Les jours sont comptés pour le Junior de Montréal

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Les jours sont comptés, pas parce que les Bulldogs pourrait s’établir à Laval.  Présentement, ils veulent discuter avec les responsables de la ligue américaine sur des questions territoriales.  Je n’y vois aucun problème avec les Bulldogs à Laval.  Ce n’est pas le même produit.  On parle ici d’une ligue amateur versus une ligue professionnelle.  Ce n’est pas ceci qui va causer (ou a déjà) la perte du Junior de Montréal.

C’est plutôt que l’organisation, propriété de Farrel Miller, a utilisé son droit de véto pour empêcher l’implantation d’une équipe de la LHJMQ à Boisbriand.  Ils ont raté l’occasion de débuter une rivalité.  S’ils pensent que la vieille rivalité des Canadiens et des Nordiques pourrait se transposer au hockey junior, ils se trompent royalement.  Les Remparts l’ont déjà leur rivalité et c’est avec Chicoutimi.  Le Junior de Montréal, eux, n’ont rien.

La seule façon dont ils pourraient ralentir le compte à rebours, c’est d’avoir une équipe championne.  Il faut être honnête, ils ont une équipe acceptable, mais loin de pouvoir s’établir comme l’équipe à battre.  De plus, ils vont devoir combattre le temps qui joue contre eux.  Plus le temps avance moins de personnes assistes aux parties.  À leur première année, la moyenne d’assistance était de 3116.  L’auditorium de Verdun peut accueillir jusqu’à 3780 partisans.  C’est une bonne moyenne.  Cette saison, après 5 parties à domicile, la moyenne est de 2885,8.  Déjà une baisse significative.

Les deux dernières concessions à Montréal n’ont pas duré plus de 5 années.  Le Collège Français de Verdun de 1991 à 1994 et le Rocket de Montréal de 1998 à 2003.  Le Collège Français a eu des équipes très compétitives, comparer aux Rockets, eux, n’ont rien fait de significatif et ils ont quitté Montréal avec des dettes.  J’espère que l’histoire ne se répètera pas, mais ce n’est pas ainsi que le dicton va.

Reste à voir, d’ici le reste de la saison, si la baisse d’assistance va se poursuivre.  Je suis persuadé qu’avec une équipe à Boisbriand, une rivalité aurait pris naissance.  M. Miller aurait eu une autre organisation à ses côtés pour discuter et essayer de convaincre la ligue américaine de ne pas établir une concession à Laval.  Cet appuis n’existe pas.  Il l’a choisi ainsi.

Malheureusement, M. Farrel Miller va finir de creuser sa tombe d’ici trois à quatre ans.  Le passé est garant de l’avenir.

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