Roadsworth au Centre Eaton

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Roadsworth est un artiste de rue, né à toronto (personne n’est parfait) maintenant habitant Montréal qui utilise la rue, les passages piétonnier et les lignes de rue comme canevas. À ces débuts, Peter Gibson utilise le graffiti et pochoir dans les rues de la métropole québécoise, jusqu’au moment ou finalement, l’artiste se fait découvrir… par la police!

Photo: Roadsworth, rue St-Denis.
Photo: Roadsworth, rue St-Denis.

Avant de continuer, je vais bifurquer sur une tangente importante. Je tiens à expliquer qu’il y a une énorme différence entre le graffiti qui dérange ou le « tag » et l’oeuvre d’art que peut penser certains de ces artistes à la « canne de peinture ». Je risque de me faire pirater le site pour ce que je vais dire. Le graffiteur Castro et son VC crew pourraient se faire arrêter demain que je ne verserais pas une larme du tout, mais ce que Roadsworth nous offre, c’est de l’art, une façon de passer un message.

Ceci n'est pas une oeuvre d'art.
Ceci n’est pas une oeuvre d’art…
Ça, oui!
…Ça, oui!

Selon les autorités de la ville lors de son arrestation en décembre 2004 l’artiste a fait pour 200 000$ de dommages aux mobilier urbain et est inculpé pour 53 chefs d’accusation de méfaits. Ses pochoirs étaient, toujours selon la ville, un danger au public et son travail a été comparé au simple tag que l’on peut malheureusement voir partout sur les murs de la ville. Suite à une levée de bouclier de la part du public, surtout de l’extérieur de Montréal, Gibson est relâché avec plus ou moins, une tape sur les doigts. Le positif de cette arrestation c’est qu’une certaine reconnaissance envers Roadsworth est apparue et son oeuvre respecté. Il se fait commander des oeuvres et fait son apparition dans des musées. Ce genre d’art n’aurait jamais été possible dans un monde sans internet. Peu après ses déboires judiciaires avec la ville de Montréal, il se fait payer pour reproduire exactement les mêmes choses pour laquelle il s’est fait arrêter au départ.

Le message de Roadsworth se voulait anti-voiture, presque écologique. Il est donc logique de voir de ces oeuvres le 22 avril, le Jour de la Terre. Pour une deuxième année de suite, le Centre Eaton présente une oeuvre de Peter Gibson pour les événements entourant cette journée spéciale. Journée spéciale qui franchement, devrait être à chaque jour et non rien que le 22 avril.

En 2011, Roadsworth avec « Fragile » avait reproduit une image de marais en utilisant des produits recyclables. (vidéo ci-haut). Cette année, avec c’est un totem de piles tente d’attirer l’attention du public sur l’importance de se débarrasser des piles et batteries jetables dans des contenants de recyclage dans lors du volet « piles et batteries » du programme Allo la Terre. Bien évidemment, la sculpture de trois étages sera recyclée lors du démontage vers la fin juin.

Totem de Roadsworth au Centre Eaton.
Totem de Roadsworth au Centre Eaton.

Roadsworth ou Peter Gibson est un artiste digne du 21e siècle comme Bansky ou Christo et Jeanne-Claude et soyez fier Montréal, car une fois de plus, notre avant-gardisme est mis de l’avant grâce à ce genre de démonstration artistique. l’oeuvre de Roadsworth intéresse, à coup de livre, d’entrevues et de documentaire, il ne sera pas rester dans l’ombre longtemps.


Bande annonce du film « Roadsworth : franchir la ligne » d’Alan Kohl, 2008.

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Amoureux de Montréal, fasciné par l'histoire de la ville, son urbanisme et sa toponymie, ni historien ni spécialiste du sujet. Martin aime trouver des réponses aux questions qui sont posées. Les billets que vous lisez ne sont que les résultats de la quête vers des réponses et le besoin de partager.