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Mardi Musique: Bernard Adamus

Aucun Commentaire | Article écrit le 08/05/12 par BruB

Mardi Musique est un billet qui parait à chaque mardi où je m’amuse à vous faire découvrir un artiste ou un groupe, francophone ou anglophone qui émane Montréal dans leur son, philosophie ou paroles. Aujourd’hui Bernard Adamus.

Dans la catégorie d’artiste, tu aimes ou tu aimes pas, il y a pas plus noir ou blanc que Bernard Adamus. Ceux qui aiment, aiment beaucoup, et ce qui n’aiment pas, détestent, il n’y a pas de milieu. Adamus fait dans en 2012 ce que Lucien Francoeur ou Plume Latraverse chantaient dans les années 70 et 80. Du rock-folk-blue-country-sale comme les quartiers dont il chante le quotidien. Bernard Adamus est un chouchou de la critique (surtout celle de Radio-Canada) mais pratiquement inconnu des radios Top-40. Gagnant de plusieurs prix déjà, comme Petite-Vallée, FrancoFolies ou les Francouvertes, sa musique est pratiquement inexistante sur les radios commerciales, surpris? nous non plus!

Mardi Musique: Rufus Wainwright

Aucun Commentaire | Article écrit le 24/04/12 par BruB

Mardi Musique est un billet qui parait à chaque mardi où je m’amuse à vous faire découvrir un artiste ou un groupe, francophone ou anglophone qui émane Montréal dans leur sons, philosophie ou paroles. Aujourd’hui Rufus Wainwright.

Je ne suis pas trop certain si mon artiste d’aujourd’hui représente bien Montréal. Même qu’il se peut qu’il représente trop bien Montréal. Dans le fond, je vous laisse décider. Si vous écoutez/lisez/regardez n’importe quelle nouvelles culturelles (à l’exception de TVA surement), en français ou en anglais aujourd’hui et pour quelques jours, je peux vous garantir que vous allez entendre parler de Rufus Wainwright.

Né à New-York et habitant maintenant… New-York, il a habité et étudié à Montréal, tout comme sa soeur Martha Wainwright. Les deux chantent régulièrement dans les deux langues, mais sur son plus récent album, Rufus n’y va que de la langue de Shakespeare. Fils d’une pure Montréalaise du Mile End, Kate McGarrigle, des Soeurs McGarrigle, décédée en janvier 2010 et d’un père faisant dans le folk américain de New-York, le son montréalais a toujours une place dans ses créations. « Out of the game » son plus récent album qui est en magasin depuis aujourd’hui a reçu des critiques parfois élogieuses, parfois mitigés. Je vais avouer que l’appréciation de sa musique m’est venu sur le tard, quand je me suis assagie, mais ce genre d’artiste est souvent coupé sec, vous aimez ou vous n’aimez pas… moi j’aime.

Nul n’est prophète dans son pays et tout comme d’autres comme Leonard Cohen par exemple, Wainwright est beaucoup plus reconnu dans le reste du monde qu’ici. La preuve, ce septième album est une production de nul autre que Mark Ronson. Ronson qui a aussi « mit sur la map » des albums à succès comme « Back to Black » d’Amy Winehouse, « Alright, Still » de Lily Allen, « 19″ d’Adele ou « Rudebox » de Robbie Williams.

Pour revenir à ce que je disais avant l’interlude musical, certains artistes d’ici sont moins connus de la majorité à cause de leur langue anglaise, Wainwright en est un bon exemple. Pour faire une drôle d’analogie, cette semaine le « Wilensky’s Special », Sandwich mythique de la rue Fairmount a fait les manchettes en apparaissait dans une liste des meilleures sandwichs du monde. Malheureusement, beaucoup de francophones n’avaient aucune idée de l’existence de ce chef d’oeuvre de « balloney » et de moutarde. Comme quoi en culture musicale ou culinaire il y a deux solitudes, même ici à Montréal.

