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La plage du Vieux-Port

Aucun Commentaire | Article écrit le 21/05/12 par BruB

C’est indéniable, le Vieux Port de Montréal est sûrement un des points touristiques le plus visité à Montréal. Le Quartier des Spectacles, l’Espace pour la vie, le Mont-Royal sont pâles en comparaison si l’on calcule le nombre d’appareils photo dans le coup per capita. Une journée comme nous avons eu durant ce long week-end avec des 27°-30° celsius et un soleil radieux, le Vieux Port est plein à craquer, les Bixis sont partout et dieu merci, les jupes courtes aussi.

Si vous ne le savez pas encore, la Société du Vieux-Port est en pleine cure de rajeunissement, suite à une annonce d’investissement de 190$ millions, nous verrons le réaménagement du Quai de l’horloge, la remise à jour du Hangar #16 et l’aménagement du Quai Jacques-Cartiers prévus d’ici le 375e anniversaire de Montréal.

Aujourd’hui, je vous parle de l’attraction qui ouvrira ces tourniquets très bientôt, soit le 16 juin, la plage du Quai de l’Horloge est une installation urbaine d’une plage avec sable, espaces de rafraîchissement (douches) des chaises longues et des parasols, mais aucun accès à l’eau pour y nager ou même s’y tremper les pieds, la force du courant étant trop fort. Un endroit ou se promener en famille les deux pieds dans le sable. Une vue sur la marina et la tour de l’horloge datant de 1921. Une promenade d’environ 270 mètres en bois vous offre une petite marche menant vers la pointe du quai. Certaines personnes reconnaîtrons des ressemblances (certains diront un copiez-collez) avec la Sugar Beach de Toronto ce qui n’est pas une surprise puisque ces concepteurs, la firme d’architecture Montréalaise, Claude Cormier et Associés, sont les mêmes qui ont créé les deux projets.

Mais un débat commence déjà sur ce projet qui n’est même pas encore ouvert. Pour avoir accès à cet endroit, vous allez devoir débourser des frais d’admission. Soit 6$par adulte, 5$ pour les personnes de 60 ans et plus, 3$ pour les enfants de 6 à 12 ans et gratuit pour les enfants de cinq ans et moins. Un prix de famille de 15$ est aussi disponible. Des passes de saisons seront aussi disponible pour 27$ et de 58$ par famille. Ce qui pourra être utile pour les résidents du Solano, de l’Héritage ou des autres condos du coin. Aussi, pour ceux qui travail dans le coin et voudrait prendre un peu de soleil durant leur heure de dîner. Le débat est sur le fait qu’ils ont pris un endroit public gratuit et qu’ils l’ont maintenant « privatisé » en le rendant payant.

Plage Vieux Port

Certain vous diront que la plage ayant coûté 4$ millions a été payé à même nos taxes et qu’automatiquement, elle devrait être gratuite. À mon avis, je suis pour le concept d’utilisateur-payeur, ce qui me semble adéquat dans ce contexte. Le Vieux-Montréal est utilisé par 99,9% des touristes (pas un chiffre officiel) et ces mêmes touristes débourseront avec plaisir le 6$ pour entrer sur la plage, avec des températures oscillant autour du 30°, cet endroit sera toujours plein… de touriste.

Ensuite il y a la bouffe, par exemple, le restaurant La Scèna sur le quai Jacques-Cartier est sous contrat avec le réputé traiteur Agnus Deï. Le restaurant de la plage, lui, sera sous la toque du chef Giovanni Appolo, vedette de la cuisine Montréalaise. Le soir, à la pointe du quai, les noctambules pourront se réunir pour boire, manger et bavarder entre amis en regardant la nuit tombée sur le fleuve et en bénéficiant d’un site exceptionnel pour admirer les feux d’artifices. Je n’ai pas été dans la possibilité de trouver cette information, mais j’ai l’impression qu’apporter sa glacière avec de la boisson sera interdite, il faudra donc profiter de ce qu’il y a sur place. Fait à noter qu’un des commanditaire majeur est l’eau Eska, vous pouvez donc vous attendre à trouver de l’eau en bouteille à 2$-3$. Les autres commanditaires sont les Vins de Provence, Sleeman, Coca-Cola et Coppertone, il sera donc possible de pouvoir prendre un verre sur place. Personnellement, étant dans le domaine de l’événementiel à Montréal, je me demande s’il sera possible de réserver la plage entière pour un « beach party » de compagnie ou pour un espace mariage?

