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Règlement stupide, la faute aux élus

Aucun Commentaire | Article écrit le 31/03/10 par Le Weird

Il y a plusieurs règlements qui sont stupides, mais c’est surtout à cause du manque de précision du réglement. Comme l’évènement qui a eu lieu à Dollards-des-Ormeaux, M. David Sasson qui a reçu une amande de 75$ pour avoir joué au hockey dans la rue. Ce règlement existe pour empêcher les enfants de jouer dans les rues très passantes. Par contre, ce règlement n’est pas précis sur ce point et dans le cas qui nous concerne, la partie de hockey n’avait pas lieu dans une rue passante. Plusieurs personnes sont portées à donner le blâme à l’agent de la sécurité publique. Je ne dis pas cela parce que je travaille dans le domaine. Le problème est qu’un agent ne peut pas ignorer une plainte à un règlement municipal, si non il va perdre son emploi. Donc, la sécurité publique est à la merci de n’importe quels plaignants professionnels.

Je définie un plaignant professionnel comme étant une personne qui se plaint de tout et de rien sur n’importe quel règlement de la ville. Il y en a dans toutes les villes. Ce sont des gens qui n’ont rien à faire et lisent religieusement le livre de règlements municipaux et se plaignent à la moindre infraction. C’est le but qu’ils se sont fixés dans la vie, car ils n’ont rien d’autre comme objectif. Il y a aussi des personnes qui sont anti-sociale, qui pensent seulement à eux et se fou des malheurs qu’ils causent aux autres et du manque de jugement de leurs plaintes.

J’ai déjà eu une plainte d’un individu qui travaillait de nuit et qu’il avait de la difficulté à dormir à cause des enfants qui s’amusaient dans la cour d’une garderie. Nous avons été obligés de se rendre sur les lieux pour vérifier la situation. C’était seulement des enfants qui jouaient et il n’y avait pas de bruit excessif pour ce genre d’activité durant la journée, donc nous n’avons seulement dit de faire un peu attention. Le plaignant n’était pas satisfait, pour le rendre heureux, il aurait fallu fermer la garderie pour que lui puisse dormir à sa guise. Ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Alors, il faut que les citoyens demandent à leurs élus de bien préciser leurs règlements. Et soyez indulgent envers les agents de la sécurité publique lorsqu’ils appliquent un règlement stupide. Ils n’ont pas le choix, ils ont eu une plainte, ils doivent procéder. Et c’est probablement à cause d’un plaignant professionnel.

Musée Eden

Aucun Commentaire | Article écrit le 28/03/10 par BruB

Je ne suis pas un grand consommateur de télé, mais quand une télé-série nous présente un Montréal en début du 20e siècle, je me devais de la regarder. Comme je viens de dire, je ne suis pas un grand consommateur de télé, j’étais donc très heureux d’apprendre que tou.tv présenterait la série à mesure que les épisodes sont présentés sur la chaine traditionnelle.

J’étais tout d’abord très heureux de savoir que quelqu’un autre que moi connaissait l’existence du Eden Musee. Un Musée de vignettes qui avait place au 1168 Boulevard St-Laurent, ouvert en 1891 sur la rue Notre-Dame, déménagea sur St-Laurent et ferma ses portes le 1er octobre 1940. Tel qu’il est possible de lire dans cet article de La Patrie de 1940 sur le retour probable du musée, vous pouviez y retrouver des scènes des morts de Wolfe et Montcalm, une statue de cire du Géant Beaupré, mais aussi Jack the Ripper ou une scène du massacre de Rawdon.

À ce que j’ai vu des deux premiers épisodes, Musée Eden, se veut un savant script, comme si CSI avait lieu à Montréal en 1910. Une histoire de meurtres et vengeance ayant lieu autour du personnage de Camille (Courval) Désillet, de la mort de son oncle et de son mari qui la tient en contrôle.

