Ce qui reste de 1976

Comme plusieurs fois mentionner, les Jeux de 1976 à Montréal sont la preuve de ce qu’il ne faut pas faire quand une ville reçoit les Olympiques. Malheureusement, je suis bien obligé d’être d’accord avec cet énoncé. Là où je ne suis pas d’accord, c’est quand j’entends dire que les Jeux de Montréal n’ont rien laissé derrière eux à l’exception d’un stade « éléphant blanc » qui a pris 28 ans à payer à grand coup de taxes sur le tabac et qui a coûté plus d’un milliard.

Nous devons l’avouer, notre Stade olympique ne sert pas à grand-chose, c’est vrai, mais il ne faut pas oublier qu’il a quand même bien été utilisé avant le départ des Expos et avant les déboires du toit. Il ne faut quand même pas exagérer et crier haut et fort qu’il ne sert à rien depuis sa construction. Qu’est-il devenu des autres installations construites pour l’événement et utilisé lors des jeux de 1976?

Le Vélodrome:
Utilisé pour les compétitions de vélo sur piste et de judo, le vélodrome a fermé ces portes en 1989 pour rouvrir en 1992 en ce que l’on connaît aujourd’hui comme le Biodôme. Visité par prêt d’un million de visiteurs par année, il ne sert peut-être plus à son utilisation originale, mais il est impossible de dire que cet achalandage n’en vaut pas la peine. Il est le seul bâtiment qui n’est plus utilisé pour sa raison première.

Photos par Friscocali

La Piscine olympique:
Situé dans la base du mât du Stade, l’endroit où a eu lieu les épreuves de natation, water-polo et de plongeon et où ces sports sont encore pratiqués aujourd’hui tous les jours en plus d’accueillir plusieurs mini-« Alexandre Despatie » et de mini-« Émilie Heymans » en devenir lors de camp de jour et de visite scolaire.

Photo par Giåm

Le Bassin Olympique:
Le bassin de 2.2km a été l’hôte des sports d’aviron et de kayak. Aujourd’hui, en plus d’abriter l’Association québécoise d’aviron, des bureaux du club d’aviron de Montréal et de l’espace de compétition pour l’équipe d’aviron de L’Université McGill. Vous y retrouverez régulièrement des compétitions de bateaux dragons et de kayak avec des installations d’entraînements encore utilisés aujourd’hui.

Le Complexe Sportif Claude-Robillard:
L’Hôte des sports de handball et de water-polo, les installations Claude-Robillard servent encore aujourd’hui à leur fonction première avec une piscine de grandeur olympique de dix corridors il abrite le club CAMO (Club Aquatique de Montréal) ainsi que des pistes d’athlétisme intérieur et extérieur, un terrain de soccer ayant été le premier domicile de l’Impact et permet d’asseoir 9500 spectateurs. Le CSCR est probablement un des plus beaux héritages des Olympiques pour le quartier d’Ahuntsic.

Le Centre Étienne-Desmarteau:
L’aréna ayant servi aux compétitions de basketball est aujourd’hui un aréna ayant deux patinoires dans Rosemont et en plus d’être ouvert pour le hockey mineur du quartier, est l’aréna officiel des Championnes les Stars de Montréal de la Ligue Canadienne de Hockey féminin et des Missions de Montréal, équipe de la Ligue professionnelle Canadienne de Ringuettes (que je ne connaissais pas avant de faire cette recherche). Il est donc confirmé que cet établissement sert encore à temps plein.

Le Stade D’hiver:
Mieux connu sous le nom du CEPSUM de l’Université de Montréal est l’endroit où ont eu lieu les épreuves d’escrimes. Aujourd’hui le centre sportif est utilisé entre autres par les Carabins et par les étudiants de l’université.

Le Centre Équestre de Bromont.
Encore aujourd’hui, le centre équestre de Bromont construit pour les jeux de 1976 est l’hôte de compétitions internationales et sert de terrain d’entraînement à l’année.

Ces installations olympiques sont toutes encore utilisées aujourd’hui. Malheureusement, je ne retrouve pas l’entrevue avec ce pseudo-expert qui n’avait pas peur de dire en ondes (Première chaîne ou 98,5) que Montréal était rempli d’éléphants blancs à cause de nos Olympiques. Oui nos jeux ont dépassé les coûts initiaux, oui nos jeux sont l’exemple à ne pas suivre sur plusieurs facettes, mais il est faux de dire que les jeux n’ont rien laissé derrière eux. Parlez-en à tous les athlètes (et les pingouins du Biodôme) qui profitent de ces établissements jour après jour.

Montréal a connu un boom grâce à deux événements majeurs, l’Expo 67 et les Jeux de 76. Les problèmes de la métropole ont commencé dans les décennies suivantes et les années 80, 90 et 2000 n’ont pas été les meilleures. Il y a espoir pour les années 10 du 21e siècle, car Montréal est en expansion et en construction une fois de plus.

Écrit par :

Amoureux de Montréal, fasciné par l'histoire de la ville, son urbanisme et sa toponymie, ni historien ni spécialiste du sujet. Martin aime trouver des réponses aux questions qui sont posées. Les billets que vous lisez ne sont que les résultats de la quête vers des réponses et le besoin de partager.