Le syndrome du siège vide

Le syndrome du siège vide est une maladie dont souffre la plupart des journalistes sportifs du grand Montréal et de la province du Québec, nous devons donc croire que cette maladie est contagieuse. Les amateurs de lignes ouvertes sportives en sont souvent les victimes les plus fragiles et craquent sous les symptômes. Les vrais fans de sport, souvent plus intelligent en sont immunisé, mais se laisse quand même avoir dans un genre de maladie imaginaire digne de Molière. La maladie du siège vide force le journaliste à se concentrer sur les sièges vides d’un événement sportif au lieu de présenter les qualités de l’équipe locale qui malheureusement aurait besoin d’appui. Les victimes les plus courantes de cette maladie grave sont l’Alouette Montréalaise et l’Impact Québécoise et des espèces en sont même disparues tel que le Junior et ces ancêtres.

Cette description qui pourrait se trouver dans n’importe quel article du National Geographic est presque véridique si nous lisons les Journaux et blogues de la planète sport de Montréal. La goutte qui a fait déborder le vase pour moi c’est ce billet de Jérémy Filosa que je respectais jusqu’à maintenant, avant qu’il ne tombe aux mains du syndrome du siège vide. Il y va d’une comparaison entre Québec et Montréal et se demande pourquoi Québec rempli le stade du Rouge et Or tandis qu’à Montréal les sièges du Stade Percival Molson et du Stade Saputo ne sont pas plein lors des matchs des Als et de l’Impact FC.

Ce billet du journaliste est un torchon digne du sensationnalisme « à la Québécor » qui fait fi de recherches sérieuses et ne mentionne que le bout de l’iceberg sans avoir fait de recherche évidente. Je me permets donc de répondre à M. Filosa avec quelques faits importants pour l’aider dans sa recherche journalistique. Le Rouge et Or, une équipe de football universitaire canadien qui mérite le respect avec toutes ces victoires et ces Coupes Vaniers remplie à chaque match le Stade Telus du PEPS de l’université Laval avec ces 12 500 supporteurs. Les Alouettes de la CFL jouent dans un stade de 25 012 personnes et ont plus de 20 000 amateurs à chaque joute. Je sais de quoi je parle, je suis propriétaire de billets de saison depuis trois ans maintenant. Fait a noter que l’offre de football à Montréal se traduit par 4 équipes au total, à la CFL nous ajoutons les Redmen de McGill, les Stingers de Concordia et les Carabins de l’université de Montréal de la ligue de Football universitaire canadien. J’aimerais aussi ajouter que je crois fermement que la ville de Québec mérite sont équipe dans la CFL et qu’à défaut de faire revivre une certaine rivalité sur la glace, nous pourrions la faire revivre sur le gazon. Donc le journaliste parle des matchs des Alouettes qui ne sont pas à guichets fermés depuis le début de la saison, jugeant sur deux matchs sur neuf qui ont eu lieu des soirs de semaine. Pouvons-nous attendre les matchs de fin de semaine avant de juger?

Je vais aussi défendre l’Impact haut et fort. La famille Saputo voit grand et mérite un stade plein, mais il faut dire les vraies affaires, L’impact, même étant une « vieille » équipe, offre un nouveau produit, LA MLS encore méconnue et doit commencer tranquillement. N’oublions pas que nous avons sur le terrain 10 joueurs sur 11 non protégés par leur équipe précédente lors de l’expansion, des rejets en quelque sorte et pourtant et ils nous offrent un soccer plus que respectables. Des noms comme Mapp, Arnaud, Neagle ou Bernier commence à être des noms connus. L’arrivée de joueurs désignés de renom tel que Di Vaio et Nesta (et peut-être Del Piero) augmenterons la qualité du jeu. Montréal est une ville gagnante et nous sommes trop impatient, oui le stade 20 341 sièges accueil maintenant que 12 000 ou 13 000 par matchs, mais donnez nous trois ou quatre victoires de suite et je vous promets un stade plein à craquer.

Filosa mentionne aussi les galas de boxe à Québec versus ceux de Montréal, malheureusement, je ne suis pas un grand amateur de boxe même si je m’assure d’aller à un ou deux galas par années. Ce que je sais encore une fois c’est que l’offre à Montréal est de loin supérieure à ceux de Québec. Montréal offre environ quatre ou cinq galas de boxes, de UFC et même, de lutte par année qui visent toutes la même démographie tandis que Québec se tape un gala à tous les deux ans. Est-ce que ça se compare? Je ne crois pas! Pour terminer la critique de son article, je vais m’abstenir de discuter de hockey pour ne pas froisser personne.

Il faut aussi regarder l’offre et la demande. Le grand Montréal avec ces plus de 3.5 millions d’habitants ont quatre équipes de Football à soutenir, une équipe de soccer professionnel, une équipe de hockey de la LNH, deux grands prix automobile, quelques galas de boxe, deux tours cyclistes international, un tournoi de la PGA, un marathon, en plus de tous les événements non sportif et d’un nightlife qui se situe dans le top 5 en Amérique du nord. Québec, je le répète, est une ville que j’adore et que je respecte qui dessert 765 000 habitants dans sa région métropolitaine et offre une équipe de football universitaire, une équipe de hockey junior et une équipe de baseball dans une ligue que personne ne connait au Québec sauf à Québec. Elle est une ville gouvernementale et touristique où l’ambiance est totalement différente qu’à Montréal, certaine fois, je dirais même plus agréables. Prière de comparer des pommes avec des pommes, il faut ABSOLUMENT arrêter de comparer Montréal et Québec au même niveau qu’il faut arrêter de comparer Montréal à Toronto.

En conclusion, Le Tour de France, Wimbledon et les grands prix de Formule 1 sont très importants, mais les journaux, les RDS, les TVA Sports et les actualités sportives doivent commencer leur bulletin en mentionnant l’Impact et les Alouettes. Ces équipes n’ont même pas le soutien de ces propres journalistes qui sont supposés les couvrir. Je m’excuse du billet-roman-fleuve mais le négativisme journalistique que nous vivons depuis quelques années commence franchement à m’irriter. Ces journalistes semblent plus soucieux des sièges vides, que des sièges pleins. Ils semblent plus préoccupé par les sièges vides que parce qui se passe sur les terrains. Une autre preuve que le journalisme est un art qui disparait peu à peu, même dans le sport.

Commentaires

Écrit par :

Amoureux de Montréal, fasciné par l'histoire de la ville, son urbanisme et sa toponymie, ni historien ni spécialiste du sujet. Martin aime trouver des réponses aux questions qui sont posées. Les billets que vous lisez ne sont que les résultats de la quête vers des réponses et le besoin de partager.