Mardi Musique: Rufus Wainwright

Mardi Musique est un billet qui parait à chaque mardi où je m’amuse à vous faire découvrir un artiste ou un groupe, francophone ou anglophone qui émane Montréal dans leur sons, philosophie ou paroles. Aujourd’hui Rufus Wainwright.

Je ne suis pas trop certain si mon artiste d’aujourd’hui représente bien Montréal. Même qu’il se peut qu’il représente trop bien Montréal. Dans le fond, je vous laisse décider. Si vous écoutez/lisez/regardez n’importe quelle nouvelles culturelles (à l’exception de TVA surement), en français ou en anglais aujourd’hui et pour quelques jours, je peux vous garantir que vous allez entendre parler de Rufus Wainwright.

Né à New-York et habitant maintenant… New-York, il a habité et étudié à Montréal, tout comme sa soeur Martha Wainwright. Les deux chantent régulièrement dans les deux langues, mais sur son plus récent album, Rufus n’y va que de la langue de Shakespeare. Fils d’une pure Montréalaise du Mile End, Kate McGarrigle, des Soeurs McGarrigle, décédée en janvier 2010 et d’un père faisant dans le folk américain de New-York, le son montréalais a toujours une place dans ses créations. « Out of the game » son plus récent album qui est en magasin depuis aujourd’hui a reçu des critiques parfois élogieuses, parfois mitigés. Je vais avouer que l’appréciation de sa musique m’est venu sur le tard, quand je me suis assagie, mais ce genre d’artiste est souvent coupé sec, vous aimez ou vous n’aimez pas… moi j’aime.

Nul n’est prophète dans son pays et tout comme d’autres comme Leonard Cohen par exemple, Wainwright est beaucoup plus reconnu dans le reste du monde qu’ici. La preuve, ce septième album est une production de nul autre que Mark Ronson. Ronson qui a aussi « mit sur la map » des albums à succès comme « Back to Black » d’Amy Winehouse, « Alright, Still » de Lily Allen, « 19 » d’Adele ou « Rudebox » de Robbie Williams.

Pour revenir à ce que je disais avant l’interlude musical, certains artistes d’ici sont moins connus de la majorité à cause de leur langue anglaise, Wainwright en est un bon exemple. Pour faire une drôle d’analogie, cette semaine le « Wilensky’s Special », Sandwich mythique de la rue Fairmount a fait les manchettes en apparaissait dans une liste des meilleures sandwichs du monde. Malheureusement, beaucoup de francophones n’avaient aucune idée de l’existence de ce chef d’oeuvre de « balloney » et de moutarde. Comme quoi en culture musicale ou culinaire il y a deux solitudes, même ici à Montréal.

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Écrit par :

Amoureux de Montréal, fasciné par l’histoire de la ville, son urbanisme et sa toponymie, ni historien ni spécialiste du sujet. Martin aime trouver des réponses aux questions qui sont posées. Les billets que vous lisez ne sont que les résultats de la quête vers des réponses et le besoin de partager.