Plage Vieux-Port Montréal

En conclusion, est-ce que la plage deviendra un endroit aussi branché que les Terrasses Bonsecour? Sera-t-elle un échec commercial ou un succès sur toute la ligne?Une chose est certaine, c’est que pour 6$, c’est moins que la plupart des « cover-charge » que je me fais charger dans certain bars de la ville. Je peux vous garantir que vous allez m’y retrouver à quelques reprises et la passe saisonnière à 27$ me semble un bon prix. Je dois avouer que j’aimerais mieux l’avoir gratuite, mais l’endroit est relativement petit et une plage en ville, surtout avec nos belles Montréalaises, sera le bienvenu et populaire.

Et vous, irez-vous sur la plage du Vieux-Port ?

Plage vieux-Port

Produits d’ici chez Bières etc

5 Commentaires | Article écrit le 12/02/12 par BruB

De petites boutiques alimentaires intéressantes offrant une gamme de produits spécialisés qui attire un public particulier. Ces adresses courantes dans le Mile-End ou sur le Plateau qui en compte plusieurs dizaines sont quand même disponibles un peu partout en ville et c’est ce qui fait que Montréal est aussi unique, mais les voir dans Hochelaga reste encore trop une denrée rare. Oui il y a quelque une de mes préférées, je pense à Patates et ciboulettes, Tisanerie Mandala ou la boulangerie Arhoma. Mais une boutique de bières et produits du terroir dans un quartier souvent associé à de la Wildcat et de la Laurentide tablette est quand même surprenant et le bienvenue.

Le blogue très intéressant « C’est toi ma ville » faisait mention dernièrement que Montréal est surement la capitale de la bière en Amérique du Nord et dans son texte il énumérait quelques endroits propices à l’achat de produits de qualités et d’ici. Je suis content qu’il n’est pas mentionné mon sujet d’aujourd’hui, La boutique Bières Etc. situé au 4204 Rue Sainte-Catherine Est ouvert depuis le 15 novembre 2011. Quand vous y entrez, vous avez l’impression d’entrer dans un magasin général de village passé. Un peu de tout, mais exactement ce que vous voulez et un « bonjour » sincère retentissant à votre entrée en bonus.

Je me suis permis quelques questions à sa propriétaire, Brigitte, qui a accepté de répondre à mes questions sans hésitation. J’espère à mon tour vous faire découvrir quelque chose de nouveau. Brigitte a simplement été charmante, je n’ai pas beaucoup d’expérience dans le domaine de l’entrevue et étant la première du site, je me demandais vraiment quoi demander. Mes questions étaient brèves, mais ces réponses étaient complètes et constructives ce qui m’a rendu la vie assez facile.

ProposMontréal: Je vais commencer en Macho et pour ça, je m’en excuse. Je dois avouer avoir été surpris d’avoir affaire avec une Brigitte, je sais que chez Bières Etc nous retrouvons plus que de la bière, mais le nom est quand même évocateur d’un produit qui selon mes connaissances en marketing, a presque toujours été associé à la gente masculine.
Bières Etc: Je ne crois pas que ce soit macho. En réalité il y a beaucoup plus d’hommes dans le monde de la bière. Toutefois, de plus en plus de femmes s’y intéressent. D’ailleurs il y a quelques brasseures au Québec.

PM: Je me dois de demander quelle est la petite histoire de la personne derrière Bières Etc?
Bières Etc: D’une part, j’ai toujours aimé les bières de qualité. Je consomme des bières de microbrasseries québécoises depuis qu’elles ont fait leur apparition dans les années (90 ?) avec Unibroue, Boréale, etc. et aussi des défuntes microbrasseries comme Brassal. D’autre part, comme bien des gens, j’ai travaillé à contrat durant ma carrière et j’étais tannée de toujours devoir recommencer ma recherche d’emploi. Lorsque je suis tombé sur le chômage la dernière fois, j’ai décidé de partir ma propre affaire. Ma soeur qui habite le quartier Rosemont Petite-Patrie m’a parlé d’un commerce du même genre tout près de chez-elle. J’ai pensé que ça serait bien d’avoir ce type de commerce dans mon quartier.

