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Dossier: Les Ponts Lachapelle

Aucun Commentaire | Article écrit le 20/11/11 par BruB

C’est peut-être moi, mais j’ai l’impression que nous donnons toujours trop de mérite aux ponts dit « de la Rive-Sud ». Nous entendons très souvent parlé de Jacques-Cartier, de Champlain et de Mercier. Même le pont Victoria est souvent mentionné avec erreur comme le premier pont de Montréal, mais il y a aussi des ponts au nord de l’île et c’est là que je continue notre dossier sur les traverses avec le Pont Lachapelle, ou devrais-je dire, les ponts Lachapelle ?

La Rivière-des-Prairies est traversée depuis longtemps par les habitants de Montréal et de l’île Jésus. Plusieurs entrepreneurs opèrent des traversiers tirés par des chevaux entre les deux rives qui sont séparées à plusieurs endroits par moins d’un kilomètre. Un de ces entrepreneurs est Pascal Persillier dit Lachapelle, propriétaire d’une traverse et de moulin du Gros-Sault. Une guerre de moulin avec un dénommé Lambert Dumont pousse les deux hommes à faire des demandes subséquentes pour la construction d’un pont à péage pratiquement aux mêmes endroits, entre l’Abord-à-Plouffe sur l’île Jésus et Cartierville du côté de Montréal. Dumont se voit offert le droit d’y ériger une structure, mais ne construira jamais ce pont, dégoûté par la concurrence déloyale de Lachapelle. Autorisé en 1834, le pont de bois est finalement inauguré le 20 juillet 1836 et a coûté 8300$. Je n’ai pas été capable de le confirmer, mais une seule source parlait d’un pont couvert de type Burr. Dans son édition du 21 juillet 1836, le Journal La Minerve parle d’une grande fête qui, après la bénédiction du pont par le Supérieur du Séminaire de Saint-Sulpice, Joseph-Vincent Quiblier, s’est étirée jusqu’aux petites heures. La maison de Lachapelle est encore debout au 2084 Boulveard Gouin Est au coin de l’Avenue de Lorimier

En 1860, le pont est vendu par la succession de Lachapelle au Curé du Sault-au-Récollet et est finalement revendu à la Compagnie des chemins et de péage de l’île Jésus. En 1882 le pont de bois fait place à un pont en acier de type « dos de chameau ». L’ouverture en 1923 du Parc Belmont et sa popularité grandissante force les autorités à commander la construction du Pont de Cartierville que l’on connait aujourd’hui. 1930 est une bonne année pour les ponts à Montréal, L’ouverture du Pont du Havre (Jacques-Cartier) en tête de file, mais aussi le Pont Viau et le nouveau Pont Lachapelle. Il y a confusion au sujet du nom du nouveau pont. Dans son édition du 24 mai 1930, The Gazette le nomme le Pont Legault tandis que la plupart des sources le nomme le Pont de Cartierville.

Le pont cantilever est une construction de la Dominion Bridge et sa longueur totale est de 305 mètres. En 1976, le pont est doublé du côté Ouest par l’érection d’une structure métallique à arcs à montants et la circulation devient unidirectionnelle sur les ponts jumelés. Le vieux pont passe de Montréal à Laval tandis que le nouveau pont offre le trajet contraire. Les ponts sont sous la responsabilité de la Ville de Laval, en échange, Montréal est responsable du Pont Viau à Ahuntsic. Plus de 38 000 véhicules y passent quotidiennement.

Le pont de 1930 détient également une grande valeur patrimoniale avec une note de 93 selon la charte d’évaluation du Ministère. En plus d’être le site du plus vieux pont de Montréal, l’endroit a aussi été le théâtre d’un acte de la révolte des patriotes de 1937. Les pilastres aux entrés du pont qui sont plus souvent qu’autrement couvert de graffitis sont aussi importants avec leur style néo-classique et finalement, l’ouvrage est aussi le premier pont majeur au Québec où l’on retrouve le sous-système «Waddell’s A» dans la poutre triangulée et structure construite par la méthode de l’encorbellement. Cette dernière partie est tiré directement, mot pour mot, d’un ouvrage technique, je ne suis pas ingénieur, je vais donc présumer que ça doit être une bonne chose.

Photo: Mathieu Labelle (Flickr)

Turcot, Incendies et Métro.

Aucun Commentaire | Article écrit le 25/01/11 par BruB

Ça bouge ces temps ci dans la Métropole, on se croirais en fin de mandat politique. Voici quelques manchettes qui ont piqué ma curiosité aujourd’hui.

Turcot, Ok!
Comme j’ai mentionné auparavant, J’ai grandi dans l’ombre d l’échangeur Turcot et malgré les branleux de pancartes et les chialeux de « pas dans ma cours », ce projet décrié que par une petite poignée contre une majorité silencieuse a eu le feu vert aujourd’hui de la part de la mairie centrale. Même si d’ici quelques années, entre l’ouest de l’île où je travail et le centre ville où j’habite, je vais devoir me taper les constructions du Rond point Dorval, de Turcot et de Notre-Dame. Je ne peux m’empêcher de rêver aux années ou j’aurai moins peur de recevoir un bout de béton sur le capot de mon véhicule.