C’est certain que ce ne sont pas les talents de Mariloup Wolfe, aussi vedette de « À vos marques, prêt, Party! » qui m’ont attiré vers cette série, mais le site très bien fait qu’offre Radio-Canada sur la série et sur le Montréal de l’époque. Vous apprendrez sur les sciences du tournant du siècle dernier, sur les termes peut-être un peu obscurs utilisés lors de l’émission et bien sûr un brin d’histoire de la métropole.

Je vais me passer de faire une critique sur la série que j’aime bien quand même, oui, oui, même Mariloup Wolfe, je reviens au fait que je ne suis pas un fervent de télévision, mais l’émission mérite une bonne attention si vous avez un intérêt pour l’histoire de notre belle ville dans le temps où elle était reine du Canada.

Bande Annonce

Le complexe d’infériorité de Laval

4 Commentaires | Article écrit le 27/03/10 par BruB

Dans la catégorie, complexe d’infériorité, on ne peut pas faire bien pire que la nouvelle campagne pour Laval. Un 514 Bonifié où des acteurs sur un fond de silhouette de Montréal avec une petite musique 8-bits vous raconte pourquoi Montréal est la méchante, c’est cher, c’est gris. Morrow Communications semble avoir vraiment été fortement inspiré, même un peu trop par les publicités d’Apple de Mac vs Windows. Le look, la façon de passer le message même la construction de la publicité ressemble étrangement à une pub Mac vs Windows.

Laval a une très mauvaise réputation, dans le fond ce n’est pas si pire que ça, mais est-ce que j’y habiterai? Jamais! Les défauts qu’ils décrient haut et fort au sujet de Montréal dans leurs publicités sont pour moi des qualités énormes qu’aucune autre ville au Québec pourrait m’offrir. Laval est le summum d’une banlieue, un cliché tel qu’il est possible de voir dans les films. Les maisons toutes pareilles sur la même rue avec deux ou trois voitures par stationnement, des centres d’achat à perte de vue, des quartiers complets où il est impossible d’aller au dépanneur sans prendre son automobile. Laval c’est tout cela et encore plus.

Laval c’est l’image d’Honda Civic modifiés à chaque coin de rue, de jeunes loups qui portent tous des t-shirts Ed Hardy autour du Lovers, pour moi Laval c’est ça! Vous voyez comment ça peut-être stupide d’utiliser des clichés pour décrire une ville, c’est ce que Morrow Communication a décidé de faire. S’assurer de descendre son voisin seulement pour que Laval semble être juste un peu mieux.

Le problème c’est qu’ils n’ont pas tapé sur le bon clou, le « compétiteur » de Laval ce n’est pas Montréal, les gens qui habitent Montréal le font souvent par choix, choisir d’y rester ou choisir d’y venir. Les compétiteurs de Laval c’est les Longueuil, Brossard et Terrebonne qui à mon avis en offrent beaucoup plus. Il n’y a pas d’option entre Montréal et une autre ville, si tu es dans le 514 c’est parce que c’est là que tu veux habiter, tu sais ce qui t’attend et tu décides de vivre avec les bons et les mauvais côtés de la grande ville, Montréal est uniques au Québec. Mais si tu choisis d’habiter la banlieue, tu magasines, tu vas regarder laquelle des banlieue t’offre plus pour ton style de vie, certains choisirons l’accès facile à l’autoroute, la proximité de leur travail, celui où le pont est plus facile à traverser, il y a vraiment des dizaines de banlieues autour de Montréal qui peuvent t’offrir une panoplie de services et de commodités différents.

Dans ces publicités, remplacez Laval par Terrebonne, Québec, Longueuil, Limoilou et c’est du pareil au même. Ces publicités sont génériques et peuvent s’appliquer à n’importe quel banlieue. Ces publicités sont entièrement dépourvues de personnalité, tout comme la ville dont ils essaient d’en faire la promotion.

