Archive: février, 2010:
Toponymie Montréal
Le site web de la ville de Montréal est assez complet, vous pouvez y trouver beaucoup, beaucoup d’information et des fois, cela peut devenir un brin compliqué. N’ayons pas peur des mots, il peut être compliqué de se retrouver sur le site de la ville comme dans la ville elle même. Une des section du site qui est assez inconnue du public est pourtant une de mes sections préférées.
Le nom des rues à Montréal est intriguant et même intimidant pour certains touristes. Dans beaucoup de ville américaine, les avenues à numéro rendent le mouvement assez facile. La 6th Street est tout simplement après la 5th Street et avant la 7th. Montréal, remplie d’histoire, qui en est même à nommer ces ruelles, utilise des noms de gens, de saints, de personnalités importantes du monde entier, par exemple l’Avenue du Président-Kennedy ou des ingénieurs locaux presque inconnus du grand public ayant donné leur vie entière pour une ville comme le Boulevard Gaetan-Laberge à Verdun.
Caché dans une liste de liens dans la section presque aussi obscure du patrimoine à Montréal, vous retrouverez cette section sur la toponymie ou l’histoire derrière des centaines et des centaines de noms de parcs, de rues, de boulevards et de ruelles vous est mis à jour. Vous vous demandez pourquoi la rue où vous habitez se nomme ainsi? Vous trouverez surement votre réponse ici. La Rue de Mentana porte ce nom depuis 1872 en honneur du Village d’Italie où les Français et les soldats pontificaux remportent une victoire sur Garibaldi en 1867 ou encore que la rue La Corne à Ahuntsic est nommé en honneur de Louis La Corne, un capitaine des troupes de la Nouvelle-France au début du 18e siècle.
Si l’histoire est dans vos passes temps comme moi, vous aimerez aussi le site sur l’histoire de grandes rues de Montréal. Vous y trouverez des photos d’archives sur des rues importantes comme Duluth, St-Denis, Beaubien ou bien Laurier et le pourquoi ces rues ont maintenant une place particulière dans le coeur des Montréalais. Finalement il y a aussi Clic du centre d’histoire de Montréal qui vous explique l’importance de faits qui ont marqué la métropole comme l’incendie du parlement de 1849 ou encore la vie de la Colonne Nelson de la place Jacques-Cartier.
En retournant sur un de ces sites au moins 10 minutes par jour, vous allez découvrir de nouvelle sur la ville que vous habitez depuis autant d’année. Saviez-vous que le premier nom de l’Avenue Mont-Royal était la Rue des Tanneries?
Les taxis design de MTL
En 2006, Montréal était désignée Ville UNESCO de Design. C’est impossible de cacher le talent des gens d’ici, nous avons presque autant de designer au pied carré que la Norvège ou la Suède. Je crois que le froid de nos pays nordiques fait en sortent qu’au lieu de sortir l’hiver, les gens design. Malheureusement, en marchant dans nos belles rues du centre-ville, le côté design manquait et manque toujours beaucoup, c’est difficile de promouvoir une distinction tel qu’être nommé par l’UNESCO ville de design sans pouvoir vraiment en montrer le résultat.
Il semble que depuis deux ou trois ans, nous commençons finalement à en voir le fruit, le Quartier des Spectacles en est une preuve éloquente, dernièrement, les concours de design commencent à promouvoir le talent d’ici dans les rues d’ici, autant que je l’admire, il n’y a pas seulement Michel Dallaire qui peut faire de beaux mobiliers urbains. Récemment, les abribus se dévoilaient un nouveau look. Aujourd’hui je reviens sur un sujet que j’ai déjà abordé dans le passé, le look de nos taxis.
Nos taxis, que j’ai toujours trouvés moches et ennuyeux, perdu parmi les autres véhicules avec seulement un lanternon aussi perdu sur le toit du véhicule. Je suis toujours impressionné quand je vais dans plusieurs villes étrangères et que les taxis sont faciles à trouver. Quoique je vais avouer que les nôtres sont souvent plus confortables et date un peu moins. Voilà enfin que le côté design revient avec l’entente sur la standardisation des lanternons et l’arrivée des publicités sur le toit.


