Changements sur Notre-Dame Est

On dirait bien que la démolition est populaire ces temps-ci. Selon les clôtures et les pelles mécaniques sur place, j’ai la belle impression que nous sommes sur le point de voir du changement sur la rue Notre-Dame est entre Iberville et Frontenac. En effet, les bâtiments situés sur le bord du Fleuve appartiennent au Ministère du Transport du Québec et seront bientôt que de l’histoire ancienne pour, je l’espère, faire place au projet de la modernisation de la Rue Notre-Dame. l’îlot inclut Les entrepôts de Décor Paramount de Georges Durst qui ont passé au feu plus d’une fois au cours des dernières années ainsi que les derniers vestige du quartier du temps que les alentours s’appelaient le Faubourg à m’lasse. Tout ça et aucun signe des branleux de pancartes.

Les trois édifices qui bientôt sans valeur architecturale, ne bloqueront plus la vue des rives juste à l’est du Parc Bellerive sont, un ancien concessionnaire automobile, l’entrepôt des DécorsParamount et les dernières citernes de mélasse de l’Imperial Molasses bâties en 1955. La légende veut que les effluves sucrés de la mélasse envahissaient le quartier ce qui lui donna son nom de Faubourg à m’lasse. Si cette image peut prendre aujourd’hui un côté poétique, elle nous rappelle aussi une réalité beaucoup plus tragique, qui planait au-dessus des gens peu fortunés du quartier. Quartier disparu au début des années 70 suite à l’expropriation complète de plus de 1 200 familles de façon autoritaire et musclé et pour la plupart, la démolition de leur gagne-pain pour la construction du Tunnel Ville-Marie et de la Maison Radio-Canada.

Ce n’est qu’une question d’heures avant leurs derniers adieux et ne trouvez-vous pas bizarre de ne rien voir dans la grogne urbaine sur la démolition de ces bâtiments parce que dernièrement, il semble que les vestiges à mauvaise mine ont la cote.

Au lieu d’ajouter que de vulgaire photos à ce billet, je vous offre le clip de Coeur de Pirate qui a été tourné en partie dans le parc Bellerive avec les citernes en toile de fond !

Écrit par :

Amoureux de Montréal, fasciné par l'histoire de la ville, son urbanisme et sa toponymie, ni historien ni spécialiste du sujet. Martin aime trouver des réponses aux questions qui sont posées. Les billets que vous lisez ne sont que les résultats de la quête vers des réponses et le besoin de partager.