Avoir un taxi à Montréal.

Ayant voyagé assez régulièrement depuis les 6 ou 7 dernières années, dans de grandes et de petites villes du le monde, je vais vous affirmer que les taxis de Montréal sont parmi les bons pour une métropole. Si l’on ne compte pas la senteur du petit sapin, ils sont propres et la plupart du temps, les chauffeurs sont polis. Parfois, comme partout ailleurs, il m’arrive d’en avoir un qui donne un très mauvais nom aux autres, chauffard plus que chauffeur, fait des détours et en plus il ne te glisse même pas un bonjour. Dans ce temps la, son pourboire est réduit à 0$, mais comme je disais, en général, un A pour les taxis de Montréal.

Lundi, le bureau du taxi de Montréal faisait quelques annonces qui vont finalement faire avancer le métier à quelques choses de plus respectable. Premièrement, tout comme les autobus de la STM, un signal clignotant 9-1-1 sera apposé sur le dessus du véhicule, cette alarme silencieuse avertira les passants qu’il y a un problème a bord et d’aider le chauffeur en appelant l’urgence. Une très bonne idée qui joint avec l’arrivée futur de caméras de sécurité, je l’espère, aidera à sauver quelques pères de famille qui malheureusement se font attaquer que pour quelques dollars. Presque aussi importante, une chaufferette fera son apparition à l’intérieur de la cabine. Cela permettra au chauffeur d’éteindre sont moteur durant l’hiver entre les clients et lui permettra d’économiser quelques dollars en essence sans avoir à se les geler, si vous voyez ce que je veux dire.

L’autre point important et surtout, celui qui fait le plus de gros bon sens, la possibilité d’afficher de la publicité sur les véhicules. Tout en respectant leur code d’éthique, ils auront maintenant la possibilité d’avoir un autre revenu pour payer cette licence de taxi en plus de l’essence, des réparations et des contraventions qui doivent arriver la plupart du temps. Très souvent, les propriétaires de taxi doivent louer leur véhicule quand ils ne sont pas derrière le volant juste pour avoir un revenu un peu plus intéressant. Je n’ai jamais vu de chauffeur rouler sur l’or.

En plus de devoir suivre un cours spécialisé, d’avoir un permis de conduire de classe 4c et de passer un examen. La personne qui veut se lancer dans l’opération d’un véhicule taxi doit débourser en moyenne au-dessus de 220 000$ dans les petites annonces pour l’acquisition de la licence, du véhicule et des accessoires nécessaire. Encore plus cher si vous voulez une permission pour couvrir l’aéroport de Dorval (je refuse encore de l’appeler l’aéroport P.E.T). 220 000$ plus l’essence qui en ce moment vacille les 1,06$ le litre, en prenant compte que la course commence à 3,30$ + 1,60$ le kilomètre, une course de 20 kilomètres vous coutera 35$ plus le pourboire. À cette vitesse, le véhicule devra faire 6285 courses de 20 kilomètres JUSTE pour payer la licence. Toujours pas payer tout le reste et surtout toujours pas prit sa part pour nourrir les enfants.

Comme chaque fois que je tape un billet, je fais des recherches pour m’assurer que mes faits sont bons et que j’ai le droit de chialer. Mon texte s’en allait complètement dans une direction opposée jusqu’au moment où je tombe sur le prix d’opération et que je commence à calculer. Je n’ai pas parlé des opérateurs de plusieurs véhicules, les grosses compagnies du taxi à Montréal qui ont 10, 20 ou 50 autos sur la route, car il me manquait quelques faits.

Est-ce que les taxis à Montréal sont chers? À mon expérience, oui, je vais dire qu’ils sont un peu plus que la moyenne que j’ai rencontrée en l’Amérique du Nord. Plusieurs villes américaines utilisent le concept où la ville est séparée en régions et que le prix est fixe selon la région de votre destination, il m’est arrivé à quelques reprises d’être dans une ville où les taxis n’était même pas munit de compteurs. Ces changements donneront une belle signature à nos véhicules qui ne sont ni jaune, ni rose, ni orange et vert mais qui seront reconnaissables plus facilement tout en leur offrant un peu plus de revenus.

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Amoureux de Montréal, fasciné par l'histoire de la ville, son urbanisme et sa toponymie, ni historien ni spécialiste du sujet. Martin aime trouver des réponses aux questions qui sont posées. Les billets que vous lisez ne sont que les résultats de la quête vers des réponses et le besoin de partager.