Un concours de design, un peu comme celui qui nous a donné les abribus, fera apparaitre de nouveaux postes d’attentes qui franchement, ne sont identifiés qu’avec une petite enseigne de métal noir sur blanc aux coins de certaines rues. Avec l’arrivée des Bixi design, des abribus design et finalement le taxi design, le transport en commun de la ville tombera peut-être à l’avant plan. Maintenant, si nous pouvons juste réussir à avoir nos nouveaux wagons de métro tout aussi design, peut-être que la ville méritera enfin son titre de ville UNESCO.
La police veut remplacer la sécurité publique, non merci!
La SPVM a annoncé qu’il allait faire la commercialisation des services de polices. Pour des évènements spéciaux, pour certaines entreprises privées c’est correct. Cela ce fait déjà en Ontario et aux États-Unis. Par contre, espérer pouvoir s’autofinancer complètement, c’est d’être irréaliste. Les prix pour louer un policier est de deux à trois plus élevés que de faire affaire avec une entreprise de sécurité. Il faut vraiment vouloir la police sur les lieux pour en payer le prix.
Maintenant, la SPVM veut prendre les contrats de sécurité publique dans les villes et les arrondissements en utilisant des cadets. De plus, elle prétend que des cadets policiers vont faire un meilleur travail, fait moi rire! Les cadets policiers sont des jeunes qui sortent de l’école secondaire et qui ont commencé un cours au CEGEP. Donc, pratiquement aucune expérience de vie et de travail. Comment vont-ils couvrir les quarts de travail de jour, alors que ces jeunes sont à l’école.
Je ne croie pas que les résident vont vouloir une bande de jeunes sans expérience, sans aucun patrouilleur d’expérience avec eux et qu’ils ne connaissent pas le territoire. Il va avoir un très grand roulement d’employés, les cadets ne seront pas toujours attitrés à la même ville et comme ils ont besoin de se mettre de l’argent de côté pour aller à Nicolet, ils vont quitter pour un emploi mieux rémunéré. Les cadets n’ont pas l’expérience, ni la maturité pour faire ce travail.
La police utilise l’argument que ce ne sera plus la firme privée qui fera les profits et que l’argent restera dans les coffres de la ville ou de l’arrondissement. J’ai un problème avec cet argument. Les villes et les arrondissements payent déjà pour un service de police, pourquoi faudrait-il payer une deuxième fois pour des services que nous sommes déjà censé d’avoir?
La SPVM dit que ce sont des policier en congé, en temps supplémentaire qui vont être utilisés lorsqu’un client fera appel à leur service. Ceci ne représentent-ils pas un danger potentiel que les policiers seront épuisés lors de leur retour à leur emploi de policier? Ne risque-t-il pas de faire plus d’erreurs avec un manque de repos dû au deuxième emploi au privé? Est-ce que le manque de repos ne vont-ils pas diminuer leur capacité de se défendre en cas de situation dangereuse? Vont-ils même appuyer sur la détente trop rapidement alors que la situation ne l’exige pas?
Que la police veut faire de l’argent pour alléger le fardeau de son financement, c’est une chose. Mais elle vise trop haut, elle n’est pas réaliste. De croire que des cadets vont faire un meilleur travail que les patrouilleurs des sécurités publiques, est franchement ridicule. J’ai déjà parlé avec plusieurs personnes qui ont fait affaire avec des cadets et ils ne sont jamais vraiment satisfait du travail, trop de “je m’en foutisme” de la part de ces jeunes.
La radio Montréalaise est une prostitué
Je vais commencer ce billet avec deux affirmations, la première, je n’écoute pas la radio commerciale de type « Top 40″, je suis un fervent admirateur de la scène locale et même si j’écoute de la musique pendant un minimum de 10 heures par jour, je suis sur les radios universitaires, communautaires et une belle et grande collection de baladodiffusions. Deuxième affirmation, ce billet est purement mon point de vue personnel et ne représente aucun autre auteur sur PM.