PM: Approximativement combien de marques de bières peut-on retrouver chez Bières Etc et le « Etc », représente quels autres produits ?
Bières Etc: C’est difficile de donner un nombre de marques. Comme je viens d’ouvrir, mon inventaire est loin d’être complet. Il y a quelques brasseries qui ne sont pas encore représentées, mais que j’aimerais bien avoir. De plus, plusieurs d’entre elles offrent des produits saisonniers ou de façons sporadiques, des brassins spéciaux etc., donc, c’est difficilement quantifiable. Le « etc », c’est pour les produits alimentaires. Je vise surtout les produits pouvant être servi à l’apéro, hors-d’oeuvre. Donc tapenades, rillettes etc. J’ai un inventaire restreint de fromages que je compte élargir graduellement. Il y a de très beaux mariages bières fromages à faire. Tous mes produits sont québécois (aliments Québec ou aliments préparés au Québec).

PM: D’où est venu l’inspiration pour ce genre de commerce, qui je dois l’avouer n’est assez courant malgré l’amour de la bonne bière des Montréalais.
Bières Etc: J’ai vu le même genre de commerce dans d’autres quartiers, notamment Les Délires du Terroir dans Rosemont Petite-Patrie et Veux-tu une bière? dans Villeray. Je me suis dit que ce serait bien d’avoir ce genre de commerce dans mon quartier.
N.D.L.R.: Je vais me permettre d’ajouter le Dépanneur Peluso.

PM: J’habite Hochelaga depuis moins de 10 ans et j’apprend encore à apprivoiser le quartier. Quels ont été les points marquants lors de la prise de décision d’aller dans ce coin de la ville? Pourquoi pas le Plateau, le Mile-End, Outremont ou autour du Marché Atwater dans ce que j’aime appeler le « Nouveau St-Henri » ? Tous ces quartiers sembles plus propices à votre type de boutique spécialisé.
Bières Etc: J’habite moi aussi le quartier depuis 10 ans et j’ai vu les changements qui se sont opérés depuis mon arrivée. Je crois qu’il y a une clientèle grandissante dans les quartier. D’ailleurs plusieurs de mes clients me disent qu’ils s’approvisionnaient à l’extérieur du quartier. De plus il y a une affluence de nouveaux résidents dans Hochelaga-Maisonneuve.

PM: Le « Non à la gentrification » est assez répandu dans « HoMa » et c’est un concept que je me refuse de comprendre. Situé dans un des quartiers les plus pauvres au Canada (29% de la population bénéficie de l’Aide Social ou de Chômage) avez-vous un agenda caché ? Pensez-vous pouvoir raffiner la clientèle actuelle, pensez-vous aider à attirer de jeunes professionnels dans le quartier ou simplement que vous croyez que le « bien », se doit de commencer à quelque part ?
Bières Etc: C’est sûr qu’une artère commerciale vivante est souhaitable pour tous ! D’ailleurs d’autres commerçants sont présents depuis quelques années sur Sainte-Catherine et ont fait un travail remarquable : je pense à la Coccinnelle jaune, au Bistro in Vivo. Mon choix de venir m’installer ici n’est pas étranger à la présence des commerces de ce type qui font la promotion des produits d’ici et attire une clientèle semblable à celle que je vise.

PM: Parlons un peu de bière maintenant. La raison pour laquelle je m’intéresse à la boutique est que je suis le public cible, produits d’ici et amoureux de la bière de qualité. Fait à noter, les auteurs de PM ont manqués qu’un seul Mondial de la Bière depuis ses tout débuts. La bière a-t-elle finalement fait ces preuves, peut-elle être élevée au même titre que les vins avec ces cépages et ces vignobles adorés du public qui est rendu assez connaisseur ?
Bières Etc: La bière est un sujet dont on entend de plus en plus parler de façon positive. Alors qu’on parlait autrefois de champagne de pauvres, elle retrouve ses lettres de noblesses au fur et à mesure que les gens en découvrent la panoplie de saveurs qu’elle offre. La bière est le résultat d’un processus de fabrication complexe et élaboré, apportant à celle-ci une richesse aromatique et gustative.

De plus en plus d’experts partagent leur savoir par des chroniques, ateliers, cours etc. Des termes comme “biérologue”, “biérologie” ont également fait leur apparition. Même des experts qui jusqu’alors ne s’intéressait qu’au vin commence à s’ouvrir au monde brassicole (ex. : Chartier). Les dégustations bières-mets, en particulier bières fromages, sont devenus plus tendances (en France on dit que c’est une des 10 tendances 2012 dans l’Express). Bien sûr il reste du chemin à faire. Par exemple, on devrait pouvoir apporter notre bière dans les restos de types “apportez votre vin”.

