Finalement, démolition sur St-laurent

De temps en temps, j’ai l’impression que je radote, je ne cesse de répéter que trop de gens vivent dans le passé. Quand le Spectrum a été mis à terre, trop de gens voyaient dans ce bâtiment sans valeur patrimoniale quelque chose qui devait être sauvé. Même histoire pour le Medley et pourtant, je tiens à rappeler que les souvenirs sont souvent plus important que la pierre et les briques. Comme j’écrivais voilà pas si longtemps, la première joute de hockey a été joué à un endroit qui est devenu aujourd’hui un stationnement étagé.

Ce billet se veut une réponse à Madame Phyllis Lambert et Monsieur Dinu Bumbaru, dont je respecte l’opinion, font encore la preuve dans Le Devoir d’aujourd’hui que trop de gens habitent encore le passé. Cette fois-ci leur pancartes de contestations s’arrêtent sur l’îlot du Monument National. Finalement, cette enfilade de bâtiments oubliés et délabrés auront la visite des pelles des démolisseurs à partir du 9 avril. Situé entre deux extrême, soit le merveilleux Monument National et de l’autre côté du spectre de qualité… Le Café Cléopatre. Ces édifices qui ont déjà eu une valeur patrimoniale ont été laissés à la merci des éléments depuis longtemps et maintenant méritent de partir vers un monde meilleur. Vous savez, l’euthanasie et la mort dans la dignité n’est pas réservée qu’aux humains.

Les 20 ans entre 1980 et 2000 ont offert à la ville un déclin qui ne commence qu’à être corrigé. Les années noires sont derrières nous et je crois fortement que Montréal a besoin d’être une ville du future et non du passé. Personne ne va au sud de St-Laurent pour visiter le passé, ils y vont pour voir ce qu’est un centre-ville habité et en plein effervescence et ce que je vois depuis trop longtemps, c’est une rue qui a besoin d’un peu plus qu’un simple lifting. Le Boulevard St-Laurent n’est pas à Montréal ce que la Tour Eifel est à Paris, absolument personne vient ici pour voir ce coin de rue.

Je ne dénigrerais pas leurs arguments, la « Main » et ces édifices mentionnés ont déjà été le centre névralgique de Montréal, la division entre l’Est et l’Ouest, le « red light » et autre surnom que l’on peut donner à l’endroit, mais, en 2012, ne serait-ce t’il pas le bon moment, pendant que Montréal est dans une belle remontée de retaper ce coin de rue mythique. Le Quartier des Spectacles est en train de transformer la rue Ste-Catherine entre Bleury et St-Laurent en un endroit moderne qui pourra faire au cours des décennies à venir un nouveau centre de l’activité de la ville.

Je suis fatigué de voir ces branleux de pancartes qui sont accrochés à ce que Montréal a déjà été et qui nous empêche d’aller de l’avant. Nous ne sommes plus la métropole du canada, Toronto a gagné cette bataille, Vancouver et Calgary ne sont pas loin derrière nous. Avant de se faire rattraper, donnons à Montréal ce qu’il mérite depuis trop longtemps, un centre-ville où il est possible de perdre son temps. Il est temps de regarder en avant, car le passé, ne vaut pas toujours la peine à sauvegarder.

Nous ne renions pas le passé, nous ne faisons qu’améliorer notre futur.

Écrit par :

Amoureux de Montréal, fasciné par l'histoire de la ville, son urbanisme et sa toponymie, ni historien ni spécialiste du sujet. Martin aime trouver des réponses aux questions qui sont posées. Les billets que vous lisez ne sont que les résultats de la quête vers des réponses et le besoin de partager.

Un commentaire

  1. […] sais que je semble parler un double discours, après tout, ne suis-je pas celui qui en avril 2012 se réjouissait de voir les maisons en rangées disparaître de la rue St-Laurent, juste au nord du Monument National? Je disais que certaine personne aimait vivre au passé et je […]

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