Incendies.
«la vérité, c’est que le Festival des films du monde de Montréal, ça n’existe plus sur la scène mondiale». Voilà la phrase que le cinéaste Denis Villeneuve avait mentionné à l’ouverture du FFM. Son choix de participer au Festival des Films de toronto avait fait des vagues. Il faut croire que Denis avait bien raison, sa tournée des festivals des films internationaux lui a porté fruits. Voilà que Incendies se retrouve avec une nomination comme Meilleur Film Étrangé aux seul et uniques Oscars. On se rappelle que Denys Arcand avait gagné ce même prix en 2003 avec Le.s Invasions Barbares.

Le Métro et Laval
Voici une histoire que je n’avais pas vraiment suivit franchement. Ça avait l’air d’une chicane de clôture que l’on retrouve dans nos belles banlieue. Un voisin paye une belle clôture, l’autre ne veux pas payer sa part. Pendant ce temps, le voisin de l’autre côté se dit que si lui ne paye pas, pourquoi que lui aurait à payer? Mais, les deux voisins qui ne veulent pas payer profite quand même de cette clôture, non? Mais grâce à un intervention de l’AMT et du Gouvernement du Québec, voilà que le maire Gilles « Sans-fautes-sans-preuve-du- contraire » Vaillancourt et le Maire Gérald « Corruption?-où-ça? » ont fait la paix et que l’AMT versera les 4 millions due à Montréal et collecterons eux même de Laval. Tout es bien qui finit bien et tout le monde profitera de la clôture!

Toutes une journée, et je vous épargne mes commentaires sur le Journal de Montréal et son lock-out, la hausse des taxes scolaire et le décès d’Audrey Best (J,aurais rien eu de méchant à dire la dessus). C’est certain que je vais vous parler de la Gare Viger dans les jours à venir.

Le complexe d’infériorité de Laval

4 Commentaires | Article écrit le 27/03/10 par BruB

Dans la catégorie, complexe d’infériorité, on ne peut pas faire bien pire que la nouvelle campagne pour Laval. Un 514 Bonifié où des acteurs sur un fond de silhouette de Montréal avec une petite musique 8-bits vous raconte pourquoi Montréal est la méchante, c’est cher, c’est gris. Morrow Communications semble avoir vraiment été fortement inspiré, même un peu trop par les publicités d’Apple de Mac vs Windows. Le look, la façon de passer le message même la construction de la publicité ressemble étrangement à une pub Mac vs Windows.

Laval a une très mauvaise réputation, dans le fond ce n’est pas si pire que ça, mais est-ce que j’y habiterai? Jamais! Les défauts qu’ils décrient haut et fort au sujet de Montréal dans leurs publicités sont pour moi des qualités énormes qu’aucune autre ville au Québec pourrait m’offrir. Laval est le summum d’une banlieue, un cliché tel qu’il est possible de voir dans les films. Les maisons toutes pareilles sur la même rue avec deux ou trois voitures par stationnement, des centres d’achat à perte de vue, des quartiers complets où il est impossible d’aller au dépanneur sans prendre son automobile. Laval c’est tout cela et encore plus.

Laval c’est l’image d’Honda Civic modifiés à chaque coin de rue, de jeunes loups qui portent tous des t-shirts Ed Hardy autour du Lovers, pour moi Laval c’est ça! Vous voyez comment ça peut-être stupide d’utiliser des clichés pour décrire une ville, c’est ce que Morrow Communication a décidé de faire. S’assurer de descendre son voisin seulement pour que Laval semble être juste un peu mieux.

Le problème c’est qu’ils n’ont pas tapé sur le bon clou, le « compétiteur » de Laval ce n’est pas Montréal, les gens qui habitent Montréal le font souvent par choix, choisir d’y rester ou choisir d’y venir. Les compétiteurs de Laval c’est les Longueuil, Brossard et Terrebonne qui à mon avis en offrent beaucoup plus. Il n’y a pas d’option entre Montréal et une autre ville, si tu es dans le 514 c’est parce que c’est là que tu veux habiter, tu sais ce qui t’attend et tu décides de vivre avec les bons et les mauvais côtés de la grande ville, Montréal est uniques au Québec. Mais si tu choisis d’habiter la banlieue, tu magasines, tu vas regarder laquelle des banlieue t’offre plus pour ton style de vie, certains choisirons l’accès facile à l’autoroute, la proximité de leur travail, celui où le pont est plus facile à traverser, il y a vraiment des dizaines de banlieues autour de Montréal qui peuvent t’offrir une panoplie de services et de commodités différents.

Dans ces publicités, remplacez Laval par Terrebonne, Québec, Longueuil, Limoilou et c’est du pareil au même. Ces publicités sont génériques et peuvent s’appliquer à n’importe quel banlieue. Ces publicités sont entièrement dépourvues de personnalité, tout comme la ville dont ils essaient d’en faire la promotion.