Molson et le Québec

Malheureusement, je peux compter en années depuis que j’ai acheté un livre. Je lis tous les jours et probablement plus que la moyenne, sur le web et dans les livres électroniques surtout, mais cette fois je parle d’un livre en papier avec de vraies pages. C’est comme tout plaisir coupable, quand tu t’y remets, tu te demandes comment tu as fait pour arrêter aussi longtemps. Il y a longtemps qu’un bouquin n’avait pas piqué ma curiosité.

Quand tu penses grande famille de Montréal, les noms me viennent à l’esprit, les McGill, les Bronfman, les Viger et peut-être plus prêt de nous les Saputo. Mais peu importe, aucune famille n’a autant d’histoire avec notre ville que la Famille Molson. Si Montréal avait une familel royale, ce serait surement les Molson, dernièrement, la famille fait un retour devant le public avec l’achat de la Sainte Flanelle, le Club de Hockey Canadiens de Montréal pour une 4e fois, mais les Molson sont à Montréal ce que Jésus est à la bible, s’il n’était pas la, Montréal ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui.

Aux Éditions Michel Brûlé par l’auteur, Gilles Laporte nous raconte les hauts et les bas dans la relation entre les Montréalais et leurs rois de la bière dans le livre « Molson et le Québec ». De la création de la plus vieille Brasserie Canadienne datant de 1786, du premier bateau à vapeur en Amérique du Nord en 1809, la création de l’hôpital Général de Montréal en 1821, le premier chemin de fer en Amérique du Nord en 1836, la Banque Molson en 1855 et j’en passe, le nom de Molson est imprégné dans l’histoire de notre ville. Il est pratiquement impossible de passer au travers de la ville sans croiser un élément qui a un rapport rapproché avec les Molson.

150 pages d’histoire, de détails et de découvertes, même moi qui suis un fanatique de l’histoire de la ville y appris de nouveaux éléments. Pourtant, les Molson n’ont pas de grandes rues comme René-Levesque ou de grands parcs comme Jean-Drapeau, récemment l’Université Concordia inaugurait leur nouvelle construction, The John-Molson School of Business au 1455 De Maisonneuve Ouest en honneur de John Molson Père. Le père a aussi l’honneur d’avoir une petite rue et un petit parc dans Rosement-Petite Patrie et une autre très très très petite rue dans Pierrefonds. Le Stade Percival-Molson de l’Université McGill où jouent nos Alouettes est dédié à l’arrière arrière arrière arrière-petit-fils de John Molson, un sportif qui a joué pour les Montréal Victorias au hockey et qui a été membre de l’équipe canadienne olympique en 1904 à St-Louis, USA. Le stade n’a aucune connexion avec la Brasserie, mais doit être quand même une bonne publicité, mais cela, on ne le dit pas.

Le livre est un amalgame de date et d’anecdotes qui a l’air d’un roman tellement certains détails semblent invraisemblables par exemple, la tragédie du John Bull. « Molson et le Québec » est le parfait cadeau de Noël (oui ça s’en vient et ce n’est pas de ma faute) pour les amateurs d’histoire, d’urbanisme et de Montréal en général. Si j’étais critique littéraire, ce que je suis loin d’être, ce livre aurait une note de 5 sur 5.

Commentaires

Écrit par :

Amoureux de Montréal, fasciné par l’histoire de la ville, son urbanisme et sa toponymie, ni historien ni spécialiste du sujet. Martin aime trouver des réponses aux questions qui sont posées. Les billets que vous lisez ne sont que les résultats de la quête vers des réponses et le besoin de partager.