Fagstein en parle plus longuement sur son blogue, CHOM change de logo et se refait une image, le « classic rock » fait tout simplement place au rock en général. Peut-être qu’Astral vient tout simplement de se rendre compte que ces « baby boomers » ne sont peut-être pas de si grand consommateur de nostalgie que ça. Vendredi passé, Corus annonçait très silencieusement, la fermeture de ces stations Info690 et de am940 qui ont rendu l’âme le soir même. Sans compter tous les démissions, déménagements et mises à pied des derniers mois dans les « morning men/women » des chaînes anglophones.
Maintenant ajouter à cela Astral Média qui décide de changer les noms de certaines de ces stations les plus connus. Énergie est devenue NRJ et Mix96 est devenu Virgin Radio. Deux « branding » européens dont Astral possède les droits au Canada. Je comprends le changement pour Virgin, question d’harmoniser avec les stations soeurs du reste du Canada, mais le changement vers NRJ me laisse encore un peu perplexe. Pourquoi aller chercher une marque qui n’a absolument aucun impact Québécois? Oui NRJ est LA radio en France, vous savez celle qui aime parler la moitié du temps en anglais pour faire « cool », vous savez celle qui est venue chercher Anthony Cavagna dans le temps qu’il était Québécois. LA radio tellement « hot » qu’elle a ses propres prix, Les « NRJ Music Awards » (Il faut prononcer avec l’accent d’un Français qui parle anglais »
Allons un peu plus dans le vif du sujet, à l’exception de quelques noms, Pierre Pagé et Denis Fortin me viennent à l’idée, la plupart des animateurs aux heures de grande écoute, c’est-à-dire, matin, midi et retour à la maison sont pour la plupart que des noms, des noms pour attirer du public et je ne parle qu’en français, les stations anglaises ont pour la plupart des gens de radio. Je vais aussi donner le crédit à des gens comme Brathwaite et Morency qui sont à la radio depuis tellement longtemps qu’ils ont le mérite d’être devenus maintenant des gens de radio et non simplement une bande de comédiens et d’humoristes qui se cherchent de l’emploi parce que leurs billets se vendent pas.
La radio Montréalaise manque tellement d’originalité qu’ils doivent même retourner chercher des pseudo-humoristes qui avaient quitté, comme les Grandes Gueules avec leur humour de 450 pour plaire à ceux qui quitte l’île en fin de journée pour retourner dans leur Bungalow de Brossard en chialant contre le trafic sur le Pont Champlain. Les décideurs se demandent pourquoi ils perdent des parts de marché aux stations comme 99,9 The Buzz, pourquoi la vente de musique francophone est en recul et pourquoi ils sont obligés de faire des changements de noms et de logos.
Peut-être que ces décideurs vont comprendre bientôt, je l’espère, que le problème n’est pas le contenant, mais le contenu. Quand un animateur me lance au micro qu’il adore la dernière chanson Tik Tok de Kesha, je le sais qu’il me ment, je sais qu’un homme de 43 ans qui se respecte ne peut pas aimer cette chanson, alors pourquoi ne dit-il pas tout simplement la vérité. (Voix de Radio) « Ouais, vous venez d’entendre la dernière sensation des petites filles de 14 ans que mes boss me force à faire tourner en boucle à toutes les 20 minutes, FMMM »
Yann Perreau,, Martin Léon, Malajube ce n’est pas juste bon à 22h48 quand plus personne n’écoute la radio et pour remplir votre quota de musique francophone. Arcade Fire, Beast, Creature, Melissa Auf Der Maur sont tous des artistes, qui malgré le fait qu’ils chantent en anglais, sont TOUS Québécois et mérite grandement d’être plus joués sur les ondes d’ici dans des radios et des heures de grande écoute.
La radio commerciale de Montréal est probablement le médium où il manque le plus de fierté locale, où la prostitution médiatique est la plus grande et où malheureusement, a une influence directe sur la consommation de la musique d’ici. Ce n’est pas un changement de logo qui fera vendre plus de produits de la musique d’ici.