PM: Le goût des Québécois a énormément changé depuis les 20 dernières années, je me rappelle devoir faire 3-4 différents dépanneurs pour trouver de la Boréale Rousse et de la St-Ambroise Pale Ale. Aujourd’hui, leurs caisses côtoient les grands brasseurs sans honte. Qu’est ce qui a aidé le québécois moyen à délaisser sa Black Label ?
Bières Etc: C’est subjectif, mais probablement la plus grande visibilité des produits et leurs disponibilités. L’éducation (par exemple par la lecture de chronique, ou la dégustation) a sûrement joué un grand rôle également. Par exemple, il y a eu au Québec cet été un événement brassicole à toutes les semaines (Mondial, Chambly, Festivbière Repentigny, Gatineau, Québec etc).

Mais la clientèle n’est pas seulement constituée de buveurs délaissant les brasseries industrielles pour les micro, elle est également constitué de nouveaux buveurs, c.à.d que lorsqu’ils ont commencé à consommer de la bière, il y avait déjà une grande variété de produits disponibles, donc ils n’ont pas nécessairement passé par la consommation de bières industrielles. Il y a donc une clientèle qui apprécie les goûts de la bière et qui va également consommer de la bière importée. Il y a également le consommateur citoyen qui souhaite favoriser l’économie locale en encourageant les producteurs d’ici et qui en plus a un effet bénéfique sur l’environnement en minimisant le transport.

PM: Selon ce que l’on retrouve dans la boutique, nous sommes quand même assez loin des O’keefe et Dow d’antan, que suggérez-vous le plus ces temps-ci ?
Bières Etc: Ça dépend vraiment ce que recherchent les gens. Il y en a qui me demandent par exemple des bières blondes pas trop amères. D’autres cherchent un style précis par exemple une stout. D’autres sont à la recherche de nouveautés… donc c’est vraiment du cas pas cas.

PM: Avez-vous un top palmarès personnel des marques à essayer ?
Bières Etc: Il y a tellement de produits… ça serait difficile.

PM: Offrirez vous des séminaire ou des sessions de dégustation pour ceux et celles qui voudraient s’y initier ?
Bières Etc: J’y songe sérieusement. Toutefois, mon permis d’alcool ne me permet pas de vendre de la bière pour consommation sur place. Donc je peux faire des dégustations pour lesquelles je ne charge pas. Je réfléchis donc à une formule.

Je tiens à remercier la propriétaire de m’avoir ouvert sa porte, ce fut une belle expérience pour moi, un grand début d’intervieweur je l’espère (Stéphan Bureau, fait attention à ta job!).

La bière a depuis les années 90 pris de plus en plus de place. C’est une business sérieuse même si la SAQ est pratiquement parlant hors de ce marché, les importations et produits locaux du Québec sont maintenant disponibles en boutique ou tout simplement en supermarché. Au Québec, on parle d’un marché annuel de 2,4 milliards $ dominé par Labatt, Molson-Coors et Sleeman/Unibroue avec 93% du marché canadien (statistique de 2010). Les 7% restant sont séparés de bières importées et de micro-brasseries. Ces chiffres sont encore difficiles à avaler, quand je vois de la Budweiser ou de la Coors Light sous le bras d’un type sortant du dépanneur, je me dis qu’il reste encore beaucoup d’éducation à faire.

Cette éducation passe par des endroits comme Bières Etc, par exemple, demandez moi ce qu’est une Annedd’ale, parce qu’avant de mettre les pieds dans la boutique, j’en avais aucune idée (À voir sur tou.tv pour en savoir plus). j’espère que vous passerez voir ce qu’ils ont en boutique, bien sur leurs bières mais aussi leurs produits du terroir. Prière d’encourager les produits et commerçants d’ici, c’est en visitant vos marchants locaux que vous allez pouvoir faire votre part dans notre économie, que vous allez faire découvrir des produits uniques au monde entier et qui franchement sont assez difficiles à battre. À mon avis, je prendrais une bière québécoise avant de tomber dans les belges et allemandes. Je l’ai souvent dit, nos blondes, nos rousses, nos brunes et nos noires sont bien meilleures!

Bières Etc | Saveurs d’ici
4204 Ste-Catherine Est (juste à l’est de Pie-IX)
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