Les retombées des Grammys pour MTL

Aucun Commentaire | Article écrit le 14/02/11 par BruB

Si vous suivez notre compte Twitter, vous savez surement que la musique est une grosse partie de ce qui me motive et le Grammy gagné hier par The Arcade Fire confirme ce que je raconte depuis très longtemps. La scène musicale anglophone de Montréal est en ce moment une des plus remarqués dans le monde du son « Indie ». Si vous suivez notre compte Twitter, vous avez surement remarqué que probablement 1 tweet sur 50 mentionne The Arcade Fire, je vais donc m’abstenir de vous parler de ma réaction quand leur nom a été nommé lors de la cérémonie. Mais je veux vous parler de ce qui se passe maintenant que le nom de la ville a été nommé devant des millions de gens aux Grammys.

À la fin des années 90, David Usher du groupe Moist est passé de Kingston, Ontario à Montréal et à ce moment précis, je me rappelle avoir dit à plusieurs personnes de mon entourage que ça devrait exploser bientôt, pas à cause de la notoriété de David, simplement parce que plusieurs artistes anglais que j’aimais bien sont partis pour aller travailler ailleurs. Melissa Auf Der Mar, Rufus Wainwright et Gus Coriandoli (Me, Mom & Morgentaler) pour ne nommer que ceux là et que le contraire allait arriver.

Depuis les choses ont changé, des festivals comme Osheaga ou Pop Montréal ont aidé la cause de la ville c’est certain, mais la qualité du produit qui sort de Montréal et qui fait entendre son son dans les sphères d’influence comme les festivals de musique indépendante de New-York ou dans South by Southwest, c’est impossible de passer inaperçu. Même en français quand un groupe comme Karkwa se tape le Prix Polaris ou Coeur de Pirate qui fait vibrer les Victoires de la musique, il y a surement quelque chose dans notre eau.

La semaine passée The Dears était le groupe invité de David Letterman (lien vers très mauvais vidéo) et cette semaine, The Arcade Fire nous font honneurs aux Grammys. Je lisais un article d’un groupe de Calgary qui ont déménagé leur son ici (je crois que c’est The Braids, mais je ne retrouve plus l’article) et un des membres du groupe racontait qu’aussitôt arrivé ici, les critiques et les compagnies ont automatiquement pris le temps de les écouter et la moitié du duo de jumelles Tegan & Sara se fait entendre d’ici. Je vais m’avancer peut-être sur un plancher glissant ici, mais je vais dire que Montréal est à la scène Indie ce que Seattle a été à la scène « grunge » des années 90.

Oui, notre Céline nationale nous a déjà donné quelques Grammys, incluant l’album de l’année mais, Céline est poussé par une machine incroyable, sa voix est faite pour le marché mondial avec un son pour plaire à la majorité. Je suis fier de Céline Dion même si ce n’est pas mon genre musical, mais quand un phare de la musique indépendante mondiale se prend un Grammy pour le Meilleur album de l’année et que ce groupe est d’ici, il faut avouer que quelque chose va bien, très bien ici.

Je vais profite de ma tribune pour faire un pied de nos à nos radios populaires qui n’ont pas ces groupes en rotation normale, Ces groupe sont d’ici, Québécois, Anglais ou Français et mérite d’être entendu ailleurs que sur CIBL, CKUT ou CISM. Pourquoi faire jouer certaine cochonnerie américaines quand le talents local est reconnu partout sauf ici. Aux CKOI, Énergie, Virgin, RythmeFM, Cité Rock matante vous devriez avoir honte, vous devriez vraiment regarder dans votre propre cour et faire connaitre le talent d’ici. Nous regorgeons d’artistes qui mérite d’être entendu et qui jouent de la musique qui entrerait parfaitement dans vos créneaux musicales.

Pour les gens intelligent qui voudraient en apprendre plus sur ce qui se fait ici, je vous conseil, Bandeapart.fm ou CBC Radio3. Voici également quelques noms d’artistes LOCAUX que vous vous devez de découvrir. The Besnard Lake, Wolf Parade, Bernard Adamus, The Stills , Misteur valaire ou Le Husky. Je vous fait la promesse de vous faire découvrir d’autre groupe quand je le pourrais.