Quand tu es né pour un petit pain

2 Commentaires | Article écrit le 20/03/10 par BruB

« Quand tu es né pour un petit pain » est une expression que mon père utilisait dans ma jeunesse, une façon pour lui de me rappeler que je dois avoir de l’ambition, j’ai vécu ma jeunesse à Verdun, une des villes (maintenant un arrondissement) où la fierté des gens du coin pouvait se retrouver partout. Le mélange d’Irlandais, de Francophone, de Madelinot et d’Anglophone typique de Montréal faisait que tu n’avais pas honte de dire que tu habitais Verdun. Les gens de Verdun avaient toujours espoir de s’en sortir, de ne plus être affichés à leur histoire des frères Dubois. Des lois ont été mises en place pour sortir Verdun du look taudis qu’il lavait pollué dans les années 60 et 70.

Pour des raisons que je ne peux pas m’expliquer encore, mon chemin m’a apporté dans Hochelaga, là où les mêmes gens de classe ouvrière habitent le coin. Hochelaga lui est dépourvu de fierté, mais contient beaucoup de chialeux qui attendent leurs chèques au début du mois et qui trouvent totalement normal de se faire vivre par le gouvernement. Les deux quartiers se ressemblent sur beaucoup de points, trop pour les nommer ici, mais je veux m’attarder sur le développement de ces quartiers.

Les deux quartiers ont vu depuis le début des années 2000 une apparition plus courante de condominium là où se trouvaient des terrains vides auparavant. Visitez les rues de l’Église ou Bannantyne de Verdun et vous retrouverez de beaux immeubles neufs. Vous retrouverez le même type de construction sur les rues Pie-IX et Ontario dans HoMa (version branchée de Hochelaga-Maisonneuve). Les habitants de Verdun ont accepté la venue de ces condos tant et aussi longtemps que des gens moins fortunés n’étaient pas mis à la rue pour leur faire de la place. Mais du côté d’Hochelaga, construire un condo c’est comme être obligé de le construire 2 ou 3 fois et c’est là que j’arrête les comparaisons et que je me concentre sur le 2e cas.

Quand tu es né pour un petit pain tu acceptes très mal que d’autres gens fassent mieux que toi dans la vie. Quand tu es né pour un petit pain tu t’assures que tout le monde puisse entendre que tu es moins nanti. Quand tu es né pour un petit pain, tu ne veux pas vraiment t’en sortir, car dans le fond, tu es bien dans ta merde et tu tiens à ce que tout le monde le sache. Les gens d’Hochelaga ne veulent pas de condos, ils veulent des appartements abordables pour faire venir des gens plus pauvres qu’eux. Au lieu de regarder la situation de l’autre façon. Si de nouvelles constructions dans Hochelaga apportent des gens plus fortunés, des gens qui ont plus d’argent à dépenser, ont doit s’entendre que ce ne sont pas des gens qui veulent se rendre au quartier dix30 sinon ils habiteraient Brossard pour la moitié du prix. Ce sont des acheteurs locaux qui feront vivre de nouvelles boutiques et de nouveaux magasins. Or, ces nouveaux magasins auront besoin de nouveaux employés, de nouveaux employés qu’il pourront trouver dans un quartier rempli de gens compétants et prêt à travailler. Donc, ces gens qui auront de nouveaux emplois auront eu un brin d’ambition et pourront à leur tour se payer ces condos, peut-être avoir assez d’ambition pour devenir eux même propriétaire de boutique et à leur tour employer de nouveaux employés qui eux aussi auront un peut-être un peu d’ambition. Comme vous voyez, c’est un cercle de moins en moins vicieux.

