Les enjeux de Montréal

Vous l’avez surement remarqué, nous sommes en élections provinciales. Je sais, je sais, je ne vous apprends rien, un autre détail que je ne vous apprendrais pas, Montréal est encore une fois le grand oublié de la campagne qui est quand même jeune.

La région de Québec est la grande courtisée, il y a aussi ce fameux « Plan Nord » du parti libéral et c’est à se demander pourquoi les partis ne promettent rien à la métropole de la province. Le Maire Tremblay à lancé sa liste de demandes, mais qui est restée sans réponse de tous les partis.

Pourquoi Montréal est-il autant ignoré, ne possédons nous pas prêt à la moitié des votes du Québec? Ne sommes-nous pas le centre culturel, financier et touristique de la province? Nous sommes ignorés parce qu’il n’y a aucun gain à faire à Montréal. Voyez-vous, MTL est peinturé de Ste-Anne-de-Bellevue à Pointe-aux-Trembles, du Fleuve St-Laurent à la Rivière-des-Prairies, les votes de Montréal sont coulés dans le béton. À défaut de quelques circonscriptions, nous savons déjà qui gagnera dans chacune d’entre elles. Par exemple, un sondage Léger-Marketing récent demandait aux électeurs quel serait leur 2e choix. 52% des anglophones interviewés affirme ne même pas avoir un autre choix que les libéraux. Il est donc facile de dire que les communautés à haute densité anglaise, seront automatiquement à charest. Mon père disait que tu pouvais présenter un porc peinturé rouge dans le West Island et il gagnerait, peut-être avait-il raison après tout.

Ce que les anglophones ont sûrement oubliés, c’est qu’il a maintenant des options qui s’offrent à eux, la CAQ n’est plus séparatiste et le Parti Vert se fout de l’indépendance du Québec. Je vais avouer que le choix de Pauline Marois de ne pas se présenter au débat anglophone n’est pas vraiment une mauvaise décision, à quoi bon aller s’humilier quand il n’y a littéralement aucun gain à faire. Puisque la partie ouest de l’île est déjà décidée rouge, la partie dans l’est n’en vaut simplement pas la peine de débattre, pas que les votes sont déjà acquis pour le PQ, mais à quoi bon aller prêcher pour sa paroisse dans des quartiers défavorisés bourrer de gens qui n’ont pas la scolarité de comprendre ce qu’on va leur dire. Ce n’est pas mon opinion, mais probablement celle des experts politiques de chaque parti qui ne se déplace même pas dans Hochelaga. Finalement, il y a le centre qui peut aller à n’importe quel partis, mais c’est impossible pour les autobus de partis de se déplacer dans la circulation et les rues étroites du Plateau!

Résultats électoraux, Montréal 2008

La liste de notre bon Maire inclut, le partage de la nouvelle richesse provinciale, un investissement dans les infrastructures, le développement du transport collectif, la redéfinition de l’Est de la ville et la phase 2 du Quartier des Spectacles. En d’autres mots, pas grand-chose de nouveau. Ces demandes sont toutes valables puisque la plupart sont déjà en étude ou en production. Montréal reçoit une grande part des dépenses du gouvernement, regarder toutes les constructions à venir dans les prochaines années, les échangeurs Turcot, Dorval, Décarie, le boulevard Notre-Dame, la quantité de nouveaux hôpitaux, le renouvellement de la RIO, l’agrandissement du Métro, etc. Donc ces demandes ne sont pas si loin de ce que nous recevons déjà.

En parlant du Maire, il faut avouer qu’il n’a pas le poids d’un maire d’une grande métropole. Ce n’est pas comme si tout le monde écoute quand Gérald parle, je dirais même que notre Maire est comme une arrière-pensée dans la ville, les présidents de festivals comme Juste pour Rire (Rozon) et Jazz (Simard) ont plus de poids dans l’opinion publique.

En conclusion, une ville qui n’est pas un enjeu politique, une liste de demande qui manque d’ambition et un Maire qui ne demande qu’à terminer son mandat au plus sacrant fait que la seule raison que les autobus des trois partis principaux passerons par Montréal, c’est parce que la 30 n’est pas encore terminée. Maintenant, ÇA c’est un enjeu politique!

Écrit par :

Amoureux de Montréal, fasciné par l'histoire de la ville, son urbanisme et sa toponymie, ni historien ni spécialiste du sujet. Martin aime trouver des réponses aux questions qui sont posées. Les billets que vous lisez ne sont que les résultats de la quête vers des réponses et le besoin de partager.