RIP Bad News Brown

1 Commentaire | Article écrit le 12/02/11 par BruB

Paul Frappier était un original, Son rythme hip-hop était accentué d’harmonica. Il glorifiait cet instrument qui trop souvent est relié aux histories de nos grands-pères. L’Haitien d’origine qui a grandi à Montréal liait la musique Hip-Hop, Blues, Jazz et classique d’une façon relativement unique. N’étant pas un adepte du style musical, Bad News Brown m’est resté assez inconnue jusqu’au moment où je l’ai entendu lors d’une parade de mode chez Ogilvie voilà environ deux ans. Depuis, j’ai rapidement redécouvert cet artiste Montréalais qui a eu l’honneur de faire les premières parties pour des artistes internationaux tel que Snoop Dog, De La Soul, Aerosmith ou John Legend.

Dans la petite-Bourgogne, vers minuit, son corps a été retrouvé sans vie au coin des rues William et Richmond, prêt d’un chantier de construction et d’un parc. Le 7e meurtre de l’année à Montréal reste un goût amer dans la scène musicale de la métropole. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas qui lui en voulait et je ne savais rien de sa vie privée. Ce que je sais, c’est que sa musique était quelque chose de spéciale et je l’espère sera reconnue malgré les circonstances de son départ.

L’ONF nous présente SoCalled

Aucun Commentaire | Article écrit le 17/03/10 par BruB

La scène musicale anglo-saxonne est très riche de talents, le son de la musique typiquement Montréalaise peut-être reconnue peut importe où vous vous trouvez. Que ce soit les succès comme Arcade Fire, Patrick Watson ou The Dears et les artistes un peu plus obscures à nos oreilles, vous retrouverez le son montréalais aujourd’hui presque aussi souvent que le son Seattle des années 90. Ces talents aident à mettre Montréal sur la carte musicale international du côté des États-Unis et de l’Angleterre autant que Coeur de Pirate et Ariane Moffat le font en France.

Un autre élément important qui aide Montréal à s’inscrire sur la carte nord-américaine anglophone est notre communauté juive, qui, installé ici depuis presque aussi longtemps que nos racines françaises, permettent aux gens qui auraient peut-être peur de nos « démons » francophones de trouver un peu de réconfort anglais et de voir que la Métropole est vraiment un « melting pot » de culture.

Si nous prenons ces deux ingrédients, la musique typiquement montréalaise et notre communauté juive tout aussi typiquement montréalaise vous retrouverez SoCalled, un artiste auquel je me suis rapidement attaché à la sortie de son album « Ghetto Blaster » en 2005. Malheureusement, il n’est qu’un Montréalais d’adoption ayant grandi en Outaouais mais, né Josh Dolgin à Ottawa, personne n’est parfait.

Le HipHop-Yiddish que nous offre SoCalled est un mélange intelligent de Leonard Cohen, DJ Champion et Theodore Bikel. Chantant aussi en Français et en anglais il est facile de reconnaitre ce son typique d’ici qui est une importation facile. L’ONF lancera sous peu ici un documentaire déjà lancé depuis quelques jours seulement en parallèle à la conférence « South by South West » sur YouTube et aux États-Unis seulement qui nous éclairera sur l’esprit de création de l’artiste.

En attendant que ce documentaire se pointe sur nos écrans d’ordinateurs, je me permets de vous faire découvrir SoCalled avec deux clips vidéo. Le premier est une superbe création tirée de son album de 2005 et qui est encore à ce jour, un de mes vidéos préférés. Le 2e clip est la bande annonce du documentaire de l’ONF, question de vous donner un aperçu sur cet artiste qui ne restera pas obscur pour très longtemps.

SoCalled – You Are Never Alone

SoCalled – The Movie (Bande Annonce)