mois de sa vie, a surement beaucoup d’histoire à raconter.
Maintenant, le Motel Raphael est fermé, placardé depuis le début octobre et la démolition a déjà commencé, probablement pour laisser place à une grande surface ou à un mini-centre d’achat. Peut-être que c’est l’endroit géographique, mais plusieurs des journaux anglophones en ont parlé, mais rares sont les billets en français sur la disparition de ce Motel qui à la fin de sa vie, louait des chambres à l’heure. The Monitor, The NDG Freepress (PDF) et même The Gazette, qui est imprimés non loin de cet emplacement, en ont glissé un mot.
La disparition de cette icône des années de nos grands parents ne passera surement pas à l’histoire, les quelques meurtres, suicides et soirées intimes payées pas trop cher ne seront que partie de l’imaginaire de ces voisins les plus prêts. J’ai croisé ce motel très souvent dans ma jeune vie et sont emplacement plus que privilégié à la sortie de l’autoroute 20 fera surement baver un développeur immobilier qui je l’espère, saura en profiter comme il faut. Après tout, le Boulevard Ste-Anne-De-Bellevue ne passera pas à l’histoire non plus et les photos les plus connus de ce Motel, seront surement celles parues dans le défunt Allo Police, les temps ont changés.

l’accès à notre centre-ville
Probablement que ça ne vaut pas grand chose, mais quand le Boulevard St-Laurent arrive en tête de liste de meilleurs boulevards dans le monde, nous n’avons d’autre choix que de regarder ce qui rend notre « Main » si spéciale. Trop souvent les grandes villes métropolitaines de l’Amérique du nord sont vidées de leur vie lorsque l’horloge sonne les 17h. Les gens embarques tous dans leur auto pour aller dans leur petite maison de banlieue. Non, je ne parle pas de Brossard ou Laval ici, je parle de vraies banlieues, où les gens se tapent 2h30 de route pour sortir du centre-ville d’Atlanta, de Dallas ou de Toronto.
Si vous avez déjà visité ces villes, ces grandes villes d’Amérique du Nord, vous remarquerez que le centre- ville est un endroit pour travailler, quand les heures de bureau sont passées, vous pouvez remarquer une exode vers des banlieues et des quartiers moins denses et plus loin que notre fameux West-Island ou Repentigny. Ce qui fait de Montréal spéciale est justement ça, à 17h, les terrasses se remplissent, les bars deviennent vivants, les rues sont remplies de gens voulant faire quelques choses de leur temps. Oui, beaucoup se rendent dans leur chez eux, simplement regarder les ponts à 16h30, mais il reste que le fait que Montréal à une population de 1 620 000 d’habitants et que des villes comme Atlanta et Dallas ont respectivement 593 000 et 1 279 000, soit moins que notre 514. Ce qui fait que ces villes sont si grandes est leur région métropolitaine, soit 5 376 000 et 6 300 000 et que Montréal n’a que 3 635 000.
On dirait bien que cela est sur le point de changer. Notre centre-ville plein d’animation sera, j’espère que je me trompe, exactement comme ces grandes villes, un beigne où tout le monde habitent et autour et travaillent au centre. Les gens chialent sans raison contre le prix de nos stationnements et de nos parcomètres. Encore une fois, ce n’est que du chialage inutile parce qu’avec nos 3$ de l’heure, nous sommes très loin derrière Calgary et Toronto. Mais quand j’entends nos chialeux professionnels parler contre les projets comme l’échangeur Turcot, la réfection du boulevard Notre-Dame dans l’est et l’arrivée de nouveau pont comme celui de la 25, je peux voir où l’on s’en va.
Les écolos aiment bien nous mettre dans la tête que nous rendons la vie trop facile aux automobiles, que nous ne devrions pas couper des voies de circulation au lieu d’en ajouter et de laisser plus de place au transport en commun. D’autre diront que nous devrions mettre des postes à péage aux entrées de la ville et la piétonisationdes rues vont rendre la circulation encore plus difficile à naviguer.
Les attraits principaux de la ville est son accessibilité, sa vie et son centre-ville remplis de gens. Quand je reçois des visiteurs de l’extérieur, ils sont surpris et de voir l’action qui règnent dans un centre-ville, 12 mois par année, sous la neige ou sous le soleil, jour et nuit. Et des idéologies sans fondement sont en train de nous enlever ça. À noter, que j’habite le centre-ville et que je travaille en banlieue (l’Ouest de l’île), le contraire de beaucoup de gens et que je me considère beaucoup plus écologique que n’importe quel banlieusard. Nous n’avons qu’un seul véhicule, ma conjointe travaille le C-V et prend donc le transport en commun, en banlieue, je crois que la moyenne de véhicule est deux et plus. Je ne chauffe pas au bois, nous n’avons plus le droit et en plus, je n’ai pas de foyer. TOUT ce dont j’ai besoin pour vivre est à portée de cinq minutes de marche ou moins. Je ne cause pas de trafic, même que je suis toujours au contraire de tout le monde, je ne suis donc pas sur le Pont Jacques-Cartier pendant 1h à cracher du CO2 à une personne par véhicule. Finalement, oui mon arrondissement offre le recyclage et le compostage. Habitant le centre-ville, Je n’ai pas de tondeuse, VTT, Ski-Doo ou autre petit moteur polluant et bruyant mais j’ai autant de verdure autour de moi que n’importe quel habitant de Laval. Pendant que vous devez tondre le gazon un dimanche matin en chicane de clôture avecvos voisins, je suis sur la terrasse de mon condo à prendre un café avec mon voisin.
Ce que je veux simplement dire est, S.V.P, n’essayez pas de changer mon centre-ville, La finition de l’autoroute 30, le pont de la 25, l’élargissement du Boulevard Notre-Dame, la reconstruction de l’échangeur Turcot et le redesign de Bonaventure et du havre de Montréal sont tous de bonne façon d’améliorer le flot de voiture, de supprimer les camions poids lourd de nos autoroutes et de vous rendre dans votre banlieue chérie plus rapidement. Ceux qui veulent habiter la banlieue le peuvent plus facilement et ainsi, les gens qui veulent continuer de mettre de la vie dans nos rues du centre-ville, le peuvent sans avoir à penser comment s’y rendre, fini les chicanes entre le 514 et le 450.