Malheureusement, je ne vais pas généraliser, mais il y a un petit groupe de ces habitants sans ambitions qui eux, ne veulent pas de ces nouvelles constructions, qui ne veulent pas s’en sortir et au lieu de voir ces condos comme un but dans la vie, ils les regardent comme une menace à leur petite vie de classe ouvrière. La photo plus basse explique ce qui se passe depuis quelques mois dans Hochelaga, des condos en pleine construction partent en flamme et détruit le rêve de petites familles ou de gens plus fortunés qui eux voyait HoMa comme un bel endroit où y vivre, où élever ces enfants et où y travailler. Mais en faisant ces menaces ils font peur à tout le monde, même ceux qui voudraient construire des immeubles à loyer modique. De l’autre côté de la 720, Verdun se développe à une belle rapidité, des gens qui ne travaillaient pas, maintenant se sont trouvé de beaux emplois dans de nouveaux garages, dans de nouveaux restaurants et dans de nouvelles boutiques. Je ne dirais pas que la Wellington sera la prochaine Avenue Mont-Royal, mais il ne manque pas grand-chose. La rue Ontario elle….on en reparlera quand je comparerais les deux ventes-de-trottoirs dans un billet futur.

Un peu d’hisoire, le Sieur de Maisonneuve, Paul Chomedey était un homme avec de l’ambition, il travailla à la construction des fortifications du Village d’Hochelga qui plus devint la Ville de Montréal. C’est à lui que l’on doit la croix au sommet du Mont Royal. Mais tout comme le quartier qui porte son nom, il n’était pas bien vu par le gouvernement français et fut rappelé en 1665 où il mourut dans l’oublie à Paris.

L’ONF nous présente SoCalled

Aucun Commentaire | Article écrit le 17/03/10 par BruB

La scène musicale anglo-saxonne est très riche de talents, le son de la musique typiquement Montréalaise peut-être reconnue peut importe où vous vous trouvez. Que ce soit les succès comme Arcade Fire, Patrick Watson ou The Dears et les artistes un peu plus obscures à nos oreilles, vous retrouverez le son montréalais aujourd’hui presque aussi souvent que le son Seattle des années 90. Ces talents aident à mettre Montréal sur la carte musicale international du côté des États-Unis et de l’Angleterre autant que Coeur de Pirate et Ariane Moffat le font en France.

Un autre élément important qui aide Montréal à s’inscrire sur la carte nord-américaine anglophone est notre communauté juive, qui, installé ici depuis presque aussi longtemps que nos racines françaises, permettent aux gens qui auraient peut-être peur de nos « démons » francophones de trouver un peu de réconfort anglais et de voir que la Métropole est vraiment un « melting pot » de culture.

Si nous prenons ces deux ingrédients, la musique typiquement montréalaise et notre communauté juive tout aussi typiquement montréalaise vous retrouverez SoCalled, un artiste auquel je me suis rapidement attaché à la sortie de son album « Ghetto Blaster » en 2005. Malheureusement, il n’est qu’un Montréalais d’adoption ayant grandi en Outaouais mais, né Josh Dolgin à Ottawa, personne n’est parfait.

Le HipHop-Yiddish que nous offre SoCalled est un mélange intelligent de Leonard Cohen, DJ Champion et Theodore Bikel. Chantant aussi en Français et en anglais il est facile de reconnaitre ce son typique d’ici qui est une importation facile. L’ONF lancera sous peu ici un documentaire déjà lancé depuis quelques jours seulement en parallèle à la conférence « South by South West » sur YouTube et aux États-Unis seulement qui nous éclairera sur l’esprit de création de l’artiste.

En attendant que ce documentaire se pointe sur nos écrans d’ordinateurs, je me permets de vous faire découvrir SoCalled avec deux clips vidéo. Le premier est une superbe création tirée de son album de 2005 et qui est encore à ce jour, un de mes vidéos préférés. Le 2e clip est la bande annonce du documentaire de l’ONF, question de vous donner un aperçu sur cet artiste qui ne restera pas obscur pour très longtemps.

SoCalled – You Are Never Alone

SoCalled – The Movie (Bande Annonce)